
Jacques-François BONALDI
Une fois de plus, le peuple cubain pleure et glorifie ses morts. Mais pas n'importe quels morts : ceux de l'internationalisme militant. Hier, jeudi 15, et aujourd'hui, vendredi 16 janvier, Cuba rend hommage à titre posthume aux trente-deux Cubains qui sont tombés au petit matin du 3 janvier en défendant le dernier anneau de protection du président de la République bolivarienne du Venezuela face aux deux cents « rambos » étasuniens chargés de séquestrer vivant ce dernier, et bénéficiant d'une puissance de feu sans la moindre proportion avec cette mission (plus de cent avions et neuf hélicoptères) et du tout dernier cri technologique de la « guerre moderne ». Avec, en prime, des bombardements dans quatre Etats différents du Venezuela, dont des centres de recherche civile à Caracas. Bilan non encore complet : plus d'une centaine de victimes.
Les urnes contenant leurs cendres ont été ramenées hier, jeudi, à La Havane. À 7 h 30, trente-deux soldats de la compagnie de protocole les ont descendues solennellement de l'avion et transportées vers les jeeps qui les attendaient pour les amener jusqu'au siège du ministère des Forces armées, sur la place de la Révolution. Mais avant, sur le tarmac même de l'aéroport José Martí, les plus hautes autorités du pays et du parti ont rendu hommage à ceux que le peuple a qualifiés dès le premier jour de « héros » : Raúl Castro, qui n'apparaît plus guère en public ; le président du pays, Miguel Díaz-Canel ; le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire, Esteban Lazo ; plusieurs ministres (Forces armées révolutionnaires, Intérieur, Relations extérieures), et d'autres. La cérémonie finie, tout au long de l'avenue de Rancho Boyeros et jusqu'à la place de la Révolution, la population leur a fait une haie d'honneur.
Une fois les urnes déposées dans le hall du ministère, chacune accompagnée de la photo correspondante et deux médailles : la population havanaise a défilé devant elles en représentation de tout le peuple cubain. Alors que le soleil avait éclairé l'arrivée de l'avion en début de matinée, le temps s'est gâté vers onze heures et une pluie, parfois battante (comme on en connaît sous les tropiques) a décidé de couvrir d'encore plus de deuil le défilé interminable de la population. J'ignore les chiffres exacts, mais l'hommage a duré plus de douze heures.
De son côté, la télévision a retransmis sans discontinuer, en chaîne, tous ces événements. On a pu écouter de nombreux entretiens avec ceux qui étaient là, des gens anonymes aussi bien que des personnalités et des parents et proches des victimes, tous marqués par une dignité impressionnante. C'est d'ailleurs durant cette transmission en direct qu'on a pu savoir que l'avion avait ramené de Caracas non seulement les urnes, mais aussi des blessés, dont l'information officielle n'a pourtant pas donné le nombre. L'un d'eux était un lieutenant-colonel, amené en chaise roulante, les deux pieds bandés. Il existe donc des témoins de première ligne qui pourront expliquer ce qu'il s'est passé réellement le 3 janvier et démentir les mensonges éhontés du sinistre individu de la Maison-Blanche. Espérons que le « secret » ne couvrira pas trop longtemps des informations que la Révolution cubaine doit au monde.
Ce matin, vendredi 16, cinq cent mille Havanais ont participé à ce qu'on appelle ici, depuis 2000, la Marche du peuple combattant, inventée par Fidel pour mobiliser la population et obliger les autorités étasuniennes de Miami et de Washington à renvoyer à Cuba le petit enfant de six ans, Elián González, séquestré par de soi-disant parents en Floride et réclamé par son père. La « Tribune anti-impérialiste », installée devant l'ambassade étasunien (alors, simple « section d'intérêts ») à un moment de très fortes tensions avec Bush, est restée depuis un haut lieu de manifestations politiques.
Les temps et la Révolution ayant changé, l'habitude en avait presque été perdue, mais les graves événements du 3 janvier lui ont rendu toute sa vigueur. Deux jours après, la population s'était réunie devant la Tribune anti-impérialiste et Díaz-Canel avait prononcé un discours d'une virulence rare chez lui (ce n'est pas un tribun) qui prouvait à quel point l'attaque terroriste de Caracas avait causé d'émotion politique et humaine à Cuba.
Aujourd'hui, donc, un demi-million de Havanais (et combien d'autres en province ?) ont fait savoir à l'Empire et à son empereur fou (nouveau Caligula ? nouveau Néron, mais lui au moins selon les historiens jouait de la harpe et chantait, tandis que celui-ci ne sait même pas aligner deux phrases cohérentes - je ne dis pas : idées - de suite) qu'on l'attend ici de pied ferme et qu'il ferait bien d'y penser à deux fois. Car, bien entendu, une fois de plus, Cuba est dans la mire. Elle est d'ailleurs, selon les vues de Washington, la grande coupable du maintien au pouvoir du « régime » chaviste, d'abord, de Maduro, ensuite, le castrisme ayant la haute main sur les rouages essentiels. Et le fait que le dernier (ou premier, je ne sais exactement du point de vue technique) cercle de protection présidentielle ait été composé de Cubains est sans doute pour Washington un argument-massue !
