31/05/2023 francesoir.fr  3 min #229235

L'Union européenne veut endiguer la surpêche grâce à la surveillance

France-Soir

 francesoir.frtoutes espèces confondues

 francesoir.frest victime de la surpêche

© CRISTINA QUICLER / AFP/Archives

DÉPÊCHE — Mercredi 31 mai, après cinq ans d'âpres négociations, le Parlement européen et les États de l'Union européenne (UE) se sont accordés sur des mesures pour endiguer la surpêche. Une fois n'est pas coutume, la solution sera une surveillance accrue à base de caméras et de nouvelles technologies.

C'est en 2018 que la Commission européenne a ouvert le débat, proposant alors une trentaine de mesures spécifiques. À cette époque, il était davantage question de »quotas« et de »labels pour une pêche durable« que de surveillance. Après trois ans de tergiversations entre États, les 27 ont dévoilé leur texte au Parlement, puis débattu avec les eurodéputés. Enfin,  le résultat est publié ce jour.

Leur communiqué plante le décor ainsi : »Les nouvelles technologies, comme les caméras embarquées, et l'amélioration de la traçabilité contribueront à garantir une meilleure conformité et une protection accrue des consommateurs.« 

Concrètement, les navires de plus de 18 mètres devront être équipés de »systèmes embarqués de surveillance électronique à distance (REM)« et de »caméras de télévision en circuit fermé« . Ils seront donc surveillés, et devront enregistrer eux-mêmes leurs prises dans des bases de données. Pour ce qui est des plus petits navires, chaque pays devra faire en sorte qu'ils soient au moins suivis, avec des balises GPS par exemple.

En cas de non-respect des règles, le navire devra s'acquitter d'une amende au moins égale à la valeur de sa pêche. En cas de récidive, du double.

Par ailleurs, les activités non-commerciales, touristiques ou sportives, devraient aussi être surveillées par les pays de l'Union. Même la pêche de loisir voit son nom apparaître dans le règlement : »Les pêcheries récréatives qui vendent des prises pesant plus de 10 kg ou d'une valeur supérieure à 50 euros seront considérées comme contrevenant aux nouvelles règles.« 

Cette exhaustivité, si elle n'est pas encore formellement acceptée par l'institution, est déjà saluée par la rapporteure du texte Clara Aguilera : »Une proposition qui nous placera à l'avant-garde du contrôle de la pêche par des moyens digitaux, d'harmoniser les règles et d'assurer la traçabilité totale des produits de la pêche, comme les citoyens l'attendent. Pour la première fois, la pêche de loisir a été incluse dans ce règlement. Nous espérons que ce processus sera achevé d'ici la fin de l'année.« 

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