20/03/2023 mondialisation.ca  16 min #225817

 La guerre Ukraine-Russie: Les préalables indispensables au bon entendement de ce qui est en cause

L'Ukraine et la Russie. Le déroule chronologique de la guerre.

Par  Jean-Yves Jézéquel

Cet article est le cinquième volet d'une série de dix articles.

2 - Le déroule chronologique de la guerre

La Place du Maïdan à Kiev en 2014

Un sondage est publié le 26 novembre 2013 par le Kyiv International of Sociology, posant la question aux Ukrainiens sur le choix qu'il faudrait faire entre un rapprochement de l'UE ou une union douanière avec la Russie. Les résultats montrent que le pays est divisé en deux (50/50). Les USA sont aux aguets et en profitent pour exploiter cette opportunité contre la Russie.

 e-ir.info

Les gens de l'OTAN sautent sur l'occasion pour allumer le feu et attiser la crise ! Le journal allemand Der Spiegel du 11 mai 2014, note que des mercenaires de la Firme Academi (anciennement Blackwater) sont armés et présents à Maïdan, on les entend parler en anglais avec l'accent typiquement américain. Le Bundesnachrichtendienst informe d'urgence le Gouvernement allemand de ce qui a été observé à Kiev. Tout cela reste lettre morte. Les américains ont déjà sélectionné les futurs membres du Gouvernement ukrainien ! C'est la conversation entre Victoria Nuland et l'ambassadeur des USA à Kiev, Geoffrey Pyatt, révélée sur la BBC (BBC News, 7 février 2014) qui nous l'apprend. On apprend aussi à cette occasion que Victoria Nuland « Encule l'Union Européenne » !

Les putschistes qui ont été mobilisés et encadrés par les mercenaires Academi, pour leur intervention sur la place Maïdan, sont des groupes ultra-nationalistes. Fin 2014, les ultra-nationalistes et des néo-nazis, des groupes issus de l'Ouest de l'Ukraine, de la Galicie, soutenus par les Atlantistes font un coup d'Etat au cours duquel ils renversent le président Ianoukovitch élu démocratiquement et commencent à éliminer tous les Ukrainiens favorables aux accords avec la Russie. Ce sont évidemment les russophones de l'Est et du Sud de l'Ukraine qui sont directement visés par les violences. (Cf., Pierrick Tillet, « Le coup d'Etat ukrainien a bien été piloté par les Etats-Unis : la preuve », L'Obs, 25 janvier 2017)

Le Président Ianoukovitch est condamné pour avoir défendu l'ordre constitutionnel. Les néo-nazis sont au cœur du nouveau régime ukrainien, comme le constate le média américain The Hill : Lev Golinkin, « The reality of neo-Nazis in Ukraine is far from Kremlin propaganda », 9 novembre 2017.

Des milliers de morts sont dénombrés: le total est encore inconnu. Les USA ayant organisé les assassinats de la place du Maïdan à Kiev, 18/23 février 2014 et installé au pouvoir des néo nazis, ces derniers ont aussitôt procédé à des crimes de masses en brûlant des gens enfermés dans des bâtiments volontairement incendiés selon les méthodes des anciennes divisions SS allemandes, durant la deuxième guerre mondiale. Ces groupes criminels avaient pour objectif de soumettre le Donbass, la Novo Rossia, notamment les Républiques de Donetsk et de Lougansk à leur loi, dans l'objectif d'y installer rapidement les forces de l'OTAN, juste à la frontière de la Russie. Cette opération crapuleuse de déstabilisation (Cf., pour la Syrie, Jean-Loup Izambert, « 56 », L'Etat français complice de groupes criminels, Tome 1, IS éditions, 2015; Paul Moreira, documentaire, dont la qualité exceptionnelle renseigne précisément sur ce qui se passait vraiment en Ukraine: Ukraine, les masques de la révolution - Documentaire complet - PLUkraine, les masques de la révolution - Documentaire complet - PL (vidéo disponible sur Youtube), a été gérée par Victoria Nuland, la porte-parole du Département d'Etat US et l'ambassadeur des USA à KIEV, Geoffrey R. Pyatt.

