Par Mark Weber − Revue de l'été 1983 − Source Unz Review
[Cette très longue reconstruction du rôle central des États-Unis dans l'éclatement de la seconde guerre mondiale a été publiée il y a presque quarante ans, mais je n'en ai pris connaissance que récemment. Je pense que les parallèles avec notre confrontation actuelle contre la Russie sont vraiment tout à fait remarquables, comme je l'ai souligné dans certains de mes articles passés : [lesakerfrancophone.fr. Harry Elmer Barnes, historien et sociologue, a confirmé cette évaluation : « Le professeur Tansill et moi-même avons établi de manières indépendantes la pleine authenticité de ces documents ». newsnet.fr Dans « America's second cruisade, William H. Chamberlin a rapporté : « J'ai été informé par une source extrêmement fiable que Potocki, qui réside désormais en Amérique du Sud, a confirmé la véracité des documents, pour autant qu'il puisse en juger. » newsnet.fr
Chose plus importante, Edward Raczynski, l'ambassadeur de Pologne à Londres entre 1934 et 1945, a confirmé l'authenticité des documents dans son journal personnel, publié en 1963 sous le titre In Allied London. Pour la journée du 20 juin 1940, il écrivit :
Les Allemands ont publié au mois d'avril un Livre Blanc contenant des documents en provenance des archives de notre ministère des affaires étrangères, constitués par des rapports envoyés par Potocki depuis Washington, par Lukasierwicz à Paris, et par moi-même. Je ne sais pas où ils les ont trouvés, car on nous a affirmé que les archives avaient été détruites. Les documents sont absolument authentiques, et les reproductions montrent que pour la plupart, les Allemands ont mis la main sur les originaux, et pas sur de simples copies.
Dans cette « première suite » de documents, j'ai trouvé trois rapports envoyés depuis mon Ambassade, deux produits par moi-même et le troisième signé de ma main mais écrit par Balinski. Je les ai lus avec appréhension, mais ils ne contenaient aucun élément propre à me compromettre ou à compromettre l'Ambassade, ou à nuire à nos relations avec nos hôtes britanniques. newsnet.fr
En 1970, leur authenticité a été confirmée de nouveau avec la publication de Diplomat in Paris 1936-1939. Cet ouvrage important constitue de documents et mémoires officielles de Juliusz Lukasiewicz, l'ancien ambassadeur de Pologne à Paris, qui fut l'auteur de plusieurs des rapports diplomatiques secrets rendus publics par le gouvernement allemand. Le recueil a été publié par Waclaw Jedrzejewicz, ancien diplomate polonais, et ancien membre du cabinet polonais, puis professeur émérite aux universités de Wellesley et de Ripon. Le professeur Jedrzejewicz considérait les documents rendus publics par les Allemands comment absolument authentiques. Il en a cité abondamment plusieurs.
M. Tyler G. Kent a également prodigué des assurances quant à l'authenticité de ces documents. Il affirme que lorsqu'il travaillait pour l'ambassade des États-Unis à Londres, en 1939 et en 1940, il a vu des copies de messages diplomatiques étasuniens dans les fichiers, qui correspondaient aux documents polonais, et qui confirmaient leur véracité.
Deux diplomates clés
Deux diplomates étasuniens qui jouèrent des rôles particulièrement centraux dans la crise européenne de 1938-1939 sont mentionnés de manière répétée dans les documents polonais. Le premier d'entre eux est William C. Bullitt. Bien que son poste officiel fût celui d'ambassadeur en France, il s'occupait dans les faits d'un champ d'activités bien plus vaste. Il était le « super envoyé » de Roosevelt et son adjoint personnel en Europe.
Comme Roosevelt, « il venait de chez les riches ». Il était né d'une importante famille de banquiers de Philadelphie, membres du gratin de la ville. Le grand-père de sa mère, Jonathan Horwitz, était un Juif allemand qui avait immigré aux États-Unis depuis Berlin. newsnet.fr En 1919, Bullitt avait été l'un des assistants du président Wilson à la conférence de paix de Versailles. La même année, Wilson et Lloyd George, le premier ministre britannique, l'avaient envoyé rencontrer Lénine en Russie pour déterminer si le nouveau gouvernement bolchevique méritait une reconnaissance de la part des Alliés. Bullitt avait rencontré Lénine et d'autres hauts dirigeants soviétiques, et avait à son retour exhorté à ce que le nouveau régime fût reconnu. Mais il se disputa avec Wilson et quitta les services diplomatiques. En 1923, il épousa Louise Bryant Reed, la veuve du dirigeant communiste John Reed. En Europe, Bullitt collabora avec Sigmund Freud sur une biographique psychanalytique de Wilson. Lorsque Roosevelt devint président en 1933, il fit revenir Bullitt dans les sphères diplomatiques. newsnet.fr
Au mois de novembre 1933, Roosevelt envoya Bullitt à Moscou comme premier ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union soviétique. Son enthousiasme initial pour le système soviétique laissa la place à une profonde méfiance envers Staline et le communisme. En 1936, le président le muta à Paris. Il y joua le rôle de diplomate clé de Roosevelt en Europe jusqu'en 1940, lorsque la montée au pouvoir de Churchill en Grande-Bretagne et la défaite de la France firent tomber son rôle spécial en désuétude.
Au printemps 1938, tous les envoyés étasuniens en Europe étaient subordonnés à Bullitt en vertu d'une directive intérieure au département d'État. newsnet.fr Alors que la situation en Europe empirait en 1939, Roosevelt échangeait souvent avec son homme de Paris par téléphone, parfois quotidiennement, et lui donna fréquemment des instructions précisément détaillée et ultra-confidentielles sur la ligne à suivre en matière de politique étrangère étasunienne. Le secrétaire d'État Cordell Hull lui-même restait sans avoir connaissance de nombre des lettres et communications échangées entre Bullitt et Roosevelt.
En France, nota la New York Times, Bullitt « était acclamé comme « l'ambassadeur au champagne » en raison de la somptuosité de ses réceptions, mais il était bien plus que l'envoyé à Paris : c'était le conseiller intime de Roosevelt sur les affaires européennes, avec accès par téléphone au président à toute heure. » newsnet.fr
Bullitt et Roosevelt étaient attachés l'un à l'autre et étaient d'accord sur tout en matière de politique étrangère. Les deux hommes étaient des aristocrates et des internationalistes patentés, qui partageaient des opinions tranchées sur la manière de refaçonner le monde, et la conviction selon laquelle ils avaient pour destinée de faire survenir cette grande réorganisation.
« Entre ces coéquipiers, » rapporta le Saturday Evening Post au mois de mars 1939,
existe une amitié étroite et chaleureuse ainsi qu'une grande affinité de tempéraments. On sait que le président écoute le jugement de Bullitt avec une telle attention que les rapports envoyés par câble et par courrier par l'ambassadeur depuis l'étranger sont complétés plusieurs fois par semaine par une conversation téléphonique transatlantique. En outre, Bullitt retourne aux États-Unis plusieurs fois par an pour prendre part à des conseils de la Maison-Blanche, au déplaisir du département d'État, qui le considère comme une prima donna.
Dans le long répertoire du département d'État, le président n'aurait pas pu trouver un conseiller qui aurait été aussi réactif à sa propre personnalité de champagne que Bullitt. Les deux hommes, des praticiens nés, avaient le même enthousiasme fondamental à l'idée de refaçonner la société... newsnet.fr
En Europe, Bullitt parlait avec la voix et l'autorité du président Roosevelt en personne.
