16/01/2026 ssofidelis.substack.com  12min #302002

La mauvaise graine de Judée, ou l'empire de la dette et du remplacement démographique de Paul Singer

Par  Jose Alberto Nino, le 12 janvier 2026

Paul Singer, ou l'incarnation même de la ploutocratie juive.

Paul Elliott Singer est l'une des personnalités les plus influentes de la finance mondiale. Ce gestionnaire de fonds spéculatifs juif et milliardaire a amassé une fortune estimée entre 6,2 et 6,7 milliards de dollars en rachetant à bas prix des dettes souveraines et des obligations d'entreprises en difficulté, puis en menant des campagnes juridiques impitoyables pour obtenir le remboursement intégral de la dette, majoré des intérêts.

Né le 22 août 1944 à Teaneck, dans le New Jersey, il a transformé en 1977 une start-up de 1,3 million de dollars en  Elliott Management, un empire de fonds spéculatifs gérant environ 65,5 à 72 milliards de dollars d'actifs.

Mais Singer ne se contente pas de réaliser des opérations financières. Il s'est imposé comme un faiseur de rois dans la politique républicaine, devenant le deuxième plus grand donateur du Parti républicain en 2016, et une figure majeure de l'AIPAC, champion de la réforme de l'immigration ainsi que des droits des LGBT. Son modèle économique a dévasté des communautés entières, de Sidney, dans le Nebraska, à Buenos Aires, en Argentine. Son implication politique couvre des causes apparemment contradictoires, puisqu'il soutient à la fois les politiques pro-israéliennes bellicistes et le mariage homosexuel. Sa dernière transaction, l'acquisition pour 5,9 milliards de dollars des  actifs Citgo au Venezuela, lui permet de tirer des milliards de dollars de l'intervention militaire de l'administration Trump dans ce pays.

Son mode opératoire lui a valu le surnom de "capitaliste vautour". Dans les années 1990, il s'est fait un nom en achetant pour 20 millions de dollars de dette souveraine péruvienne. Grâce à des poursuites judiciaires agressives, il a fini par obtenir un  versement de 58 millions de dollars, soit près du triple de son investissement initial. Un tribunal américain a révélé que l'achat de la dette péruvienne par Elliott spéculait sur un remboursement intégral par voie judiciaire. Selon le journaliste d'investigation Greg Palast, l'avocat de Singer lui a révélé que ce dernier a permis au président péruvien Alberto Fujimori, qui avait fui le pays avant d'être  accusé de meurtre, de s'échapper en échange de l'ordre donné au Trésor péruvien de verser 58 millions de dollars à Singer.

Entre 2002 et 2003, Singer a gagné plus de 100 millions de dollars grâce à un investissement de 30 millions de dollars dans la dette du  Congo-Brazzaville. Mais son opération la plus audacieuse a concerné l'Argentine. Après la crise économique de 2001, il a acheté des obligations défaillantes pour environ 117 millions de dollars. Il a refusé de participer aux accords de restructuration de la dette acceptés par d'autres créanciers, préférant obtenir le remboursement intégral par le biais de tribunaux internationaux. Cette stratégie a abouti, en 2016, à un accord qui a rapporté 2,4 milliards de dollars à Elliott Management, soit un rendement stupéfiant de  1 270 %.

La pratique de Singer s'est avérée extrêmement efficace, même selon les normes des fonds spéculatifs. En 2012, Elliott a en effet réussi à convaincre un tribunal ghanéen de  retenir le navire-école argentin ARA Libertad, avec 220 membres d'équipage à bord, exigeant 20 millions de dollars pour le libérer. La présidente argentine de l'époque, Cristina Fernández Kirchner, a refusé de payer le fonds de Singer, qualifiant Elliott et les sociétés similaires de " terroristes financiers" et de "fonds vautours". L'administration Obama et la secrétaire d'État Hillary Clinton ont demandé aux tribunaux de rejeter la tentative de Singer de mettre l'Argentine en faillite, mais sa campagne juridique a fini par porter ses fruits.

Financier pro-israélien

Singer est devenu l'un des principaux donateurs de causes pro-israéliennes aux États-Unis. Par l'intermédiaire de la Fondation Paul E. Singer, il a distribué environ 300 millions de dollars depuis 2010. Il a fait don de 2 millions de dollars à l' AIPAC et de 3 millions de dollars à son super PAC, United Democracy Project, depuis 2022, le classant ainsi au troisième rang des plus grands donateurs de l'AIPAC. Il siège au  conseil d'administration de la Coalition juive républicaine et a cofondé Start-Up Nation Central, une organisation consacrée à associer l'innovation israélienne aux marchés mondiaux.