Les USA et l'UE, main dans la main, ne reconnaissent pas les Républiques auto-proclamées de Lougansk et de Donetsk. Ils soutiendront donc, pendant les 8 ans qui vont s'écouler entre le coup d'Etat du Maïdan et l'opération russe, les massacres perpétrés par l'armée néo nazie de Kiev contre la population russophone du Donbass Novorossia, au nom de la « légalité » et de la « liberté » promotionnée par « l'axe du bien » ne jurant que par la « démocratie » ! 14.000 morts, principalement des enfants dans le Donbass, entre 2014 et 2022, dans le plus grand silence fracassant des médias occidentaux qui ont ignoré pertinemment ces massacres. [ Voir la vidéo Les enfants du Donbass. 3 novembre 2022 et le reportage de Guerre en Ukraine : qui sont les enfants du Donbass ?Guerre en Ukraine : qui sont les enfants du Donbass ? ] Mais, avec l'intervention russe en Ukraine, les médias inféodés se sont enfin réveillés pour se scandaliser, non pas de ces massacres soutenus par le groupe des pervers atlantistes, mais contre Vladimir Poutine qui a osé venir y mettre fin !

Depuis 8 ans, l'armée ukrainienne bombardait les populations civiles russophones du Donbass, sans que l'Occident ne s'en émeuve. Il n'y avait aucun cri de protestation de la part des donneurs de leçons de morale occidentaux, personne dans les médias inféodés pour dire son indignation ! Pourquoi ?

Pourquoi ce silence étrange, malgré la promptitude aujourd'hui à déchaîner des torrents d'injures et de protestations contre Monsieur Poutine parce qu'il a décidé de venir protéger cette population qui lui a demandé son aide ?

Non seulement, il y avait une question de respect des accords qui avaient été conclus par le groupe atlantiste, le 6 mars 1991 à Bonn, mais aussi la nécessité de venir éradiquer les néo-nazis du bataillon d'Azov placés en pool position sur le terrain militaire ukrainien par nos chers amis et alliés de toujours, les idéologues du monroïsme américain.

Comprenons le contexte d'hier qui explique l'actualité de ce jour.

Lien vers la présentation et les extraits du documentaire "Ukraine : les masques de la révolution" de Paul Moreira diffusé le 1er février 2016 sur CANAL+ :

 pltv.fr

Paul Moreira publiait sur Canal+ le 1er février 2016, son excellent documentaire « Ukraine : les masques de la révolution ». Le journaliste d'investigation, bien connu et déjà primé pour son travail, se voyait attaqué avec une violence inouïe pour son documentaire. Il était accusé de tous les mots, d'être un falsificateur de la réalité, hué par le « Comité Ukraine », chargé bien entendu de veiller sur la propagande mensongère de l'Occident mobilisé pour détruire du russe dans les grandes largeurs...

On allait tout faire pour que ce documentaire soit, dénigré, ridiculisé, nié, rejeté condamné et son auteur avec lui ! Pourtant Moreira disait avec une rare compétence la pure vérité sur ce qui se passait en Ukraine.

Les personnes se posent-elles parfois des questions de bon sens lorsque ce genre de haine violente déchaînée sur une personne et son travail vient s'étaler dans les médias inféodés ? Cette haine féroce contre un journaliste qui fait bien son travail, ne révèle-t-elle pas le mensonge qui de nouveau veut s'imposer à la conscience des gens ? Moreira a été mis au banc de la communauté journalistique !

Le site Consortium News dirigé par Robert Parry, un journaliste d'investigation américain renommé, ayant reçu le prestigieux IF Stone Award, publiait un article le 7 février 2016 :

« Les Américains n'ont pas été informés de la vilaine réalité de la révolution ukrainienne en 2004 (...) qui a installé un régime soutenu par les Etats-Unis, farouchement anti-Russe, appuyé par des groupes armés néo-nazis. Mais un documentaire français a osé exposer cette dure réalité » Consortium News (Gilbert DoctoRow,  A Look at Ukraine's Dark Side, 7 février 2016)

Suite aux attaques sidérantes subies par Moreira, le silence allait tomber sur les 8 années de martyre du peuple ukrainien russophone du Donbass, 14.000 morts, principalement des enfants, sans que le moindre écho, ni la moindre indignation des médias inféodés occidentaux ne fassent entendre leur voix choquée par ce génocide perpétré dans le Donbass par les néo-nazis installés au sein de l'armée ukrainienne par les américains. On se souviendra ici du rôle joué par la Secrétaire d'Etat américaine, Victoria Nuland, qui manoeuvrait en Ukraine avec Dmytro Yarosh néo-nazi, qu'elle installait comme conseiller spécial auprès du commandant en chef des armées ukrainiennes.