Le second diplomate le plus important d'Europe était Joseph P. Kennedy, l'ambassadeur de Roosevelt auprès de la Cour de St. James. Comme Bullitt, c'était un riche banquier. Mais hormis cela, ce catholique de Boston aux ascendants irlandais était un homme très différent. C'était pour des raisons purement politiques que Roosevelt avait envoyé en Grande-Bretagne Kennedy, une figure importante du parti démocrate et père d'un futur président. Roosevelt détestait Kennedy et n'avait pas confiance en lui, et ce sentiment crut au fur et à mesure que Kennedy s'opposa aux politiques guerrières du président avec de plus en plus de véhémence. Qui plus est, Kennedy détestait son homologue de Paris. Dans une lettre à son épouse, il écrivit : « Je parle occasionnellement à Bullitt. Il est plus râleur que jamais. Son jugement est pathétique et je crains son influence sur FDR car ils se ressemblent à bien des égards. » newsnet.fr
Les documents
Voici des extraits conséquents tirés directement des documents polonais. Nous les produisons ici par ordre chronologique. Ils sont remarquablement lucides pour des rapports diplomatiques, et leur contenu est tout à fait éloquent.
Le 9 février 1938, l'ambassadeur de Pologne à Washington, le comte Jerzy Potocki, rapporta au ministre des affaires étrangères en poste à Varsovie le rôle tenu par certains Juifs dans l'établissement de la politique étrangère étasunienne :
La pression exercée par les Juifs sur le président Roosevelt et sur le département d'État se fait de plus en plus puissante...
Les Juifs sont actuellement les premiers à créer une psychose de guerre qui pourrait plonger le monde entier dans la guerre et provoquer une catastrophe générale. Cette humeur se fait de plus en plus apparente.
Dans leur définition des États démocratiques, les Juifs ont également créé un véritable chaos : ils ont mélangé l'idée de démocratie et de communisme, et ont par-dessus tout élevé la bannière de la haine brûlante contre le nazisme.
Cette haine est devenue frénétique. Elle est propagée partout et par tous les moyens ; dans les théâtres, au cinéma, et dans la presse. Les Allemands sont dépeints comme une nation vivant sous l'arrogance de Hitler qui veut conquérir le monde entier et noyer l'ensemble de l'humanité dans un océan de sang.
Au cours de conversations avec des représentants de la presse juive, je me suis élevé de manière répétée contre la vision inexorable et convaincue selon laquelle la guerre serait inévitable. Cette communauté juive internationale exploite tous les moyens de propagande pour s'opposer à toute tendance vers toute forme de consolidation et d'entente entre les nations. De cette manière, l'opinion publique aux États-Unis se trouve de manière régulière mais certaine imprégnée de l'idée selon laquelle les Allemands et leurs satellites, sous la forme du fascisme, sont des ennemis qui doivent être mâtés par le « monde démocratique ».
Le 21 novembre 1938, l'ambassadeur Potocki envoya un rapport à Varsovie, discutant en détail une conversation tenue entre Bullitt et lui, l'ambassadeur des États-Unis en France se trouvant à ce moment-là à Washington :
Avant-hier, j'ai eu une longue conversation avec l'ambassadeur Bullitt, qui se trouve ici en vacances. Il a commencé par remarquer que des relations amicales existaient entre lui et Lukasiewicz, l'ambassadeur [de Pologne] à Paris, dont il appréciait beaucoup la compagnie.
Comme Bullitt informe de manière régulière le président Roosevelt sur la situation internationale en Europe, et surtout au sujet de la Russie, ses rapports font l'objet d'une très forte attention de la part du président Roosevelt et du département d'État. Bullitt parle énergiquement et dit des choses intéressantes. Néanmoins, sa réaction aux événements en Europe ressemble davantage à celle d'un journaliste qu'à celle d'un homme politique
Au sujet de l'Allemagne et du chancelier Hitler, il s'est exprimé avec une grande véhémence et une forte haine. Il a affirmé que seule la force, et en fin de compte la guerre, pourraient mettre fin à l'avenir insensé de l'expansionnisme allemand.
Lorsque je lui ai demandé comment il visualisait la guerre en approche, il a répondu que par-dessus tout, les États-Unis, la France et l'Angleterre devaient pratiquer un réarmement colossal pour se trouver en position de s'opposer à la puissance allemande.
Ce n'est qu'alors, lorsque le moment sera propice, a poursuivi Bullitt, que l'on sera prêt pour la décision finale. Je lui ai demandé de quelle manière un conflit pourrait se déclencher, puisque l'Allemagne n'attaquerait sans doute pas l'Angleterre et la France en premier. Je ne parvenais simplement pas à voir le point de connexion dans toute cette combinaison.
Bullitt a répondu que les pays démocratiques avaient absolument besoin de deux années de plus avant d'être pleinement réarmés. Dans l'intervalle, l'Allemagne aurait sans doute poursuivi son expansion en direction de l'Est. Il relèverait du désir des pays démocratiques qu'un conflit armé éclaterait là-bas, à l'Est, entre le Reich allemand et la Russie. Comme on ne connaît pas encore la force potentielle de l'Union soviétique, il se pourrait que l'Allemagne se soit trop éloignée de sa base, et soit condamnée à mener une guerre longue et affaiblissante. Ce n'est qu'alors que les pays démocratiques attaqueraient l'Allemagne, déclara Bullitt, et la contraindraient à capituler.
En réponse à ma question de savoir si les États-Unis participeraient à une telle guerre, il a répondu « Oui, indubitablement, mais uniquement après que la Grande-Bretagne et la France y seront entrées ! » Le sentiment aux États-Unis est tellement intense contre le nazisme et l'hitlérisme qu'une psychose règne déjà parmi les Étasuniens, semblable à celle qui précéda la déclaration de guerre des États-Unis contre l'Allemagne en 1917.
Bullitt ne donnait pas l'impression d'être très bien informé sur la situation en Europe de l'Est, et il s'exprimait d'une manière plutôt superficielle.
Le rapport du 9 janvier 1939, envoyé par l'ambassadeur Potocki depuis Washington, traitait en grande partie de l'allocution annuelle du président Roosevelt face au Congrès :
Le président Roosevelt agit suivant l'hypothèse que les gouvernements dictatoriaux, par-dessus tout ceux de l'Allemagne et du Japon, ne comprennent qu'une politique de force. Par conséquent, il a décidé de réagir à tout nouveau choc en y répondant. Ceci a été démontré par les mesures les plus récentes adoptées par les États-Unis.
Le grand public étasunien est sujet à une propagande plus alarmante que jamais, qui est sous influence juive et qui évoque de manière continuelle le spectre du danger de la guerre. De ce fait, les États-Unis ont fortement changé de vision sur les problèmes de politique étrangère, en comparaison avec l'année passée.
Parmi tous les documents de ce recueil, le plus révélateur est sans doute le rapport secret envoyé par l'ambassadeur Potocki le 12 janvier 1939, traitant de la situation intérieure aux États-Unis. Ce rapport est ici reproduit dans son intégralité :
Le sentiment qui prévaut désormais aux États-Unis est marqué par une haine croissante du fascisme et, par-dessus tout, du chancelier Hitler et de tout ce qui a trait au nazisme. La propagande est principalement entre les mains des Juifs qui contrôlent quasiment à 100% la radio, les films, et la presse quotidienne et périodique. Bien que cette propagande soit extrêmement grossière et présente l'Allemagne sous un jour aussi sombre que possible - par-dessus tout, les persécutions religieuses et les camps de concentrations sont exploités - cette propagande est néanmoins extrêmement efficace, car le public est ici complètement ignorant et ne sait rien de la situation en Europe.
