La Cia Et Les Médias (1/6) - La manipulation de la presse américaine

Comment les médias les plus puissants d'Amérique ont travaillé main dans la main avec la Central Intelligence Agency et pourquoi la Commission Church les a couverts.

Par  Carl Bernstein - Rolling Stone - 20 octobre 1977

Après avoir quitté le Washington Post en 1977, Carl Bernstein a passé six mois à analyser les relations entre la CIA et la presse pendant les années de la guerre froide. Son article de 25 000 mots, publié dans Rolling Stone le 20 octobre 1977, est reproduit ci-dessous dans une série de 6 billets.

MANIPULATION DE LA PRESSE - LE STYLE DE LA CIA

Pour comprendre le rôle de la plupart des professionnels du journalisme, il est nécessaire d'écarter certains mythes concernant le travail sous couverture pour les services de renseignement américains. Peu de journalistes américains sont des « espions » dans le sens populairement accepté du terme. L'espionnage, c'est-à-dire l'acquisition de secrets auprès d'un gouvernement étranger, est presque toujours le fait de ressortissants étrangers qui ont été recrutés par la CIA et sont sous son contrôle dans leur propre pays. Ainsi, le rôle principal d'un Américain travaillant sous couverture à l'étranger est souvent d'aider au recrutement et à la « manipulation » de ressortissants étrangers qui sont des canaux d'informations secrètes pour les services de renseignements américains.

La CIA a fait appel à de nombreux journalistes pour l'aider dans ce processus et ceux-ci avaient la réputation d'être parmi les meilleurs dans ce domaine. La nature particulière du métier de correspondant à l'étranger est idéale pour ce genre de travail : il bénéficie d'un accès privilégié de la part de son pays d'accueil, est autorisé à voyager dans des zones souvent interdites aux autres Américains, passe une grande partie de son temps à se procurer des sources dans les gouvernements, les institutions universitaires, la hiérarchie militaire et les communautés scientifiques. Il a la possibilité de nouer des relations personnelles à long terme avec ses sources et, peut-être plus que toute autre catégorie d'agents américains, il est en mesure de porter des jugements corrects sur la capacité et la disponibilité des ressortissants étrangers à être recrutés comme espions.

« Après le recrutement d'un étranger, un agent doit souvent rester en retrait », explique un responsable de la CIA. « Vous utilisez donc un journaliste pour transmettre des messages aux deux parties ».

Les journalistes sur le terrain prenaient généralement leurs missions de la même manière que tout autre agent d'infiltration. Si, par exemple, un journaliste était basé en Autriche, il était généralement placé sous la direction générale du chef de la station de Vienne et faisait son rapport à un agent. Certains, en particulier les correspondants de terrain ou les journalistes basés aux États-Unis qui se rendaient fréquemment à l'étranger, faisaient directement leur rapport aux responsables de la CIA à Langley, en Virginie.

Les tâches qu'ils accomplissaient ne consistaient parfois guère plus qu'à servir d' « yeux et d'oreilles » pour la CIA, en rapportant ce qu'ils avaient vu ou entendu dans une usine d'Europe de l'Est, lors d'une réception diplomatique à Bonn, ou dans le périmètre d'une base militaire au Portugal. En d'autres occasions, leurs missions étaient plus complexes : ils mettaient en place des éléments de désinformation subtilement concoctés, organisaient des fêtes ou des réceptions destinées à réunir des agents américains et des espions étrangers, transmettaient de la propagande « noire » [La propagande noire est une forme de propagande destinée à donner l'impression qu'elle a été créée par ceux qu'elle est censée discréditer, Ndt] à des journalistes étrangers de premier plan lors d'un déjeuner ou d'un dîner, mettaient à disposition leur chambre d'hôtel ou les bureaux de l'agence pour servir de « points de chute » à des informations hautement sensibles en provenance ou à destination d'agents étrangers, transmettaient des instructions et des dollars à des membres de gouvernements étrangers contrôlés par la CIA.