Il a également été l'un des principaux bailleurs de fonds de la Foundation for Defense of Democracies, un think tank néoconservateur qui prône des politiques bellicistes alignées sur les intérêts israéliens. Entre 2008 et 2011, il a  versé 3,6 millions de dollars à cette organisation, faisant de lui son  deuxième plus grand donateur.

Cette organisation a été  qualifiée de "fervente partisane de la guerre contre l'Iran" par Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet du secrétaire d'État Colin Powell. Lors d'une conférence du Jewish Funders Network à Jérusalem, Singer a  déclaré

qu'"Israël est sans doute l'unique police d'assurance sur laquelle tous les Juifs, où qu'ils se trouvent, peuvent compter pour assurer la sécurité et la pérennité du judaïsme".

Promoteur du mouvement LGBT et de la migration de masse

Comme beaucoup de  ploutocrates juifs, Singer est devenu un fervent défenseur des causes LGBT après que son fils, Andrew,  a révélé son homosexualité. En 2012, il a fourni 1 million de dollars pour lancer l' American Unity PAC, dont la seule mission consiste à encourager les candidats républicains à soutenir le mariage homosexuel. De 2012 à 2015, il a  versé plus de 5,5 millions de dollars à cette organisation. En 2013, il a fait don de 500 000 dollars à la Human Rights Campaign. Depuis 2001, il  s'est engagé à hauteur de plus de 11 millions de dollars pour légaliser le mariage homosexuel et soutenir les causes LGBT.

La croisade de Singer pour faire évoluer le concept de mariage au sein du parti républicain n'était qu'une facette d'un programme plus ambitieux ; il s'est rapidement tourné vers le soutien à l'immigration massive afin de remodeler la démographie américaine. En 2013, il a fait un don à six chiffres au National Immigration Forum pour soutenir une  réforme globale de l'immigration, également connue sous le nom d'"amnistie". En tant que l'un des premiers grands donateurs républicains à soutenir publiquement l'amnistie, il s'est efforcé de rallier les conservateurs à une réforme des lois fédérales. En 2014, il a créé l' American Opportunity Alliance, qui rassemble de riches donateurs républicains partageant son soutien aux droits des personnes LGBTQ+, à la réforme de l'immigration et à Israël.

Pillage de Sidney au Nebraska

Les transactions commerciales nationales de Singer ont suscité des polémiques aussi virulentes que ses opérations internationales. En 2015, Elliott Management a acquis une participation de 11 % dans Cabela's, un détaillant d'articles de plein air, et a imposé une fusion avec Bass Pro Shops,  dévastant ainsi la ville de Sidney, dans le Nebraska, où le siège social de Cabela's était implanté. La ville a subi des pertes d'emplois massives, une chute significative de la valeur des logements et une grave crise économique. Selon des documents de justice, Elliott a fait pression sur le conseil d'administration de Cabela's jusqu'à obtenir gain de cause. La fusion a permis à Elliott de réaliser un bénéfice de près de 100 millions de dollars. Des habitants ont déclaré aux journalistes de Fox News que le fonds spéculatif a détruit leur ville, l'un d'eux  affirmant :

"Lorsqu'on fait de l'argent sa religion, on finit par devenir un individu profondément névrosé".

L'enquête de Tucker Carlson

En décembre 2019, Tucker Carlson, présentateur de Fox News, a consacré une grande partie de son émission à Paul Singer, en se concentrant sur l'affaire Cabela's. Il a qualifié le modèle commercial de Singer de "capitalisme vautour", expliquant qu'il consiste à

"acheter des participations importantes dans des entreprises américaines, licencier des travailleurs, faire grimper le cours des actions à court terme et, dans certains cas, obtenir des aides gouvernementales". Il a ajouté que "Ce n'est pas du tout le capitalisme dont on nous a parlé à l'école. Il ne crée rien. Il détruit des villes entières. C'est difficile de faire plus laid et plus destructeur".

Il a souligné le pouvoir politique de Singer, notant que

"des individus comme Paul Singer exercent une influence considérable sur notre processus politique".

