Rd Congo : Pour la paix dans l'est, un accord signé en Angola

par Badylon Kawanda Bakiman

Sous la médiation de Joao Lourenço, président de l'Angola, le mini-sommet organisé ce mercredi 23 novembre 2022 à Luanda, la capitale, pour la paix dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) s'est achevé dans la quiétude à huit clos.

Un accord a été signé par les parties prenantes. Uhuru Kenyatta, ancien président kényan et un des facilitateurs dans ce dossier, le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye et Felix antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la RDC avec sa délégation ont été présents à ce mini-sommet. De son côté, Paul Kagame, président du Rwanda, pourtant annoncé, s'est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Vincent Biruta.

L'accord signé à Luanda parle de la cessation des hostilités du M23, et ce à partir du 25 novembre à 18h00. Le même document évoque également le retrait du M23 des zones occupées ainsi que son retour aux positions initiales à Sabinyo côté RDC, sous contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC), de la force régionale de l'EAC (Communauté économique des États de l'Afrique de l'est et la MONUSCO (Mission des Nations unies pour la stabilité).

L'annonce de cet accord est faite par le ministre angolais des Affaires étrangères à la fin de ce mini-sommet. La situation des conflits et les crépitements d'armes ont forcé le déplacement de milliers de personnes dans le Nord-Kivu.

Contacté à propos de cet accord, Patrice Mulutu, un activiste des droits humains à Kikwit dans le sud-ouest de la RDC, demeure sceptique.

« Ce n'est pas la première fois qu'un accord est signé concernant des hostilités en RDC. Je suis encore sceptique. Les Congolais veulent voire des changements sur terrain et non des accords qui ne vont pas ressusciter plus de 10 millions des Congolais décédés à cause des conflits dans l'est du pays. La communauté internationale ne cache plus sa complicité dans ce dossier », déclare-t-il. Notons que depuis plus de quatre mois plusieurs localités dans l'est du pays sont entre les mains de M23. Les combats entre les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et le M23 a tué plusieurs dizaines des Congolais et des centaines se sont déplacés. Ils vivent actuellement dans une précarité indescriptible.

 reseauinternational.net

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