Souvent, la relation entre la CIA et un journaliste pouvait commencer de manière informelle par un déjeuner, un verre, un échange d'informations. Un responsable de l'Agence pouvait alors offrir une faveur - par exemple, un voyage dans un pays difficile à atteindre ; en retour, il ne demandait rien de plus que l'opportunité de débriefer le journaliste par la suite. Quelques autres déjeuners, quelques autres faveurs, et ce n'est qu'à ce moment-là qu'il pouvait être question d'un accord formel - « Cela venait plus tard », a déclaré un responsable de la CIA, « après avoir mis le journaliste sous influence ».

Un autre responsable a décrit un exemple typique de la manière dont les journalistes accrédités (payés ou non par la CIA) pouvaient être utilisés par l'Agence :

« En échange des informations que nous leur donnions, nous leur demandons de faire des choses qui correspondaient à leur rôle de journaliste, mais auxquelles ils n'auraient pas pensé si nous ne leur avions pas mis la chose en tête. Par exemple, un journaliste à Vienne pouvait dire à notre homme : "J'ai rencontré un sous-secrétaire intéressant à l'ambassade de la République tchèque". Nous lui répondions : "Pouvez-vous faire sa connaissance ? Et après l'avoir rencontré, pouvez-vous l'évaluer ? Et puis, pouvez-vous le mettre en contact avec nous - cela vous dérangerait-il que nous utilisions votre appartement ?" ».

Le recrutement officiel des journalistes était généralement effectué à un niveau élevé - après que le journaliste eut subi une vérification approfondie de ses antécédents. L'approche proprement dite pouvait même être faite par un directeur adjoint ou un chef de division. Dans certains cas, aucune discussion n'était entamée avant que le journaliste n'ait signé un engagement de confidentialité.

Selon un ancien assistant du directeur de la l'Agence, l'accord de confidentialité était le genre de rituel qui vous faisait entrer dans le sérail. « Après cela, vous deviez respecter les règles du jeu ». David Attlee Phillips, ancien chef des services secrets de l'hémisphère occidental, et lui-même ancien journaliste, a estimé dans une interview qu'au moins 200 journalistes ont signé des accords de secret ou des contrats de travail avec l'Agence au cours des vingt-cinq dernières années. Phillips, qui possédait un petit journal en langue anglaise à Santiago, au Chili, lorsqu'il a été recruté par la CIA en 1950, a décrit l'approche : quelqu'un de l'Agence dit : « Je veux que vous m'aidiez. Je sais que vous êtes un vrai Américain, mais je veux que vous signiez un papier avant que je vous dise de quoi il s'agit. Je n'ai pas hésité à signer, et beaucoup de journalistes n'ont pas hésité au cours des vingt années suivantes. »

« L'une des choses que nous avons toujours eues en notre faveur pour séduire les journalistes », a fait remarquer un fonctionnaire de la CIA qui coordonnait certains des arrangements avec les journalistes, « c'est que nous pouvions les faire mieux valoir auprès de leurs bureaux d'origine. Un correspondant étranger ayant des liens avec la Compagnie [la CIA] avait beaucoup plus de chances que ses concurrents d'obtenir les bonnes infos. »

Au sein de la CIA, les journalistes informateurs bénéficiaient d'un statut privilégié, conséquence de l'expérience commune que les journalistes partageaient avec les hauts responsables de la CIA. Nombre d'entre eux avaient fréquenté les mêmes écoles que leurs officiers traitants de la CIA, évoluaient dans les mêmes cercles, partageaient les mêmes valeurs politiques libérales et anticommunistes à la mode, et faisaient partie du même réseau de « copinage » qui constituait une sorte d'élite de l'establishment dans les médias, la politique et le monde universitaire de l'Amérique d'après-guerre. Les plus estimés d'entre eux se sont prêtés au jeu pour des raisons de patriotisme, et non pour l'argent.