C'est leur mode opératoire : pour dresser des Etats, les USA envoient des djihadistes, lorsque les pays sont musulmans et ils envoient des nazis lorsque les Etats à contrôler sont de tradition chrétienne...

Le "Comité Ukraine" qui tient un blog hébergé par Libération, publiait le 3 février 2016, une interview de Anna Jaillard Chesanovska. Les accusations de cette femme contre le documentaire, obligeait Paul Moreira à déposer auprès de la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris, une plainte pour diffamation.

A la suite de l'article « Les lunettes déformantes de Moreira » publié sur « Le Monde » du 1er février 2016, Paul Moreira adressait au Monde un courrier qui était publié le 16 mars 2016. Ce courrier de Moreira, adressé au journal Le Monde, est intéressant pour comprendre l'historique de ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine :

«... En septembre (2015), j'ai pu rencontrer le chef du bataillon Azov, un néo-nazi à la tête de plusieurs milliers d'hommes lourdement armés. Dans le hangar où il me reçoit, je mentionne au passage qu'ils mettent au point une "nouvelle génération de chars".

... En fait, Azov a bel et bien élaboré le prototype d'un tank d'un nouveau genre. Ce tank a un nom : Azovet. Il a eu droit à des articles dans Vice News ("A Tour of Ukraine Mad Max Tank Factory"), dans Ukraine Today et une myriade de sites militaires spécialisés. Je pense qu'Azov est donc aujourd'hui le seul groupe néo-nazi en Europe doté de blindés. Voilà pour le seul verbatim tiré du film... Ces groupes sont extérieurs au gouvernement (même s'ils peuvent être utilisés comme supplétifs) et ils représentent désormais un péril. Je les montre en train de menacer le gouvernement puis d'attaquer le Parlement en tuant trois policiers. J'interroge un ministre ukrainien sur "le risque que les groupes armés d'extrême droite représentent pour la jeune démocratie ukrainienne".... Je signale que la ministre des finances, Natalie Jaresko, vient de prendre pour conseiller Arthur Laffer ("Government is the problem !..."), un ancien des cabinets de Reagan et Thatcher.

Le journaliste du Monde, Benoît Vitkine s'étonne, enfin, qu'on ose mentionner la forte présence américaine en Ukraine ou l'existence d'une nouvelle guerre froide. Je lui conseille la lecture d'un excellent papier de Sylvie Kauffmann à ce sujet publié le 15 novembre 2014 ("A l'Est, rien de nouveau") dans les colonnes... du Monde... »

Puis, un groupe de journalistes français en Ukraine allait attaquer à son tour le documentaire "Les masques de la révolution" de Paul Moreira en dénonçant soi-disant deux "erreurs factuelles". Il n'y avait pas d'erreurs factuelles !

Lorsque Moreira commençait son enquête sur l'Ukraine, il avait découvert avec sidération que le massacre d'Odessa en mai 2014 avait disparu de la mémoire du grand public français. Cet événement était littéralement devenu inconnu du public français... Pourtant il s'agissait de 45 personnes qui avaient été brûlées vives dans un incendie au cœur d'une grande ville européenne en plein milieu du XXIème siècle ! Les victimes étaient des Ukrainiens russophones, morts dans cet incendie volontaire, enfermés dans un bâtiment de telle sorte qu'ils ne pouvaient pas s'en échapper ! Cette procédure était typiquement nazie : un incendie provoqué par cocktails Molotov, une fois toutes les issues condamnées et cela fut l'œuvre criminelle des milices nationalistes ukrainiennes se réclamant de la tradition nazie.