Comme ce sinistre néant de la Maison-Blanche a l'habitude, selon une curieuse forme de pensée (?) qui devrait fortement intéresser les psychiatres et les psychanalystes, de prendre ses idées (ou plutôt ses phrases bancales) pour la réalité, et qu'il dit contrôler le Venezuela depuis le kidnapping de son président, il estime nécessaire de « finir le boulot » (comme on dit dans les films de Hollywood) et invite La Havane à négocier « avant qu'il ne soit trop tard ». Négocier, pour lui, c'est se rendre, bien entendu. Comme il prétend le faire sans s'en cacher pour le Groenland. Et comme il a reconnu qu'il ne lui restait plus guère de pressions et de sanctions à portée de la main dans son arsenal pour amener la Révolution cubaine et son peuple à résipiscence, la seule solution qui entre dans sa logique primaire est « d'entrer et de raser tout » (si les termes ne sont pas exactement ceux-là, le fond l'est bien, en revanche). Je me proposais de répondre, mais Díaz-Canel l'a fait avec bien plus d'autorité et de mandat que moi, et je renvoie donc à son discours d'hier, vendredi, au départ de la Marche du peuple combattant. Tout y est.
Nous sommes loin, bien entendu, des grandes envolées de Fidel, de ses analyses détaillées des situations, de ses phrases et idées à l'emporte-pièce qui désarment l'adversaire, de son humour subtil parfois teinté de mépris, mais le fond, et c'est l'essentiel, reste le même : la Révolution cubaine n'a rien à négocier avec les Maisons-Blanches (parce que, si je ne me trompe pas, quatorze locataires y ont déjà défilé depuis 1959, tenant tous à peu près le même langage) tant qu'à Washington on ne se décidera pas à traiter Cuba sur un pied d'égalité en tant qu'État souverain et, surtout, tant qu'on continuera de faire tout et l'impossible pour liquider une Révolution qui n'a pas l'heur de plaire à ceux qui furent réellement les maîtres du monde et qui continuent de le croire, même si tout indique qu'ils ne le sont plus et qu'ils le seront de moins en moins, le blond platiné dernier cru et ses partisans auraient-il beau rouler des mécaniques et jouer les fiers-à-bras.
J'ignore comment on a réagi dans les milieux dirigeants étasuniens à cette attitude de leurs homologues cubains. Ici, en tout cas, c'est la réponse qu'attendait une bonne partie de la population. Les déclarations des Havanais interviewés jeudi par la télévision ne laissent pas le moindre doute. En voici d'autres, du vendredi, tirées du site de CubaDebate : « Je viens pour mon grand-père qui m'a appris que la dignité ne se négocie pas » (une étudiante de médecine). « Ce n'est pas la première fois qu'on se réunit ici pour des causes justes. Chaque fois qu'on le fait, on donne raison à ceux qui sont tombés, on leur prouve que leur sacrifice n'a pas été vain. Aujourd'hui, nous honorons trente-deux nouveaux frères. » (Gilberto, 78 ans.) « Je suis ici parce que l'attaque contre eux a été une attaque contre toute Notre Amérique. Je marche pour que mes élèves comprennent que certains ne se sont pas croisés les bras devant l'injustice. » (Dayanis, institutrice.)
C'est que les gènes anti-impérialistes sont dans la nature même des Cubains. Et depuis longtemps, bien avant Fidel Castro. Dans l'histoire, Cuba n'a jamais eu à attendre quelque chose de bon de la part des Etats-Unis, un seul geste généreux (pas plus d'ailleurs, soit dit en passant, que le reste de l'humanité). La transformation de l'île de colonie espagnole à néo-colonie étasunienne, la mainmise des monopoles sur l'économie de l'île, le soutien permanent aux hommes forts, ne constituent pas une étape de plus glorieuses pour le peuple cubain. La gloire commence en 1959, quand il peut enfin prendre ses destinées en mains, après avoir été dans celles de l'Espagne pendant quatre cents ans (1492-1898) puis dans celles des Etats-Unis pendant soixante (1898-1958). Ce que la superpuissance jusqu'alors dominante ne lui pardonnera jamais.