C'est en Europe de l'Ouest (« C'était le point de mire, là où se trouvait la menace », selon un responsable de la CIA), en Amérique latine et en Extrême-Orient que l'Agence a le plus utilisé des journalistes dans ses opérations d'infiltration. Dans les années 1950 et 1960, les journalistes ont servi d'intermédiaires - repérant, payant, transmettant des instructions - aux membres du parti chrétien-démocrate en Italie et aux sociaux-démocrates en Allemagne, qui ont tous deux reçu secrètement des millions de dollars de la CIA. Au cours de ces années, « nous avions des journalistes dans tout Berlin et Vienne, juste pour savoir qui donc arrivait de l'Est et ce qu'il faisait », explique un responsable de la CIA.

Dans les années 60, les journalistes ont été largement utilisés dans l'offensive de la CIA contre Salvador Allende au Chili ; ils fournissaient des fonds aux opposants d'Allende et écrivaient de la propagande anti-Allende pour des publications appartenant à la CIA qui étaient distribuées au Chili. (Les responsables de la CIA insistent sur le fait qu'ils ne tentent pas d'influencer le contenu des journaux américains, mais certaines retombées sont inévitables : pendant l'offensive au Chili, la propagande noire générée par la CIA et transmise par l'agence de presse de Santiago se retrouvait souvent dans des publications américaines).

Selon des responsables de la CIA, l'Agence a été particulièrement parcimonieuse dans son utilisation d'agents journalistes en Europe de l'Est, au motif qu'une exposition risquait d'entraîner des sanctions diplomatiques contre les États-Unis ou des interdictions permanentes contre les correspondants américains en poste dans certains pays. Les mêmes responsables affirment que leur utilisation de journalistes en Union soviétique a été encore plus limitée, mais ils restent extrêmement prudents lorsqu'ils discutent de ce sujet. Ils insistent cependant sur le fait que les correspondants à Moscou des principaux organes de presse n'ont pas été « "mandatés" ou supervisés par l'Agence.

Selon les services de la CIA, les Soviétiques ont constamment porté de fausses accusations d'appartenance à la CIA contre des reporters américains dans le cadre d'un jeu diplomatique permanent qui suivait souvent les hauts et les bas des relations américano-soviétiques. La dernière accusation de ce type portée par les Russes - contre Christopher Wren du New York Times et Alfred Friendly Jr, anciennement de Newsweek - n'est pas fondée, insistent-ils.

Les représentants de la CIA reconnaissent toutefois que de telles accusations persisteront tant que l'Agence continuera à utiliser une couverture journalistique et à maintenir des affiliations secrètes avec des individus de la profession. Mais même une interdiction absolue de l'utilisation de journalistes par l'Agence ne mettrait pas les reporters à l'abri des soupçons, selon de nombreux responsables de l'Agence. « Prenez le Corps de la Paix » [une agence indépendante du gouvernement américain, dont la mission est de favoriser la paix et l'amitié du monde - en particulier auprès des pays en développement, Ndt], a déclaré une source. « Nous n'avons eu aucune implication chez eux et ils [les gouvernements étrangers] les rejettent quand même. »

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PAR CARL BERNSTEIN - 20 octobre 1977

En 1953, Joseph Alsop, alors l'un des principaux chroniqueurs syndiqués d'un groupe de presse américain, se rend aux Philippines pour couvrir une élection. Il n'y est pas allé parce que son syndicat le lui a demandé. Il n'y est pas allé parce que les journaux qui ont publié sa chronique le lui ont demandé. Il y est allé à la demande de la CIA

Alsop est l'un des plus de 400 journalistes américains qui, au cours des vingt-cinq dernières années, ont secrètement effectué des missions pour la CIA, selon des documents conservés au siège de l'Agence. Certaines des relations de ces journalistes avec l'Agence étaient tacites ; d'autres étaient explicites. Il y a eu coopération, arrangements et empiètement. Les journalistes fournissaient toute une gamme de services clandestins, allant de la simple collecte de renseignements jusqu'au rôle d'intermédiaires avec les espions en poste dans les pays communistes. Les reporters partageaient leurs carnets de notes avec la CIA. Les rédacteurs en chef partageaient leurs équipes. Certains journalistes étaient des lauréats du prix Pulitzer, des reporters de renom qui se considéraient comme des ambassadeurs sans portefeuille pour leur pays. La plupart étaient moins prestigieux : des correspondants à l'étranger qui trouvaient que leur association avec l'Agence facilitait leur travail, des pigistes qui s'intéressaient autant au frisson de l'activité d'espions qu'à la rédaction d'articles, et, plus rarement, des employés à plein temps de la CIA qui se faisaient passer pour des journalistes à l'étranger. Dans de nombreux cas, selon les documents de la CIA, des journalistes étaient engagés pour effectuer des tâches pour la CIA avec le consentement des directions des principaux organes de presse américains.