Rappelons que la communauté russophone est très importante en Ukraine puisque l'Ukraine était devenue russe, depuis 1793 (Catherine II de Russie) jusqu'au 16 juillet 1990, lorsque le Parlement déclarait l'Indépendance de l'Ukraine après la fin de l'Union Soviétique. La proclamation de l'indépendance serait célébrée le 24 août 1991, puis un Referendum allait suivre le 1er décembre 1991, avec 90,5% de oui pour l'indépendance. La Révolution orange allait éclater entre 2004 et 2005. Puis un nouveau président allait être élu démocratiquement par le peuple ukrainien, mais il n'était pas pro américain. En 2014, la Révolution de la place du Maïdan allait donc éclater à son tour pour mettre en place un président conforme aux desiderata de Washington, avec l'aide financière des USA qui allaient dès lors investir massivement en Ukraine...

Après une rapide recherche, Moreira découvrait que le massacre d'Odessa n'avait pas été censuré. Il avait été évoqué, mais jamais vraiment enquêté. Manifestement ces faits étaient gênants, malgré les heures d'images insoutenables sur You Tube. C'est cette absence étrange d'enquête sur ces faits épouvantables qui incita Moreira à réaliser ce documentaire.

Qui a vraiment sérieusement enquêté sur les responsabilités de la tuerie ? Ce que l'on sait c'est que l'enquête judiciaire ukrainienne a été évaluée puis disqualifiée par le Conseil de l'Europe en octobre 2015. Le massacre d'Odessa est resté classé dans la catégorie des événements secrets, donc non existants. Les ministères, les chancelleries, les médias ne s'en sont pas émus ! On a enterré ces faits purement et simplement. Et aujourd'hui le monde entier occidental se réveille en venant hurler au scandale comme des meutes de chiens, parce que les Russes viennent nettoyer cette vermine de nazis ressuscitée en Europe, armée, financée, soutenue et promotionnée par les crétins qui dirigent l'Union Européenne et leurs amis les pervers anglo-saxons !

Qu'est ce qui s'était passé ce 2 mai 2014, à Odessa ? Paul Moreira l'avait découvert après avoir visionné des heures d'images, interviewé des dizaines de témoins, retrouvé des victimes d'autres exactions et des agresseurs, croisé les récits jusqu'à obtenir une relation des faits qui donne un sens à cette folie furieuse criminelle.

Lors de son enquête sur ce massacre, Paul Moreira découvrait également l'importance des milices nationalistes. Elles étaient en première ligne dans les combats de rue à Maïdan, puis s'étaient formées en bataillons pour aller combattre à l'Est les troupes russes. Ces bataillons ne s'étaient pas dissous dans l'armée. Ils servaient le gouvernement. Des directeurs de journaux ont été interpellés dans leurs bureaux par ces milices nazies et exécutés brutalement sur place parce qu'ils ne servaient pas la cause de ce pouvoir au service des américains qui les finançaient grassement. Très vite, ces criminels sont devenus une police parallèle qui exécutait des sales besognes sur tout opposant. A d'autres moments, ces criminels s'étaient parfois constitués en force armée insurrectionnelle menaçant le nouveau gouvernement de Kiev. Dans leurs rangs, il est impossible de nier que les signes d'une idéologie néo-nazie étaient patents : on le voit sur les nombreuses photos témoins.

Paul Moreira, démontrant la simple réalité était accusé pour cela de faire partie d'une sorte de « complot de la gauche altermondialiste alignée sur Poutine » ! Il était aussi qualifié de "terroriste" à la solde des services secrets russes. L'ambassadeur d'Ukraine à Paris voulait faire interdire le film de Moreira, il exerçait des pressions sur Canal+. Pourtant, dans le documentaire de Moreira, il n'y a jamais d'amalgame entre le gouvernement ukrainien et les bandes paramilitaires, puisqu'il montre leur opposition violente au Gouvernement, et leur attaque du parlement au cours de laquelle les nazis tuent trois policiers en août 2015 ! Alors pourquoi ce comportement qui veut étouffer toute critique sur les groupes nazis en Ukraine ?