Actuellement, la plupart des Étasuniens considèrent le chancelier Hitler et le nazisme comme le plus grand mal et le plus grand danger menaçant le monde. La situation ici fournit une excellente plateforme pour les orateurs publics de toutes sortes, pour les émigrés d'Allemagne et de Tchécoslovaquie qui ne ménagent aucun mot pour inciter le public ici par toutes les formes de diffamation. Ils font l'éloge de la liberté aux États-Unis, qu'ils opposent aux États totalitaires.
Il est intéressant de noter que dans cette campagne extrêmement bien préparée actuellement menée par-dessus tout contre le national socialisme, la Russie soviétique est presque complètement exclue. Si elle est jamais mentionnée, ce n'est que de manière amicale et les choses sont présentées comme si la Russie soviétique travaillait avec les États démocratiques. Grâce à la propagande bien pensée, la sympathie du grand public étasunien est complètement acquise à la cause de l'Espagne rouge.
Outre cette propagande, on est en train de créer artificiellement une psychose de guerre. On affirme au peuple étasunien que la paix en Europe ne tient plus qu'à un fil, et que la guerre est inévitable. Dans le même temps, on affirme sans équivoque au peuple étasunien qu'en cas de guerre mondiale, les États-Unis devront également prendre une part active pour défendre les slogans de la liberté et de la démocratie dans le monde.
Le président Roosevelt a été le premier à exprimer de la haine contre le fascisme. Ce faisant, il répond à deux desseins : tout d'abord, il tenait à détourner l'attention du peuple étasunien des problèmes politiques intérieurs, surtout le problème de la lutte entre le capital et le travail. Deuxièmement, en créant une psychose de guerre et en répandant des rumeurs au sujet d'un danger menaçant l'Europe, il voulait amener le peuple étasunien à accepter un énorme programme d'armement qui dépasse les besoins de défense des États-Unis.
Au sujet du premier point, il faut dire que la situation intérieure sur le marché du travail ne fait constamment qu'empirer. On dénombre aujourd'hui douze millions de chômeurs. Les dépenses fédérales et les dépenses des États augmentent jour après jour. Seules les sommes colossales, qui se comptent en milliards, que le trésor débourse pour des projets de travaux d'urgence, maintiennent un certain niveau de paix dans le pays. Jusqu'ici, on n'a assisté qu'aux habituelles grèves et aux habituels désordres locaux. Mais nul ne peut prédire combien de temps ce type d'aide gouvernementale pourra être maintenu. L'effervescence et l'indignation de l'opinion publique, et le grave conflit qui oppose d'une part les entreprises privées et les énormes trusts, et d'autre part les forces du travail, ont créé de nombreux ennemis face à Roosevelt et lui font passer de nombreuses nuits d'insomnie.
Pour ce qui concerne le second point, je ne peux qu'affirmer que le président Roosevelt, en acteur politique avisé et expert de la mentalité étasunienne a rapidement détourné l'attention du public de la situation intérieur pour l'arrimer à la politique étrangère. La manière d'y parvenir a été simple. Il fallait, d'un côté, conjurer une menace de guerre pesant sur le monde à cause du chancelier Hitler, et de l'autre côté, créer un spectre en émettant divers bruits au sujet d'une attaque des États totalitaires contre les États-Unis. Les accords de Munich se sont présentés au président Roosevelt comme un cadeau du ciel. Il les a décrits comme une capitulation de la France et de l'Angleterre face au militarisme allemand belliqueux. Comme les gens le disent ici : Hitler a contraint Chamberlain sous la menace des armes. Par conséquent, la France et l'Angleterre n'avaient d'autre option que de conclure une paix honteuse.
La haine, répandue contre tout ce qui est d'une manière ou d'une autre relié au nazisme allemand est encore enflammée par la politique brutale menée en Allemagne contre les Juifs et par le problème des émigrés. Divers intellectuels juifs ont pris part à cette action : par exemple, Bernard Baruch ; Lehman, gouverneur de l'État de New York ; Felix Frankfurter, juge récemment nommé à la Cour Suprême ; Morgenthau, le secrétaire au Trésor, et d'autres qui sont des amis personnels du président Roosevelt. Ils veulent que le président devienne le champion des droits de l'homme, de la liberté de religion et de la liberté d'expression, et l'homme qui à l'avenir punira les fauteurs de trouble. Ces groupes de personnes qui occupent les positions les plus élevées au sein du gouvernement étasunien et qui veulent se faire passer pour les représentants du « vrai américanisme » et les « défenseurs de la démocratie » sont, dans la dernière analyse, reliés par des liens indissolubles à la communauté juive internationale.
Pour cette internationale juive, qui est préoccupée par-dessus tout par les intérêts de sa race, dépeindre le président des États-Unis comme le champion « idéaliste » des droits de l'homme a constitué une action très avisée. De cette manière, ils ont créé un foyer dangereux pour la haine et l'hostilité dans cet hémisphère, et divisé le monde en deux camps hostiles. L'ensemble du sujet est travaillé de main de maître. Roosevelt s'est vu remettre les bases de l'activation de la politique étrangère étasunienne, et dans le même temps, s'est procuré d'énormes stocks militaires pour la guerre qui approche, à laquelle les Juifs aspirent de manière très consciente. Au sujet de la politique intérieure, il est très pratique de détourner l'attention du public de l'antisémitisme, qui connaît une croissance constante aux États-Unis, en parlant de la nécessité de défendre les religions et la liberté individuelle contre l'agression.
Le 16 janvier 1939, Potocki, ambassadeur de Pologne, rapporta au ministère des affaires de Varsovie une autre longue conversation qu'il eut avec l'envoyé personnel de Roosevelt, William Bullitt :
Avant-hier, j'ai eu une plus longue discussion avec l'ambassadeur Bullitt à l'Ambassade, où il est venu me rendre visite. Bullitt repart le 21 du mois courant pour Paris, d'où il a été absent depuis presque trois mois. Il va faire le voyage avec tout un « coffre » empli d'instructions, de conversations et de directives de la part du président Roosevelt, du département d'État, et de Sénateurs appartenant au comité des affaires étrangères.
En parlant avec Bullitt, j'ai eu l'impression qu'il avait reçu de la part du président Roosevelt une définition très précise de l'attitude adoptée par les États-Unis envers la crise européenne actuelle. Il va présenter ces éléments au Quai d'Orsay [Le ministère français des affaires étrangères] et en fera usage au cours de discussions avec les hommes politiques européens. Le contenu de ces directives, comme Bullitt me les a expliqués au cours d'une conversation qui a duré une demi-heure, étaient :
La vitalisation de la politique étrangère sous la direction du président Roosevelt, qui condamne sévèrement et sans ambiguïté les pays totalitaires.
Les préparations des États-Unis pour la guerre sur mer, sur terre et dans les airs seront menées à une cadence accélérée et vont consommer la somme colossale de 1 2500 milliards de dollars
L'opinion décidée du président est que la France et la Grande-Bretagne doivent mettre fin à toute sorte de compromis avec les pays totalitaires. Elles ne doivent pas entrer dans des discussions visant à une forme ou une autre de changement territorial.
Elles disposeront de l'assurance morale que les États-Unis vont abandonner la politique d'isolement et seront prêts à intervenir activement aux côtés de la Grande-Bretagne et de la France en cas de guerre. Les États-Unis sont prêts à mettre à leur disposition toute leur richesse sous forme d'argent ou de matières premières.
