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25/09/2021 fr.sott.net  4 min #195594

Covid-19 : quelle folie s'est donc emparée de l'Australie ?

Mais que se passe-t-il, en Australie ? Alors que l'île du Pacifique occupe l'actualité française depuis une semaine suite à la rupture d'un très gros contrat militaire avec Naval Group, le pays fait face à un autre débat qui mérite amplement qu'on s'y attarde. L'Australie semble s'être empêtrée dans une folie « covidiste » qui dure depuis des mois et qui remue le pays tout entier.

Si le gouvernement australien affiche, depuis le début de la pandémie, une volonté forte de lutter face au virus, il semblerait tout de même que la gravité de la situation soit à nuancer. Selon les chiffres de Reuters, il y a eu 88.710 cas recensés dans le pays depuis le début de la pandémie et « seulement » 1.178 décès...

Au niveau mondial, l'Australie affiche l'un des taux de décès les plus bas de la planète.

Et s'il est vrai que le pays connaît un taux record de contaminations, ces dernières semaines, les autorités de santé ne recensent, pour le moment, que 46 cas pour 100.000 personnes au cours des sept derniers jours. La France en compte 66 et le voisin allemand 71.

Malgré ces chiffres assez peu inquiétants, le gouvernement australien, mené par le Premier ministre libéral Scott Morrison, s'entête à mener une  politique sanitaire extrêmement restrictive faite de couvre-feux et de confinements interminables ; de quoi susciter l'indignation parmi la population et laisser la place à des manifestations qui ressemblent de plus en plus à des émeutes.

L'approche zéro Covid choisie par les autorités australiennes a drastiquement réduit les libertés des citoyens. Melbourne et Sydney sont confinées soit totalement soit partiellement depuis douze semaines ! Dans les quartiers les plus confinés de Sydney, les gens sont cloîtrés chez eux 23 heures sur 24 ! Terrains de jeux, parcs publics et commerces non essentiels sont fermés. La police a demandé aux habitants de Melbourne de rentrer chez eux avant le coucher du soleil.

Une  politique liberticide aux conséquences humaines désastreuses puisque, selon le Syndey Morning Herald, la Nouvelle-Galles du Sud, l'État le plus peuplé d'Australie, voit affluer dans ses  hôpitaux plus de 40 mineurs par jour pour tentatives de suicide ou d'automutilation. Dans le même temps, l'économie nationale s'effondre et les restaurants et bars ferment leurs portes un à un...
En parallèle de cette stratégie du « tout confinement », le gouvernement australien a mis en place un système de surveillance par reconnaissance faciale.

Objectif : contrôler les rares citoyens autorisés à quitter leur État moyennant une stricte quarantaine de 14 jours. Baptisé « Home Quarantine SA », ce logiciel, qui n'a rien à envier à Big Brother, permet aux autorités d'envoyer un SMS aux confinés qui ont, dès lors, quinze minutes pour se prendre en selfie. Le logiciel se charge ensuite de géolocaliser la personne et de reconnaître son visage afin d'informer les autorités si, oui ou non, le confiné se trouve bien là ou il doit être. Dans le cas contraire, la police peut être envoyée sur place.

Ce contrôle inédit a poussé les Australiens à sortir dans la rue manifester pour leurs libertés fondamentales.

À Melbourne, Sydney ou Canberra, des dizaines de milliers de personnes ont bravé l'interdit et défilé, pacifiquement dans un premier temps, pour faire fléchir leur gouvernement. En vain. La répression fut d'une violence inouïe dans ce pays habitué à une relative paix sociale, donnant lieu à de véritables émeutes. Les journalistes indépendants de Conflict Collective, qui ont couvert la dernière protestation à Melbourne, dressent un portrait de la situation. Des policiers braquent les protestataires au fusil d'assaut pour les faire reculer, des manifestants tabassent un gardien de la paix isolé. On a vu des dizaines de voitures en feu, des enfants en pleurs sous les gaz lacrymogènes, une police montée chargeant la foule au galop.

La  politique sanitaire australienne semble suivre une logique schizophrène dont le bilan s'alourdit de jour en jour...

 fr.sott.net

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