Le Venezuela a souffert le 3 janvier la première attaque des Etats-Unis et pleuré ses premiers victimes. À Cuba, les morts et les blessés ont jonché la route de l'indépendance révolutionnaire depuis soixante-sept ans. Dès le début. Au hasard, les premiers bombardements de plantations de canne à sucre et de localités par des avions provenant de la Floride. Séquestration et assassinats de pêcheurs cubains en mer. Débarquements clandestins de terroristes depuis la Floride. Assassinats d'alphabétiseurs et de paysans par les bandes armées que soutient et alimente la CIA dans les montagnes de l'Escambray jusqu'en 1965. Assassinats de garde-frontières par des soldats de la base illégale de Guantánamo. Playa Girón (baie des Cochons) bien entendu. Crise des missiles en 1962 comme affrontement majeur. Enlèvement et séquestration de personnel diplomatique en Argentine. Attentats à la bombe dans plusieurs missions diplomatiques, colis piégés ayant causé des victimes mortelles au Portugal. Des cargos cubains mitraillés et poursuivis par les militaires putschistes après le renversement d'Allende au Chili. Tentative d'arraisonnement d'un cargo dans la mer des Caraïbes. Alphabétiseurs et coopérants cubains tués au Nicaragua durant les dix premières années de la Révolution sandiniste, attaquée par les contras qu'appuient les Etats-Unis. Premier attentat terroriste à la bombe dans l'histoire contre un avion en plein vol : la Barbade, 73 morts. Etc. Et puis, encore, sous d'autres formes : introduction de la dengue hémorragique par des terroristes de Miami, avec des milliers de malades et plus d'une centaine de victimes mortelles, dont (je me souviens exactement du chiffre) 101 enfants. Introduction de la peste porcine africaine. Etc., etc. Un autre chiffre : plus de 3 000 morts et plus de 2 000 invalides dans des attentats terroristes provenant des Etats-Unis.
Cuba a été victime de toutes les formes possibles et imaginables d'attaques et de monstruosités de la part des Etats-Unis depuis plus de soixante ans.
J'allais oublier : la Grenade, 1983, le premier affrontement armé direct entre soldats étasuniens et coopérants civils cubains. La Révolution cubaine appuie à l'époque celle qui a triomphé dans cette minuscule île antillaise et dont les dirigeants lui vouent une admiration éperdue. Les choses, hélas, se dégradent, des conflits éclatent entre les révolutionnaires grenadins, Maurice Bishop est tué, et les Etats-Unis (Reagan en l'occurrence), sortant la justification plus qu'éculée : protéger les ressortissants étasuniens (en fait, des étudiants), procèdent à un débarquement de troupes, bien décidés à reprendre en main la petite île trop déviante à leur goût. Les Cubains sont sur place, coopèrent dans de nombreux domaines, dont la médecine et l'éducation, et construisent notamment une piste d'atterrissage aux normes internationales qui doit permettre à l'île de promouvoir le tourisme et son économie. Reagan voit là une excellente occasion de se venger du camouflet que la Révolution cubaine a infligée aux Etats-Unis en Afrique méridionale, non seulement en empêchant la prise du pouvoir en Angola par leurs alliés, mais en persistant à s'y maintenir malgré les avertissements courroucés de Washington. Il mobilise donc une flotte militaire, dont un porte-avion, pour envahir l'île et y ramener l'ordre, le sien, le seul bon. Nous sommes le 25 octobre 1983, à l'aube. Les marines débarquent justement à l'endroit où les coopérants cubains construisent, sur une langue de terre, une piste d'atterrissage aux dimensions internationales qui doit permettre à la Grenade de recevoir de gros porteurs, et donc de promouvoir le tourisme et d'enrichir l'économie. Il y a alors à la Grenade un total de 784 Cubains entre personnel diplomatique et familles, et coopérants, dont seulement vingt-deux conseillers militaires. Les coopérants cubains vivent là, dans des baraquements et des installations provisoires. C'est vers eux que les marines se dirigent. Obligeant les constructeurs et les ouvriers du bâtiment, tous des civils, à se transformer en combattants. Car ils disposent d'armes que leur a confiées Bishop lui-même en prévision, justement, d'une telle éventualité, mais elles sont sous clef et il faut du temps pour les mettre en état de servir. Il se défendent donc et résistent durant toute la journée, conformément aux plans prévus d'avance en ce cas hypothétique.
Le mercredi 26 octobre, face à la résistance tenace à laquelle Washington ne s'attendait pas, l'ordre est donné d'engager la fameuse 82e division aéroportée, un des joyaux du système guerrier étasunien. À 5 h 07 du matin, six hélicoptères attaquent les positions cubaines, alors qu'il ne reste plus qu'une cinquantaine de combattants à défendre la dernière ; à 5 h 22, l'ennemi commence à utiliser des canons sans recul, des mortiers et d'autres canons, tandis que des avions de chasse attaquent les positions cubaines. Vingt-quatre heures après le début de l'agression, les civils cubains continuent de résister. Vers 7 h du matin, toute communication est finalement coupée entre l'ambassade et les positions cubaines ; à 9 h 55, l'ambassade fait savoir que l'ennemi a employé tous ses moyens : avions de chasse, hélicoptères, artillerie de gros et moyens calibre et mortiers dans sa dernière attaque pour obtenir la reddition des derniers combattants, au nombre de six, groupés autour du drapeau national. À 11 h 17, l'ambassade fait savoir que toute résistance a cessé. Bilan final : 24 morts chez les Cubains ; 13 Grenadins.