Juliusz (Jules) Lukasiewicz, ambassadeur de Pologne à Paris, envoya un rapport top secret au ministère des affaires étrangères de Varsovie au début du mois de février 1939, exposant la politique des États-Unis vis-à-vis de l'Europe, conformément à ce qui lui avait expliqué William Bullitt :
Il y a une semaine, l'ambassadeur des États-Unis, William Bullitt, est rentré à Paris après un séjour de trois mois aux États-Unis. Depuis lors, j'ai eu avec lui deux conversations, qui me permettent de vous informer de sa vision au sujet de la situation en Europe, et d'établir une évaluation de la politique suivie par Washington.
La situation internationale est considérée par les cercles officiels comme extrêmement grave, et en danger constant de conflit armé. Ceux qui tiennent le pouvoir ont pour opinion que si la guerre devait éclater entre d'une part la Grande-Bretagne et la France, et d'autre part l'Allemagne et l'Italie, et si la Grande-Bretagne et la France devaient la perdre, les Allemands mettraient en danger les véritables intérêts des États-Unis sur le continent américain. Pour cette raison, on peut distinguer dès le départ la participation des États-Unis dans la guerre aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne, évidemment quelque temps après l'éclatement de la guerre. Comme l'exprimait l'ambassadeur Bullitt : « Si la guerre doit éclater, nous n'y prendrons pas part au début, mais nous la finirons. »
Le 7 mars 1939, l'ambassadeur Potocki envoya à son gouvernement de Varsovie un rapport remarquablement lucide et perspicace sur la politique étrangère menée par Roosevelt. Ce document fut tout d'abord rendu public lorsque des journaux allemands de premier plan en publièrent la traduction en allemand, avec une reproduction à l'identique de la première page de l'original en langue polonaise, dans leurs éditions du 28 octobre 1940. Le principal journal du parti national socialiste, le Voelkischer Beobachter, publia le rapport de l'ambassadeur avec cette observation :
Le document ne nécessite en soi aucun commentaire. Nous ne savons pas, et nous ne sommes pas concernés par le sujet de savoir si la situation intérieure des États-Unis telle que la rapporte le diplomate polonais est correcte en chaque détail. Il appartient au seul peuple étasunien d'en décider. Mais dans l'intérêt de la vérité historique, il est important pour nous de montrer que les activités belliqueuses de la diplomatie étasunienne, particulièrement en Europe, sont une fois de plus révélées et prouvées par ce document. Le secret qui reste est de savoir qui, et pour quelles raisons, a conduit la diplomatie étasunienne sur cette voie. En tous cas, les résultats en ont été désastreux aussi bien pour l'Europe que pour les États-Unis. L'Europe a été plongée dans la guerre, et les États-Unis se sont attirés l'hostilité de grandes nations qui, normalement, n'entretiennent aucun différend avec le peuple étasunien et, certes, n'ont pas été en conflit mais ont au contraire vécu des générations durant comme amis, et veulent le rester.
Ce rapport ne faisait pas partie des documents polonais parus au mois de mars 1940 et publiés dans le cadre du « German White Book N° 3 » (ou Livre Blanc allemand). Cependant, il a été publié en 1943 dans le cadre d'un recueil paru sous le titre « Roosevelt's Way Into War. » Pour autant que je puisse en juger, la présente traduction en anglais est la première à jamais être apparue. Le rapport secret de l'ambassadeur Potocki en date du 7 mars 1939 est ici produit dans son intégralité :
La politique étrangère des États-Unis affecte actuellement non seulement le gouvernement, mais aussi l'ensemble du public étasunien. Les éléments les plus importants sont les déclarations publiques du président Roosevelt. Dans presque chacun de ses discours publics, il fait référence plus ou moins explicitement à la nécessité d'activer la politique étrangère face au chaos des visions et idéologies en Europe. Ces déclarations sont reprises dans la presse, puis intelligemment filtrées dans l'esprit de l'Étasunien moyen, de sorte à renforcer ses opinions déjà constituées. Le même thème est répété avec constance, à savoir, le danger de la guerre en Europe et la sauvegarde des démocraties des inondations par le fascisme ennemi. Dans toutes ces déclarations publiques, on ne trouve habituellement qu'un seul thème, et il s'agit du danger qui provient du nazisme et de l'Allemagne nazie pour la paix du monde.
Suite à ces discours, le public est exhorté à soutenir le réarmement et la dépense de sommes d'argents énormes pour la Navy et l'Air force. L'idée que l'on trouve indubitablement derrière ce processus est qu'en cas de conflit armé, les États-Unis ne pourraient pas rester en dehors, mais devraient prendre une part active aux manœuvres. Par conséquence des discours bien pensés prononcés par le président Roosevelt, soutenus par la presse, le publique étasunien se trouve aujourd'hui soigneusement manipulé à détester tout ce qui présente l'apparence du totalitarisme ou du fascisme. Mais il est intéressant que l'URSS ne soit pas intégrée à ce projet. Le public étasunien considère la Russie comme appartenant au camp des États démocratiques. Ce fut également le cas durant la guerre civile en Espagne, où lesdits Loyalistes étaient considérés comme des défenseurs de l'idée démocratique.
Le département d'État opère sans attirer beaucoup d'attention, bien que l'on sache que le secrétaire d'État [Cordell] Hull et le président Roosevelt portent leur allégeance aux mêmes idées. Pourtant, Hull fait montre de plus de réserve que Roosevelt, et il adore pratiquer une distinction entre d'une part le nazisme et le chancelier Hitler, et d'autre part le peuple allemand. Il considère cette forme de gouvernement dictatorial comme un « mal nécessaire » temporaire. En contraste, le département d'État est incroyablement intéressé par l'URSS et sa situation intérieure, et se préoccupe ouvertement de ses faiblesses et de son déclin. La principale raison sous-jacente à l'intérêt étasunien envers les Russes est la situation en Extrême-Orient. Le gouvernement actuel serait heureux de voir l'Armée rouge émerger comme victorieuse d'un conflit contre le Japon. C'est pour cette raison que les sympathies du gouvernement se portent clairement vers la Chine, qui a récemment reçu une aide financière considérable, établie à 25 millions de dollars.
On accorde également une attention étroite à toutes les informations en provenance des postes diplomatiques ainsi qu'aux émissaires spéciaux du président qui occupent des postes d'ambassadeurs des États-Unis. Le président rappelle fréquemment à Washington ses représentants dépêchés à l'étranger pour des échanges de vues personnels et pour leur donner des informations et instructions spéciales. L'arrivée des envoyés et des ambassadeurs est toujours nimbée de secret, et la presse ne dispose que de fort peu d'éléments au sujet des résultats de leurs visites. Le département d'État prend également soin d'éviter de diffuser toute information sur la tournure que prennent ces interviews. La manière pratique suivie par le président pour établir la politique étrangère est des plus efficaces. Il donne des instructions personnelles à ses représentants à l'étranger, dont la plupart font partie de ses amis personnels. De cette manière, les États-Unis sont amenés sur une voie dangereuse dans la politique mondiale avec pour intention explicite d'abandonner la politique confortable de l'isolement. Le président considère la politique étrangère de son pays comme un moyen de satisfaire ses propres ambitions personnelles. Il écoute attentivement et avec bonne humeur son écho dans les autres capitales du monde. En matière de politique intérieure comme de politique étrangère, le Congrès des États-Unis est le seul objet qui se dresse sur la voie du président et de son gouvernement pour réaliser ses décisions rapidement et avec ambition. Il y a cent cinquante ans, la Constitution des États-Unis accorda les prérogatives les plus élevées au parlement des États-Unis, qui peut critiquer ou rejeter la loi de la Maison-Blanche.