L'histoire de l'implication de la CIA dans la presse américaine continue d'être occultée par une politique officielle de dissimulation et de mensonge pour les principales raisons suivantes :

■ L'utilisation des journalistes a été parmi les moyens les plus efficaces de collecte de renseignements employés par la CIA. Bien que l'Agence ait fortement réduit l'utilisation de reporters depuis 1973 principalement en raison de la pression exercée par les médias), certains agents journalistes sont toujours en poste à l'étranger.

■ Selon les responsables de la CIA, une enquête plus approfondie sur cette question révèlerait inévitablement une série de liens embarrassants dans les années 1950 et 1960 avec certaines des organisations et des individus les plus puissants du journalisme américain.

Parmi les personnes qui ont prêté leur concours à l'Agence figurent Williarn Paley du Columbia Broadcasting System, Henry Luce de Tirne Inc, Arthur Hays Sulzberger du New York Times, Barry Bingham Sr. du LouisviIle Courier Journal et James Copley du Copley News Service. Parmi les autres organes qui ont coopéré avec la CIA figurent l'American Broadcasting Company, la National Broadcasting Company, l'Associated Press, United Press International, Reuters, Hearst Newspapers, Scripps Howard, le magazine Newsweek, le Mutual Broadcasting System, le Miami Herald et les anciens Saturday Evening Post ainsi que New York Herald Tribune.

Selon les responsables de la CIA, les associations de loin les plus précieuses ont été celles avec le New York Times, CBS et Time Inc.

L'utilisation des médias d'information américains par la CIA a été beaucoup plus étendue que ce que les responsables de l'Agence ont reconnu publiquement ou lors de réunions à huis clos avec des membres du Congrès. Les grandes lignes de ce qui s'est passé sont indiscutables ; les détails sont plus difficiles à obtenir. Des sources de la CIA laissent entendre qu'un journaliste particulier traficotait dans toute l'Europe de l'Est pour le compte de l'Agence ; le journaliste dit que non, qu'il a juste déjeuné avec le chef de la station. Des sources de la CIA affirment catégoriquement qu'un correspondant bien connu d'ABC a travaillé pour l'Agence en 1973 ; elles refusent de l'identifier. Un haut fonctionnaire de la CIA doté d'une mémoire prodigieuse affirme que le New York Times a fourni une couverture à une dizaine d'agents de la CIA entre 1950 et 1966 ; il ne sait pas qui ils étaient, ni qui, au sein de la direction du journal, a effectué ces arrangements.

Les liens privilégiés de l'Agence avec les » majors « de l'édition et de la radiodiffusion ont permis à la CIA d'envoyer certains de ses agents les plus précieux à l'étranger sans qu'ils soient exposés pendant plus de deux décennies. Dans la plupart des cas, comme le montrent les dossiers de l'Agence, les responsables aux plus hauts niveaux de la CIA (généralement le directeur ou le directeur adjoint) traitaient personnellement avec une seule personne désignée au sein de la direction de l'organe de presse coopérant. L'aide fournie prenait souvent deux formes : fournir des emplois et des lettres de créance (la "couverture journalistique" dans le jargon de l'Agence) aux agents de la CIA sur le point d'être affectés dans des capitales étrangères, et prêter à l'Agence les services d'infiltration des journalistes déjà en poste, y compris certains des correspondants les plus connus du secteur.