Il a révélé que Singer était le deuxième plus grand donateur du Parti républicain en 2016, avec des millions de dollars offerts à un super PAC soutenant les sénateurs républicains. Carlson a ensuite ajouté :

"Vous n'avez peut-être jamais entendu parler de Paul Singer, ce qui en dit long en soi, mais à Washington, il est aussi célèbre qu'une rock star".

Alors qu'il préparait son émission, Tucker Carlson a rapporté avoir été averti à plusieurs reprises par des personnes de Washington : "Ne critiquez pas Paul Singer, c'est une mauvaise idée". Pendant l'émission, il a reçu un SMS d'une personnalité très connue à Washington qui lui a écrit :

"Bon sang, je n'arrive pas à croire que vous fassiez ça. Paul Singer fait peur".

Le Venezuela et Citgo

L'une des transactions commerciales les plus controversées de Singer concerne la société vénézuélienne Citgo Petroleum. En novembre 2025, Elliott Investment Management a remporté une enchère ordonnée par le tribunal pour acheter Citgo pour  5,9 milliards de dollars. Citgo est le joyau de la couronne des actifs pétroliers internationaux du Venezuela. La société  possède trois grandes raffineries sur la côte du golfe du Mexique d'une capacité de traitement de 800 000 barils par jour, 43 terminaux pétroliers et plus de 4 000 stations-service.

Singer a acquis Citgo à un prix que plusieurs sources qualifient de très compétitif. Les conseillers judiciaires ont estimé la valeur réelle de Citgo à environ 13 milliards de dollars, tandis que les autorités vénézuéliennes évaluaient ses actifs entre 18 et 20 milliards de dollars. Ce qui veut dire que Singer n'a payé qu'environ 45 % de la valeur marchande estimée.

Un aspect très controversé de cette vente concerne Robert Pincus, le mandataire spécial nommé par le tribunal pour superviser la vente aux enchères et recommander l'offre de Singer. Robert Pincus siège en effet au  conseil d'administration national de l'AIPAC. Gold Reserve Inc., un soumissionnaire concurrent qui avait proposé 7,9 milliards de dollars, a  déposé des requêtes pour disqualifier M. Pincus, invoquant un conflit d'intérêts. Le Venezuela a rejeté la légitimité de la vente, la  qualifiant de "processus frauduleux" et de "vol du siècle".

L'intervention de Trump au Venezuela, le fantasme de Singer.

Le moment choisi pour cette vente soulève de sérieuses questions quant au lien entre l'acquisition de Citgo par Singer et les interventions de l'administration Trump. En 2024, Singer  a fait don de 5 millions de dollars au super PAC de Trump et a contribué à hauteur de 37 millions de dollars pour soutenir les candidats républicains au Congrès. Le 3 janvier 2026, les forces armées américaines ont mené une opération militaire à Caracas, kidnappant le président vénézuélien Nicolás Maduro.

La destitution de Maduro permet à Singer de réaliser d'énormes profits. L'économiste Paul Krugman  a fait remarquer que

"Si Trump lève l'embargo, Singer en tirera d'énormes profits".

Quelques jours après l'arrestation de Maduro, Trump a annoncé que le Venezuela allait céder entre 30 et 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis.

Thomas Massie, représentant républicain du Kentucky et farouche opposant à l'intervention au Venezuela, a également réalisé comment Singer allait pouvoir tirer profit d'une action militaire contre le Venezuela. Le 4 janvier 2026, il a  tweeté :

"Selon Grok, Paul Singer, méga-donateur républicain mondialiste qui a déjà dépensé 1 million de dollars pour me battre lors des prochaines élections, est en passe de gagner des milliards de dollars grâce à son investissement dans CITGO, entreprise en difficulté, maintenant que l'administration Trump a pris le contrôle du Venezuela".

Comme l'a  fait remarquer Massie, Singer a versé 1 million de dollars à MAGA KY, un super PAC qui cherche à le destituer. Singer et ses acolytes sionistes juifs considèrent Massie comme un obstacle majeur au développement de la suprématie juive au sein du Congrès.

En somme, Singer est l'incarnation même de la ploutocratie juive. Il finance la chute de l'Occident et les guerres sans fin au nom de la communauté juive mondiale et de la finance vautour. Les Américains doivent prendre conscience de ces menaces existentielles, révoquer les privilèges de l'élite et mettre fin au Grand Remplacement avant qu'il ne condamne notre pays à disparaître à jamais.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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