04/01/2026 reseauinternational.net  5min #300820

 De violents raids aériens américains sur Caracas et des bases militaires vénézuéliennes

Le Venezuela sous le choc, reportage

Le Venezuela s'est réveillé sous le choc et en pleine mobilisation en réponse à une attaque militaire américaine. voici un reportage oublié dans La Jornada, le grand journal mexicain. Le gouvernement mexicain comme celui du Brésil et d'autres a pris une position très ferme en soutien du Venezuela. Si chez les vassaux de l'empire c'est un silence embarrassé et sur les médias on tente de justifier l'injustifiable en mentant sur Maduro, il y a une action en coulisse très active de la Chine et de la Russie, la vice-présidente Rodriguez qui est intervenue à la télévision vénézuélienne se serait rendue à Moscou et son frère est aux abonnés absents. Le ministre de l'Intérieur lui est très présent sur le terrain et comme l'indique ce reportage la mobilisation organisée par Maduro est sur le terrain, il n'y a pas de manifestations de l'opposition et Trump a lui-même écarté une intervention directe au vu de la situation.

Je me permets une analyse à chaud et une opinion sur le possible scénario : l'opération avait pour but la sortie du gouvernement de Maduro et le contrôle des ressources stratégiques, le récit antidrogue est de la fiction et inculper Maduro et son épouse sous ce prétexte est en soi une folie juridique qui pourra se terminer en comédie si la mobilisation est forte. Parce qu'il faut mesurer que cette action est en fait dans le prolongement d'autres actions, la répétition de l'enlèvement de Chavez mais aussi la reprise de l'encerclement intervenu y compris sous Obama et Biden. Barack Obama tant que président des États-Unis en 2015, a déclaré le Venezuela comme une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale des États-Unis. «Comme il a désigné ce qui va avec la Chine comme le principal ennemi. Il s'agit non seulement de s'approprier l'hémisphère sud, partout d'empêcher le partage des ressources énergétique et minière avec la Chine comme on le voit au Nigéria, en Iran, en Somalie, de contrôler les routes de l'énergie. le président Donald Trump lui-même a reconnu qu'il s'agissait justement de voir le Venezuela lui rendre ce que le gouvernement vénézuélien lui a volé». Il s'agit donc comme pour Obama, Biden et Trump d'une guerre non conventionnelle avec des coups que la puissance des USA autoriserait «Dans le manuel de guerre non conventionnel, récemment publié il est prévu des coups aériens limités. C'est ce qui est arrivé ce matin». «Certaines actions d'aujourd'hui comme les bombardements étaient une diversion, pourquoi ? Ce qu'ils voulaient vraiment c'était parier sur la sortie du président Nicolas Maduro». «Un coup de ce type commence à se démonter avec le peuple dans la rue» et une activité diplomatique intense pensent les Cubains et nous ne pouvons pas perdre de vue que le peuple dans la rue est fondamental, c'est lui qui l'emporte comme en 2004. La réaction d'appeler au rassemblement du PCF et des partis de gauche est très juste, il faut faire pression sur Macron.

Danielle Bleitrach

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par Angel González

CARACAS - Les premières heures suivant le bombardement mené par les forces militaires américaines contre le territoire vénézuélien, qui a entraîné l'enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, montrent une population choquée par l'impact des graves événements survenus, tandis que les dirigeants politiques ont appelé à une mobilisation permanente pour la défense de la souveraineté.

Les rues de Caracas et d'autres villes du pays étaient désertes à l'aube, mais au fil de la matinée, deux scénarios ont commencé à se dessiner.

D'un côté, des foules de militants chavistes et de partisans du président Maduro se rassemblaient sur les places Bolívar de chaque ville, menées par les gouverneurs régionaux et les maires, pour exprimer publiquement leur condamnation des attentats. De l'autre côté, une partie de la population, inquiète, cherchait à se procurer de la nourriture et des médicaments. De longues files d'attente se formaient devant les supermarchés et les pharmacies.

Les gares et aéroports sont restés déserts, la plupart des gens restant chez eux ou se déplaçant avec prudence. Le ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello, a déclaré que les forces de sécurité patrouillaient dans chaque secteur afin d'évaluer la situation et d'assurer la continuité des services publics.

Malgré l'enlèvement du président constitutionnel, le gouvernement bolivarien conserve le contrôle total du pays. La vice-présidente Delcy Rodríguez s'est adressée à la nation par la télévision d'État, exigeant des États-Unis une preuve de vie de Maduro et de la Première dame. Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, a régulièrement relayé sur les réseaux sociaux, ainsi que dans les médias nationaux et internationaux, la décision du Venezuela d'exiger une action immédiate des Nations unies et d'autres organisations pour condamner et mettre fin à l'agression. Il a également fait état de tous les gestes de solidarité reçus de la part d'autres pays.

Pour sa part, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, qui a été le premier à s'adresser à la nation après les attentats, a déclaré que les Forces armées nationales bolivariennes étaient déployées sur l'ensemble du territoire pour garantir la défense contre l'ennemi étranger.

Au Venezuela, contrairement aux prédictions de certains, aucune célébration publique n'a eu lieu suite aux événements. Au contraire, un silence prudent et une condamnation de l'agression par les partisans du gouvernement ont prévalu.

Bien que le bilan des victimes ne soit pas encore connu, des messages circulant sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie font état de morts et de blessés parmi les civils. Il est important de noter que les cibles visées sur ordre de Donald Trump sont toutes entourées de zones résidentielles : le fort Tiuna et la base aérienne de La Carlota à Caracas ; le port de La Guaira ; la base aérienne Libertador à Maracay ; et l'aérodrome d'Higuerote dans l'État de Miranda.

Avant midi, les actions politiques que prendraient les dirigeants vénézuéliens étaient encore floues, mais ce qui était évident dès le départ, c'est que, malgré la destitution illégale de Maduro, le pouvoir restait entre les mains de la révolution bolivarienne.

source :  La Jornada via  Histoire et société

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