Sur le terrain, les journalistes étaient utilisés pour aider à recruter et à encadrer des étrangers en tant qu'agents, pour acquérir et évaluer des informations, et pour transmettre de fausses informations à des responsables de gouvernements étrangers. Nombre d'entre eux ont signé des accords de confidentialité, s'engageant à ne jamais divulguer quoi que ce soit sur leurs relations avec l'Agence ; certains ont signé des contrats de travail, d'autres se sont vus assigner des responsables de dossiers et ont été traités avec une déférence inhabituelle. D'autres avaient des relations moins structurées avec l'Agence, même s'ils effectuaient des tâches similaires : ils étaient informés par le personnel de la CIA avant les voyages à l'étranger, débriefés par la suite et utilisés comme intermédiaires avec les agents étrangers.

À juste titre, la CIA utilise le terme "reportage" pour décrire une grande partie de ce que les journalistes coopérants faisaient pour l'Agence. « Nous leur demandions : Voulez-vous nous rendre un service ? », a déclaré un haut responsable de la CIA. « Nous savons que vous allez être en Yougoslavie. Ont-ils pavé toutes les rues ? Où avez-vous vu des avions ? Y avait-il des signes de présence militaire ? Combien de Soviétiques avez-vous vus ? Si vous rencontrez un Soviétique, prenez son nom et épelez-le correctement.. Pouvez-vous organiser une rencontre pour ça ? Ou transmettre un message ? » De nombreux responsables de la CIA considéraient ces journalistes serviables comme des agents ; les journalistes avaient tendance à se considérer comme des amis de confiance de l'Agence qui rendaient des services occasionnels - généralement à titre gratuit - dans l'intérêt national.

« Je suis fier d'avoir été sollicité et fier de l'avoir accepté », a déclaré Joseph Alsop qui, comme son défunt frère, le chroniqueur Stewart Alsop, a entrepris des tâches clandestines pour l'Agence. « L'idée qu'un journaliste n'a pas de devoir envers son pays est une foutaise complète ».

Du point de vue de l'Agence, il n'y a rien de déplacé dans de telles relations, et c'est aux professionnels du journalisme qu'il revient de régler d'éventuelles questions éthiques, et non à la communauté du renseignement. Comme Stuart Loory, ancien correspondant du Los Angeles Times, a écrit dans la Columbia Journalism Review :

« Si ne serait-ce qu'un seul Américain à l'étranger muni d'une carte de presse est un informateur rémunéré par la CIA, alors tous les Américains possédant ces accréditations sont suspects.. Si l'on veut surmonter la crise de confiance à laquelle est confrontée l'industrie de l'information - ainsi que le gouvernement - les journalistes doivent être prêts à diriger sur eux les mêmes projecteurs qu'ils braquent sans relâche sur les autres ! »

Mais comme Loory l'a également noté : « Lorsqu'il a été rapporté... que des journalistes eux-mêmes étaient à la solde de la CIA, l'histoire a provoqué un bref émoi, puis a été oubliée. »

Au cours de l'enquête sur la CIA menée en 1976 par la commission sénatoriale sur le renseignement, présidée par le sénateur Frank Church, les dimensions de l'implication de l'Agence avec la presse sont devenues évidentes pour plusieurs membres du groupe, ainsi que pour deux ou trois enquêteurs dans l'équipe. Mais de hauts responsables de la CIA, dont les anciens directeurs William Colby et George Bush, ont persuadé la commission de restreindre son enquête sur la question et de déformer délibérément la portée réelle des activités dans son rapport final. Le rapport de plusieurs volumes contient neuf pages dans lesquelles l'utilisation de journalistes est discutée en termes délibérément vagues et parfois trompeurs. Il ne mentionne pas le nombre réel de journalistes qui ont effectué des missions secrètes pour la CIA. Il ne décrit pas non plus de manière adéquate le rôle joué par les directeurs de journaux et de chaînes de télévision dans leur coopération avec l'Agence.

Découvrez la suite de cet article la semaine prochaine...

Photo d'ouverture : jgolby - @Shutterstock

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