Soyons sérieux : Biletsky n'était-il pas le chef du Bataillon Azov ? Moissichuk n'était-il pas député du Parti radical d'Oleg Liashko ? Gordienko n'était-il pas membre d'une milice ukrainienne d'Odessa ? Or, ces trois personnages sont au cœur du documentaire !

Maïdan, c'est le renversement d'un président démocratiquement élu mais cela ne semble déranger personne en Occident !

Anna Colin-Lebedev tient un blog sur le site Mediapart. Dans ce blog, elle reproche le traitement du "drame" d'Odessa par Paul Moreira. Elle évite soigneusement d'écrire les mots "massacre", "tuerie", et refuse de nommer la sauvagerie de ces meurtres. Anna Colin-Lebedev dit tranquillement que ce "drame" n'a pas été occulté par les médias occidentaux. Ce qu'elle trouve alors comme preuve pour étayer son affirmation, ce sont deux articles publiés un an après les faits : celui du Monde par Benoit Vitkine et celui du The Economist. Il faut citer ici un blogueur, Olivier Berruyer, qui analysait les infos disponibles juste quelques jours après les faits. ( Ce qui s'est passé à Odessa).

Après ces abominations commises à Odessa, aucun de ces tueurs n'a fait de prison et le gouvernement ukrainien a saboté toute enquête judiciaire, comme le rappelle l'article du The Economist.

Les symboles de ce qui deviendra trois mois plus tard le bataillon d'Azov étaient déjà omniprésents à Maïdan en 2014. Avant de prendre le nouveau nom de bataillon d'Azov, ces groupes s'appelaient les « Patriotes d'Ukraine » avec le même chef, Biletzky, les mêmes hommes qui se transformeront en bataillon militaire pour aller combattre à Marioupol. Ajoutons que ces symboles en question, ont été empruntés directement à une division SS, Das Reich. Là on parle de la réalité objective indiscutable sur ces nazis dont il faut reconnaître la présence et l'importance en Ukraine. Qui les a armés ? Qui les finance ? Qui les promotionne ? Ce sont les mêmes questions qui se posaient pour DAECH et nous connaissons tous les réponses depuis longtemps avouées par le Congrès des Etats-Unis lui-même ! (Cf. Jean-Loup Izambert,  « 56 », IS éditions)

Le bataillon Azov intégrait finalement l'armée régulière, mais c'était pour la contrôler de l'intérieur."Officiellement, cette brigade obéit à l'armée nationale ukrainienne. Et pourtant, nombre d'entre eux restent masqués." Dit bien le documentaire de Paul Moreira.

Leur chef, André Biletsky, disait « officiellement » à Paul Moreira qui enquêtait sur eux :

"- Bon, si on parle finances, en ce qui concerne l'armement, il nous est fourni par l'Etat ainsi qu'une partie de notre équipement. Tout le reste est le fruit du travail des activistes parmi lesquels il y a des petits et des moyens businessmen qui investissent de l'argent et qui rendent tout cela possible."

Un autre fait est clairement ignoré par les médias occidentaux, c'est que le parlement ukrainien avait proposé le 23 février 2014 de supprimer le russe comme langue en Ukraine. Dès le lendemain la guerre démarrait, puisque les populations russophones très importantes s'inquiétaient légitimement pour leur avenir. Le 28 février, le président ukrainien abrogeait la mesure. Mais c'était trop tard, le mal était fait et la haine allait suivre son cours.

La nouvelle ministre des Finances ukrainienne, Natalie Jaresko, ancienne diplomate américaine, était naturalisée ukrainienne en décembre 2014 afin d'être placée à ce poste dans le gouvernement aux ordres de Washington.

Après 1995, elle était devenue présidente du Western NIS Enterprise Fund (WNISEF), un fonds d'investissement chargé d'investir de l'argent d'une agence d'état américaine (USAID) dans l'économie ukrainienne. Elle dirigeait également un fonds d'investissement privé : Horizon Capital.

Dans son documentaire Paul Moreira évoquait aussi Oleg Tiagnibok, le chef de Svoboda. "Historiquement, il appartient à la mouvance néo-nazie".

A suivre...

Jean-Yves Jézéquel

Image en vedette : Capture d'écran. Le drame d'Odessa.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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