La politique étrangère du président Roosevelt a récemment été le sujet d'une intense discussion à la chambre basse ainsi qu'au Sénat, et cela a provoqué de l'exaltation. Les soi-disant Isolationnistes, qui sont nombreux dans les deux chambres, se sont prononcés avec force contre le président. Les représentants et les sénateurs ont été particulièrement énervés par les remarques du président, publiées dans la presse, affirmant que les frontières des États-Unis se trouvent au niveau du Rhin. Mais le président Roosevelt est un joueur politique de premier ordre, et comprend tout à fait le pouvoir du parlement étasunien. Il dispose de ses hommes au sein de cette institution, et sait comment se retirer au bon moment d'une situation inconfortable.
De manière très intelligente et très bien exécutée, il relie la question de la politique étrangère à celle du réarmement des États-Unis. Il souligne tout particulièrement la nécessité de dépenser des sommes énormes pour maintenir une paix défensive. Il affirme spécifiquement que les États-Unis ne se réarment pas dans le but d'intervenir ou de venir à l'aide de l'Angleterre ou de la France en cas de guerre, mais en raison de la nécessité de renforcer les préparations militaires en cas de conflit armé en Europe. À l'en croire, ce conflit se fait de plus en plus grave et est absolument inévitable.
Comme le sujet est présenté sous cet angle, les chambres du Congrès ne trouvent aucune raison d'objecter à ce projet. Au contraire, elles ont accepté un programme d'armement de plus d'un milliard de dollars. (Le budget normal est de 550 millions, le budget d'urgence de 552 millions.) Pourtant, sous couvert d'une politique de réarmement, le président Roosevelt continue de pousser sa politique étrangère, qui montre au monde de manière non-officielle qu'en cas de guerre, les États-Unis se rangeront aux côtés des États démocratiques avec toute leur puissance militaire et financière.
En conclusion, on peut affirmer que la préparation technique et morale du peuple étasunien pour la participation à une guerre - si une guerre devait éclater en Europe - est réalisée rapidement. Il apparaît que les États-Unis viendront en aide à la France et à la Grande-Bretagne avec toutes leurs ressources dès le début du conflit. Cependant, je connais le public étasunien, ainsi que les représentants et sénateurs, qui ont le dernier mot, et mon opinion est que la possibilité que les États-Unis puissent entrer en guerre comme en 1917 n'est pas très élevée. Car la majorité des États du mid-West et de l'Ouest, où prédomine la composante rurale, veulent à tout prix éviter tout implication dans les conflits européens. Ils se souviennent de la déclaration du traité de Versailles, et de la phrase célèbre, affirmant que la guerre était destinée à préserver le monde pour la démocratie. Ni le traité de Versailles, ni ce slogan, n'ont réconcilié les États-Unis avec cette guerre. Des millions de personnes en conservent un arrière-goût amer en raison des milliards de dollars d'impayés que les États européens doivent toujours aux États-Unis.
Juliusz Lukasiewicz, l'ambassadeur de Pologne en France, rapporta à Varsovie le 29 mars 1939 de nouvelles conversations avec Bullitt, envoyé par les États-Unis à Paris. Lukasiewicz discuta des efforts menés par Roosevelt en vue d'amener la Pologne ainsi que la Grande-Bretagne à adopter une politique sans le moindre compromis vis-à-vis de l'Allemagne, même face à un fort sentiment favorable à la paix. Le rapport se conclut sur ces mots :
. Je considère qu'il relève de mon devoir de vous informer de ce qui précède, car j'estime qu'une collaboration avec l'ambassadeur Bullitt en des temps aussi difficiles et compliqués peut s'avérer utile pour nous. En tous cas, il est absolument certain qu'il est totalement en accord avec notre point de vue, et est prêt à la collaboration amicale la plus étendue possible.
Pour renforcer les efforts de l'ambassadeur des États-Unis à Londres [Joseph Kennedy], j'ai porté à l'attention de l'ambassadeur Bullitt le fait qu'il n'est pas impossible que les Britanniques traitent les efforts menés par les États-Unis avec un mépris bien dissimulé. Il a répondu que j'avais sans doute raison, mais que néanmoins les États-Unis avaient à leur disposition les moyens d'assurer une véritable pression sur l'Angleterre. Il allait porter une considération sérieuse à la mobilisation de ces moyens.
L'ambassadeur de Pologne à Londres, le comte Edward Raczynski, envoya à Varsovie le 29 mars 1939 un rapport sur la crise européenne qui se poursuivait, ainsi qu'au sujet d'une conversation qu'il avait eue avec l'ambassadeur Joseph Kennedy, son homologue étasunien. Les remarques prodiguées par Kennedy à Raczynski confirmaient la réputation de « grande gueule » qu'avait Bullitt dans les cercles diplomatiques :
J'ai questionné M. Kennedy de but en blanc au sujet de la conférence qu'il est supposé avoir tenue récemment avec [le premier ministre britannique] M. Chamberlain au sujet de la Pologne. Kennedy a été surpris, et a déclaré catégoriquement qu'une conversation d'une importance aussi spéciale ait jamais eu lieu. Dans le même temps, et dans une certaine mesure en contradiction avec sa propre affirmation, Kennedy exprima du déplaisir et de la surprise que ses collègues à Paris et à Varsovie [William Bullitt et Anthony Biddle], « qui ne sont pas, comme lui, en position de se faire une image nette de la situation de l'Angleterre », puissent parler aussi ouvertement de cette conversation.
M. Kennedy - qui m'a fait comprendre que sa vision était fondée sur une suite de conversations avec les autorités les plus importantes ici - a déclaré être convaincu que si la Pologne optait pour la résistance armée contre l'Allemagne, surtout au sujet de Dantzig, son éveil serait imité par l'Angleterre.
Les extraits des rapports polonais s'arrêtent ici.
Le sentier de la guerre
Même si les documents polonais constituent à eux seuls une preuve de la campagne traîtresse menée par Roosevelt pour fomenter la guerre mondiale, il est heureux pour la postérité qu'un ensemble substantiel de preuves supplémentaires et irréfutables existe, qui viennent confirmer la conspiration écrite dans les dépêches envoyées à Varsovie.
La politique secrète a été confirmée après la guerre avec la parution par Sir Ronald Lindsay, l'ambassadeur britannique à Washington, d'un rapport diplomatique confidentiel. Au cours de ses trois années de service à Washington, le diplomate expérimenté n'avait guère cultivé de considération pour les dirigeants des États-Unis. Il considérait Roosevelt comme faisant preuve d'une légèreté sympathique et influençable, et il avertit le Foreign Office britannique que celui-ci ne devrait rien dire à William Bullitt outre ce qu'il voulait voir par la suite imprimé dans un journal étasunien. newsnet.fr
Le 19 septembre 1938 - c'est-à-dire une année après que la guerre commença en Europe - Roosevelt convoqua Lindsay à une rencontre très secrète à la Maison-Blanche. Au début de leur longue conversation, selon la dépêche confidentielle envoyée à Londres par Lindsay, Roosevelt « souligna la nécessité d'un secret absolu. Nul ne devait savoir que je l'avais rencontré et lui-même ne ferait mention à personne de notre rencontre. Je compris qu'il n'en parlerait même pas au département d'État. » Les deux hommes discutèrent d'affaires secondaires avant que Roosevelt n'abordât le sujet principal de la conférence. « Voici la partie très secrète de sa communication, et nul ne doit savoir qu'il a pu murmurer une suggestion. » Le président affirma à l'ambassadeur que si l'existence de cette conférence était jamais dévoilée publiquement, il pourrait se faire destituer. Et pour cause. Ce que Roosevelt avait à proposer constituait un projet cyniquement hardi mais audacieux, visant à violer la constitution des États-Unis et à tromper le peuple étasunien.
