05/01/2026 arretsurinfo.ch  3min #300922

 Xavier Moreau et Jacques Baud visés par les sanctions de l'Ue

Meilleurs vœux pour une nouvelle année inquiétante

Mme Kallas au centre, haute représentante de l'UE et vice-présidente de la Commission européenne, lors d'une réunion de l'OTAN à Bruxelles le 4 avril 2025. Flickr/ CC BY-NC-ND 2.0)

Diana Johnstone, le 1er janvier 2026

À la fin de l'année 2025, l'État de droit et les libertés individuelles en Europe ont tout simplement été rendus nuls et non avenus par une décision administrative de l'Union européenne. Le 15 décembre, la branche « politique étrangère » du Conseil européen a prononcé des sanctions personnelles contre une liste d'individus, parmi lesquels figure l'auteur et commentateur très respecté Jacques Baud, colonel retraité des services de renseignement suisses, qui a également servi les Nations unies et l'OTAN.

Ce décret de sanctions arbitraires prive le colonel Baud de ses moyens de subsistance les plus élémentaires, notamment par le gel de ses comptes bancaires et de ses avoirs, l'interdiction d'exercer une activité professionnelle ou de voyager (ce qui l'empêche de fait de retourner dans sa Suisse natale depuis sa résidence actuelle à Bruxelles) ; le décret interdit même à quiconque de lui venir en aide. Et cela uniquement pour avoir exercé ce qui était autrefois considéré comme son droit humain fondamental à la liberté d'expression, pour avoir tenu des propos qui coïncidaient avec les positions russes sur la guerre en Ukraine.

La décision a été prise lors d'une réunion privée et secrète de responsables de l'UE et signée par la tristement incompétente Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l'Estonienne Kaja Kallas, nommée sans aucun contrôle par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Cette décision rappelle la pratique extra-légale notoire des monarques absolutistes qui émettaient des lettres de cachet, ordres royaux permettant d'emprisonner ou d'exiler toute personne dont les opinions déplaisaient au souverain.

Le décret Kaja Kallas marque une régression historique des droits de l'homme en Europe.

Dans cette interview, le député allemand au Parlement européen Michael von der Schulenberg met en lumière certains aspects particulièrement sinistres de ce scandale. Tout d'abord, les traités de l'UE excluent toute contestation juridique des décisions prises par la branche « politique étrangère ». Celles-ci s'imposent aux États membres, qui sont tenus de faire primer le droit européen sur leur droit national. Il n'existait donc aucune base juridique pour cette décision, et il n'existe aucun droit légal pour la contester !

De plus, von der Schulenberg souligne que les membres du Parlement européen, qui s'empressent de publier de vigoureuses protestations contre toute violation présumée des droits de l'homme dans des pays lointains qu'ils connaissent à peine, ne manifestent absolument aucun intérêt pour la défense des droits des Européens. Le gouvernement suisse non plus.

Merci d'écouter cette interview et d'essayer de réfléchir à ce qu'il convient de faire.

Meilleurs vœux pour une nouvelle année inquiétante,

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