Le président affirma que si la Grande-Bretagne et la France « se trouvaient contraintes à la guerre » contre l'Allemagne, les États-Unis finiraient par se rallier à elles. Mais cela allait exiger des manœuvres bien pensées. La Grande-Bretagne et la France devaient imposer un blocus total contre l'Allemagne sans lui déclarer formellement la guerre, et contraindre d'autres États (y compris des États neutres) à s'y conformer. Cela allait certainement provoquer une réponse militaire allemande, mais cela libérerait également la Grande-Bretagne et la France d'avoir à déclarer la guerre en premier. À des fins de propagande, le « blocus doit être fondé sur des considérations humanitaires aussi élevées que possible, et sur le désir de déclencher des hostilités en provoquant le moins possible de souffrances et en minimisant autant que possible les pertes en vies et en propriétés, mais tout en mettant l'ennemi à genoux. » Roosevelt admit que cela impliquerait des bombardements aériens, mais « bombarder depuis les airs n'était pas la méthode d'hostilités qui provoquait vraiment de nombreuses pertes de vies. »
Le point important était d' « invoquer des mesures défensives, ou autre chose de plausible, mais d'éviter une véritable déclaration de guerre. » Roosevelt estimait qu'ainsi, il pourrait convaincre le peuple étasunien de soutenir la guerre contre l'Allemagne, et ce également au travers d'envois d'armes à la Grande-Bretagne et à la France, en insistant sur l'idée que les États-Unis restaient techniquement neutres dans un conflit non-déclaré. « Cette méthode pour mener la guerre par blocus serait, à son avis [celui de Roosevelt] approuvée par l'opinion publique aux États-Unis si son objectif humanitaire était fortement souligné, » rapporta Lindsay. newsnet.fr
William Phillips, l'ambassadeur des États-Unis en Italie, a reconnu dans ses mémoires d'après-guerre que l'administration Roosevelt était déjà engagée à entrer en guerre du côté de la Grande-Bretagne et de la France à la fin 1938. « À cette occasion, et à de nombreuses autres, » a écrit Phillips, « j'aurais aimé lui dire [au comte Ciano, ministre italien des affaires étrangères] franchement qu'en cas de guerre en Europe, les États-Unis allaient indubitablement s'impliquer aux côtés des Alliés. Mais étant donnée ma position officielle, je n'étais pas en mesure de le faire sans instructions de la part de Washington, que je n'ai jamais reçues. » newsnet.fr
Carl J. Burckhardt, le haut-commissaire de la Société des Nations auprès de la ville de Dantzig, a rapporté dans ses mémoires d'après-guerre une conversation remarquable qu'il a eue à la fin de l'année 1938 avec Anthony Drexel Biddle, l'ambassadeur des États-Unis en Pologne. Biddle était un riche banquier, lié étroitement à l'empire financier de Morgan. Internationaliste invétéré, c'était un collègue idéologique pour le président Roosevelt, et un bon ami de William Bulllitt. Burckhardt, professeur suisse, occupa le poste de haut-commissaire entre 1937 et 1939.
Neuf mois avant l'éclatement du conflit armé, le 2 décembre 1938, Biddle déclara à Burckhardt
avec une satisfaction remarquable que les Polonais étaient prêts à démarrer la guerre pour Dantzig. Ils allaient contrer la force motorisée de l'armée allemande par une manœuvrabilité agile. « Au mois d'avril », a-t-il [Biddle] déclaré, [« une nouvelle crise allait éclater. Depuis le torpillage du fr.wikipedia.org.
Roosevelt aimait se présenter au peuple étasunien ainsi qu'au monde comme un homme de paix. Aujourd'hui, son image est largement restée celle-là. Mais Roosevelt rejeta avec cynisme d'authentiques opportunités d'agir pour la paix lorsque celles-ci se présentèrent.
En 1938, il refusa même de répondre à des demandes formulées les 8 et 12 septembre par Bonnet, le ministre français des affaires étrangères, d'arbitrer le différent tchéco-allemand. newsnet.fr Et un an plus tard, après l'éclatement de la guerre, ce fut un ambassadeur Kennedy mélancolique qui supplia Roosevelt d'agit résolument pour la paix. « Il me semble que cette situation peut se cristalliser à un point où le président peut devenir le sauveur du monde, » câbla Kennedy le 11 septembre depuis Londres. « Le gouvernement britannique ne peut en soi certainement pas accepter le moindre accord avec Hitler, mais un point peut se présenter où le président en personne peut œuvrer à des plans pour la paix du monde. Cette opportunité peut ne jamais se présenter, mais selon l'expérience pratique que j'ai accumulée tout ma vie, je pense qu'il est tout à fait concevable que le président puisse se positionner comme l'homme qui peut sauver le monde... »
Mais Roosevelt balaya cette chance de sauver la paix en Europe. À l'un de ses proches amis politiques, il désigna le plaidoyer de Kennedy comme « le message le plus bête que j'aie jamais reçu. » Il se plaignit auprès de Henry Morgenthau que son ambassadeur à Londres ne faisait que le gêner : « Joe est et restera toujours partisan de l'apaisement... Si l'Allemagne et l'Italie formulaient demain une bonne offre de paix, Joe se mettrait à œuvrer auprès du Roi et de son amie la Reine, et de là, auprès de chacun, pour qu'elle soit acceptée. » newsnet.fr
Furieux en raison des tentatives entêtées menées par Kennedy pour rétablir la paix en Europe ou au moins limiter le conflit qui avait éclaté, Roosevelt envoya à l'ambassadeur un télégramme « personnel » et « strictement confidentiel » le 11 septembre 1939, selon lequel toute tentative de paix étasunienne était totalement hors de question. Le gouvernement Roosevelt, déclarait-il, « ne voit aucune opportunité ni aucune occasion propice à la paix à mener par le président des États-Unis. Le peuple [sic] des États-Unis ne soutiendrait aucune action favorable à la paix initiée par ce gouvernement qui consoliderait ou rendrait possible une survie d'un régime de force et d'agression. » newsnet.fr
Hamilton Fish avertit la Nation
Au cours des mois précédent l'éclatement du conflit armé en Europe, la voix la plus vigoureuse et la plus prophétique opposée à la campagne menée par le président Roosevelt pour inciter à la guerre fut peut-être celle de Hamilton Fish, membre républicain du Congrès de New York. Dans une suite de discours radiophoniques percutants, Fish rallia une opinion publique considérable contre la politique de guerre trompeuse menée par Roosevelt. Ne suivent que quelques extraits de ces allocutions. newsnet.fr
Le 6 janvier 1939, Fish déclara sur une radio d'envergure nationale :
Le message enflammé et provocateur du président publicpolicy.pepperdine.edu
Un verdict des plus perspicaces sur la place de Franklin Roosevelt dans l'histoire a été écrit par la plume de Sven Hedin, le grand explorateur et auteur suédois. Durant la guerre, il a écrit :
La question de la survenue d'une nouvelle guerre mondiale ne s'explique pas seulement par les fondations établies par les traités de paix en 1919, par la suppression de l'Allemagne et de ses alliés à l'issue de la première guerre mondiale, ou par la poursuite des anciennes politiques suivies par la Grande-Bretagne et la France. L'action décisive a été réalisée depuis l'autre côté de l'océan Atlantique.
Roosevelt parle de démocratie et n'a de cesse que de la détruire. Il qualifie de non-démocrates et de non-étasuniens ceux qui l'admonestent au nom de la paix et de la préservation du mode de vie étasunien. Il a transformé la démocratie en caricature, plutôt qu'en modèle. Il parle de liberté d'expression, et réduit au silence quiconque ne partage pas son opinion.
Il parle de liberté de religion et pratique une alliance avec le bolchevisme.
Il parle de liberté vis-à-vis du besoin, mais dix millions d'Étasuniens manquent d'un travail, de pain, ou d'un toit. Il parle de liberté vis-à-vis de la crainte de la guerre, tout en œuvrant à la guerre, non seulement pour son propre peuple, mais pour le monde, en poussant son pays contre les puissances de l'Axe, alors qu'il aurait pu s'unir à elles, et il a ainsi poussé des millions de personnes vers la mort.
Cette guerre restera dans l'histoire comme la guerre du président Roosevelt. newsnet.fr
Les louanges orchestrées officiellement envers Roosevelt, le décrivant comme un grand homme de paix, ne pourront pas dissimuler sans fin son rôle central dans la poussée vers la guerre de l'Europe en 1939.
Plus de quarante ans se sont désormais écoulés depuis que les événements ici décrits se sont produits. De nombreuses personnes les considèrent comme une partie insignifiante d'un passé qu'il vaudrait mieux oublier. Mais l'histoire de la manière dont Franklin Roosevelt a façonné la guerre en Europe est très pertinente - surtout pour les Étasuniens contemporains. Les leçons du passé n'ont jamais été aussi importante que dans l'âge nucléaire actuel. À moins qu'au moins une minorité de personnes ne comprennent comment et pourquoi les guerres ont été menées, nous resterons impuissants à contrer les bellicistes de notre propre époque.
Sources et Références
Nous listons ici les éditions publiées des documents polonais, les sources les plus importantes ayant trait aux questions sur leur authenticité et sur leur contenu, ainsi que les sources essentielles récentes au sujet de ce que pensait et faisait réellement le président Roosevelt - par opposition à son personnage public - durant le prélude de la guerre. On trouvera dans les notes les citations entières des références de l'article.
Beschloss, Michael R. Kennedy and Roosevelt. New York: Norton, 1980. Bullitt, Orville H. (ed.). For the President: Personal and Secret. [Correspondence between Franklin D. Roosevelt and William C. Bullitt]. Boston: Houghton Mifflin, 1972. Germany. Foreign Office Archive Commission. Roosevelts Weg in den Krieg: Geheimdokumente zur Kriegspolitik des Praesidenten der Vereinigten Staaten. Berlin: Deutscher Verlag, 1943. Germany. Foreign Office. The German White Paper. [White Book No. 3]. New York: Howell, Soskin and Co., 1940. Germany. Foreign Office. Polnische Dokumente zur Vorgeschichte des Krieges. [White Book No. 3]. Berlin: F. Eher, 1940. Koskoff, David E. Joseph P. Kennedy: A Life and Times. Englewood Cliffs, N.J.: Prentice-Hall, 1974. Lukasiewicz, Juliusz (Waclaw Jedrzejewicz, ed.). Diplomat in Paris 1936-1939. New York: Columbia University Press, 1970. Wirsing, Giselher. Der masslose Kontinent: Roosevelts Kampf um die Weltherrschaft. Jena: E. Diederichs, 1942.
Cet élément a été présenté pour la première lors de la quatrième conférence de l'IHR à Chicago, au mois de septembre 1982. Il a été publié pour la première fois dans le Journal of Historical Review, à l'été 1983 (Vol. 4, N°2), pages 135-172.
Autres lectures
Patrick J. Buchanan, Churchill, Hitler and 'The Unnecessary War'. New York: Crown, 2008.
William H. Chamberlain, America's Second Crusade. Chicago: 1950.
Benjamin Colby, 'Twas a Famous Victory. New Rochelle: 1979.
Matthew DeFraga, « March 1939: America's Guarantee to Britain, » Ex Post Facto: Journal of the History Students at San Francisco State University. 1998, Vol. VII. (usersfsu.edu)
Thomas Fleming, The New Dealers' War: Franklin Roosevelt and the War Within World War II. New York: Basic Books, 2001.
J. F. C. Fuller, A Military History of the Western World. New York: 1987. Vol. 3, esp. pp. 372-375, 411-419.
Germany, Auswärtiges Amt [Ministère allemand des affaires étrangères]. Documents on the Events Preceding the Outbreak of the War. New York: 1940.
Adolf Hitler. Discours du Reichstag du 11 décembre 1941 (Déclaration de guerre contre les États-Unis) (ihr.org)
David L. Hoggan. The Forced War. IHR, 1989.
Herbert C. Hoover, Freedom Betrayed: Herbert Hoover's Secret History of the Second World War and its Aftermath (George H. Nash, ed.). Stanford Univ., 2011.
Friedrich Stieve. What the World Rejected: Hitler's Peace Offers 1933-1939 (ihr.org)
Viktor Suvorov (pseud.), The Chief Culprit: Stalin's Grand Design to Start World War II. Annapolis, Md.: Naval Institute Press, 2008
A.J.P. Taylor, The Origins of the Second World War. New York: 1983.
John Toland, Adolf Hitler. Doubleday & Co., 1976.
Mark Weber, « Roosevelt's 'Secret Map' Speech, » The Journal of Historical Review, Spring 1985 (Vol. 6, No. 1), pp. 125-127. (ihr.org)
Mark Weber, « The 'Good War' Myth of World War Two. » Mai 2008. (ihr.org) (Republished from JHR, Summer 1983 by permission of author or representative)
Mark Weber
Traduit par José Martí pour le Saker Francophone
[Voir, par exemple, Charles A. Beard, President Roosevelt and the Coming of the War 1941 (New Haven: Yale University Press, 1948) ; William Henry Chamberlin, America's Second Crusade (Chicago: Regnery, 1952, 1962) ; Benjamin Colby, 'Twas a Famous Victory (New Rochelle, N.Y.: Arlington House, 1979) ; Frederic R. Sanborn, Design for War (New York : Devin-Adair, 1951) ; William Stevenson, A Man Called Intrepid (New York: Ballantine Books, 1980) ; Charles C. Tansill, Back Door to War (Chicago: Regnery, 1952) ; John Toland, Infamy: Pearl Harbor and Its Aftermath (New York: Doubleday, 1982) ; Harry Elmer Barnes, La guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle (1952).
Saul Friedlander, Prelude to Downfall: Hitler and the United States 1939-1941 (New York: Knopf, 1967), pp. 73-77; U.S., Congress, House, Special Committee on Investigation of Un-American Activities in the United States, 1940, Appendix, Part II, pp. 1054-1059.
Friedlander, pp. 75-76.
New York Times, 30 mars 1940, p. 1.
Ibid., p. 4, et 31 mars 1940, p. 1.
New York Times, 30 mars 1940, p. 1. Baltimore Sun, 30 mars 1940, p. 1.
Une édition française fut publiée en 1944 sous le titre Comment Roosevelt est entré en Guerre.
Tansill, « Les États-Unis et la voie de la guerre en Europe, » dans Harry Elmer Barnes (ed.), La guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle (Caldwell, Idaho: Caxton, 1953; reprint eds., New York: Greenwood, 1969 and Torrance, Calif.: Institute for Historical Review [supplemented
Harry Elmer Barnes, The Court Historians Versus Revisionism (N.p.: imprimé à titre privé, 1952), p. 10. Ce livret est republié dans Barnes, Selected Revisionist Pamphlets (New York: Arno Press & The New York Times, 1972), et dans Barnes, The Barnes Trilogy (Torrance, Calif.: Institute for Historical Review, 1979).
Chamberlin, p. 60.
Edward Raczynski, dans Allied London (London : Weidenfeld and Nicolson, 1963), p. 51.
Orville H. Bullitt (ad.), For the President: Personal and Secret (Boston: Houghton Mifflin, 1972), p. xiv (biographical foreword). Voir également Time, 26 octobre 1936, p. 24.
Current Biography 1940, ed. Maxine Block (New York: H.W. Wilson, 1940), p. 122 ff.
Gisleher Wirsing, Der masslose Kontinent: Roosevelts Kampf um die Weltherrschaft (Jena: E. Diederichs, 1942), p. 224.
Avis nécrologique de Bullitt dans le New York Times, 16 février 1967, p. 44.
Jack Alexander, « He Rose From the Rich," Saturday Evening Post, 11 mars 1939, p. 6. (Voir également la suite dans l'édition du 18 mars 1939.) La vision publique de Bullitt sur la scène européenne et sur ce que devait être l'attitude des États-Unis à son égard peut être consultée dans son Report to the American People (Boston : Houghton Mifflin (Cambridge: Riverside Press), 1940), le texte d'un discours qu'il prononça, avec la bénédiction du président, sous les hospices de la société américaine philosophique, dans l'Independence Hall de Philadelphie, peu après la chute de la France. Car la stridence hyperventilée et l'hystérie émotionaliste de cette polémique anti-allemande ne pouvaient guère être surpassées, même avec les propensions de nombreux autres interventionnistes au sein du gouvernement et de la presse à l'époque.
Michael R. Beschloss, Kennedy and Roosevelt (New York: Norton, 1980), pp. 203-04.
Robert Dallek, Franklin D. Roosevelt and American Foreign Policy 1932-1945 (New York: Oxford University Press, 1979), p. 31. Voir également pp. 164-65.
Dépêche N° 349 du 20 septembre 1938 par Sir. R. Lindsay, Documents on British Foreign Policy (ed. Ernest L. Woodward), Third series, Vol. VII (Londres, 1954), pp. 627-29. Voir également : Joseph P. Lash, Roosevelt and Churchill 1939-1941 (New York: Norton, 1976), pp. 25-27; Dallek, pp. 164-65; Arnold A. Offner, America and the Origins of World War II (Boston: Houghton Mifflin, 1971), p. 61.
William Phillips, Ventures in Diplomacy (North Beverly, Mass.: privately published, 1952), pp. 220-21.
Carl Burckhardt, Meine Danziger Mission 1937-1939 (Munich: Callwey, 1960), p. 225.
Drew Pearson et Robert S. Allen, « Washington Daily Merry-Go-Round, » Washington Times-Herald, 14 avril 1939, p. 16. Une copie à l'identique de cet éditorial est disponible dans Conrad Grieb (ed.), American Manifest Destiny and The Holocausts (New York: Examiner Books, 1979), pp. 132-33. Voir également : Wirsing, pp. 238-41.
Jay P. Moffat, The Moffat Papers 1919-1943 (Cambridge: Harvard University Press, 1956), p. 232.
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« Von Wiegand Says-, » Chicago Herald-American, 8 octobre 1944, p. 2.
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Hamilton Fish, FDR: The Other Side of the Coin (New York: Vantage, 1976; Torrance, Calif.: Institute for Historical Review, 1980), p. 62.
James V. Forrestal (ads. Walter Millis and E.S. Duffield), The Forrestal Diaries (New York: Viking, 1951), pp. 121-22. Un collègue, qui a examiné le manuscrit original du journal de Forrestal, m'a informé à titre privé que de nombreuses références très critiques envers les Juifs ont été supprimées de la version publiée.
Jan Szembek, Journal 1933-1939 (Paris: Plan, 1952), pp. 475-76.
David E. Koskoff, Joseph P. Kennedy: A Life and Times (Englewood Cliffs, N.J.: Prentice-Hall, 1974), p. 207; Moffat, p. 253; A.J.P. Taylor, The Origins of the Second World War (Londres : Hamish Hamilton, 1961; 2nd ed. Greenwich, Conn.: Fawcett Premier [paperback
Dallek, p. 164.
Beschloss, pp. 190-91; Lash, p. 75; Koskoff, pp. 212-13.
Hull to Kennedy (No. 905), U.S., département d'État, Foreign Relations of the United States, 1939, General, Vol. I (Washington: 1956), p. 424.
Les émissions radiophoniques de Hamilton Fish citées ici ont été publié dans le Congressional Record Appendix (Washington) comme suit : (6 janvier 1939) Vol. 84, Part 11, pp. 52-53; (5 mars 1939) idem, pp. 846-47; (5 avril 1939) Vol. 84, Part 12, pp. 1342-43; (21 avril 1939) idem, pp. 1642-43; (26 mai 1939) Vol. 84, Part 13, pp. 2288-89; (8 juillet 1939) idem, pp. 3127-28.
Wayne S. Cole, Charles A. Lindbergh and the Battle Against American Intervention in World War II (New York: Harcourt Brace Jovanovich, 1974), pp. 128, 136-39.
Congressional Record Appendix (Washington: 1941), (30 décembre 1940) Vol. 86, Part 18, pp. 7019-25. Voir également : Appendix, Vol. 86, Part 17, pp. 5808-14.
New York Times, 11 mars 1941, p. 10.
Lucy Dawidowicz, « American Jews and the Holocaust, » The New York Times Magazine, 18 avril 1982, p. 102.
« FDR 'had a Jewish great-grandmother' » Jewish Chronicle (Londres), 5 février 1982, p. 3.
Charles A. Lindbergh, The Wartime Journals of Charles A. Lindbergh (New York: Harcourt Brace Jovanovich, 1970), p. 481.
Koskoff, pp. 282, 212. Le rôle de la presse étasunienne dans l'alimentation de la haine contre l'Allemagne entre 1933 et 1939 est un sujet qui mérite un traitement nettement plus détaillé. Charles Tansill produit des informations dans son ouvrage Back Door to War. L'essai du professeur Hans A. Muenster, « Die Kriegsschuld der Presse der USA », paru dans Kriegsschuld und Presse en 1944 par le Reichsdozentenfuehrung allemand mérite d'être lu.
Harry Elmer Barnes a écrit un excellent essai, relatant et contrastant les mesures de l'opinion publique étasunienne sur les actions de politique étrangère de Roosevelt en 1939-1941, sous le titre Was Roosevelt Pushed Into War By Popular Demand in 1941 ? (imprimé à titre privé, 1951). Il a été édité de nouveau dans les Selected Revisionist Pamphlets de Barnes.
Lash, p. 240.
New York Times, 27 avril 1941, p. 19.
Harry Elmer Barnes, The Struggle Against the Historical Blackout, 2nd ed. (N.p.: publié à titre privé, ca. 1948), p. 12. Voir également la 9ème édition, finalisée et agrandie (N.p.: publiée à titre privé, ca. 1954), p. 34; ce livret a été reproduit dans Barnes, Selected Revisionist Pamphlets.
Harry Elmer Barnes, « Revisionism: A Key to Peace, » Rampart Journal of Individualist Thought Vol. II, No. 1 (printemps 1966), pp. 29-30. Cet article a été republié dans Barnes, Revisionism: A Key to Peace and Other Essays (San Francisco: Cato Institute Cato Paper No. 12
Sven Hedin, Amerika im Kampf der Kontinente (Leipzig: F.A. Brockhaus, 1943), p. 54.]]]
lesakerfrancophone.fr]]]