Si j'ai tenu à rappeler ce moment, c'est qu'on y retrouve au moins deux éléments présents aussi dans le cas du Venezuela : 1) l'armée étasunienne n'attaque que si elle dispose d'une supériorité archi-écrasante en puissance de feu ; sinon, elle ne se risque pas (Fidel ayant reconnu toutefois, avec son éthique et son honnêteté caractéristiques, dans son discours de 14 novembre, que les rapports de l'ambassade au sujet des dernières attaques du 26 octobre avaient été « quelque peu exagérés », ce qui s'explique par les circonstances du moment) ; 2) le mensonge éhontée fait partie intégrante de la guerre à l'étasunienne : de même que les accusations contre Nicolás Maduro ont été inventées de toutes pièces, de même le gouvernement cubain avait alors dénoncé un total de dix-neuf mensonges proférés par Reagan pour justifier son invasion de la Grenade.
Mais on retrouve un troisième facteur : la résistance cubaine. Fidel déclarait le 14 novembre 1983, à la cérémonie funèbre organisée sur la place de la Révolution, selon une cérémonie où l'on retrouve la plupart des éléments de voilà deux jours : « Quant à Cuba [il a évoqué la capacité de résistance des Nicaraguayens, des Salvadoriens et des Grenadins], s'ils ont dû recourir à une division d'élite pour combattre à la Grenade une poignée d'hommes, qui luttaient seuls sur un espace restreint, sans retranchements, à plus d'un millier de kilomètres de leur patrie, de combien de divisions auraient-ils besoin contre des millions de combattants qui lutteraient sur leur propre sol, aux côtés de leur propre peuple ? Nous l'avons dit à maintes reprises : notre pays pourra être balayé de la face de la Terre, mais il ne pourra jamais être conquis ni soumis ! »
Díaz-Canel aurait pu reprendre, quarante-trois ans après, ces mêmes mises en garde à l'adresse de Trump. Je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas évoqué et rappelé ce premier et unique antécédent, alors, de heurt militaire direct entre troupes étasuniennes et personnel cubain... En tout cas, les deux fois, les « effectifs » et les moyens militaires ont été absolument disproportionnés ; et, les deux fois, en terre étrangère...
Et, dans les deux cas, les attaquants étasuniens n'en sont pas sortis indemnes. A la Grenade, on ignore quelles ont été leurs pertes, mais il y en a eu certainement, puisque Fidel, toujours dans ce même discours, affirmait : « Nous n'oublions pas que des mères grenadines et des mères nord-américaines pleurent leurs enfants morts à la Grenade. Nous adressons nos condoléances aux mères et aux proches des Grenadins morts au combat, ainsi qu'aux mères nord-américaines et à leurs proches qui souffrent aussi la perte d'un être cher, parce qu'ils ne sont pas les responsables, mais les victimes des aventures bellicistes et agressives de leur gouvernement. » C'est là le Fidel grand seigneur empreint de noblesse. Pas plus que Reagan ne l'a eu à son époque, on peut être sûr que le milliardaire outrecuidant et bouffi de soi qui occupe la Maison-Blanche n'aura jamais un geste ou une pensée de ce genre !
Au contraire, on fera tout à la Maison-Blanche pour balayer sous le paillasson les morts et les blessés étasuniens de Caracas. Les rambos, selon Trump, ont liquidé ça en 47 minutes et sont tous rentrés guillerets à la maison. On sait maintenant que les choses ne se sont pas du tout passées comme cela, que les Cubains ont résisté plus de deux heures, que l'ennemi a dû faire intervenir des hélicoptères de combat pour que les rambos puissent descendre à terre pour la dernière étape de leur mission, qu'un hélicoptère a été atteint, comme le confirme Diaz-Canel sur témoignage même de l'auteur du tir ; on sait aussi que des mouvements empressés ont eu lieu cette nuit-là à Porto Rico pour ramener des victimes et les diriger vers Miami ; certaines sources non confirmées, donc non fiables, font état de dizaines de morts chez les assaillants. Non, l'équipée de Caracas n'a pas été la promenade ou la parade que veut nous faire accroire Trump et Cie. Il serait bon et bien, d'ailleurs, que les journalistes étasuniens, qui se vantent à juste titre d'être des experts en investigation fouillent un peu pour nous en dire plus à ce sujet.
Le rappel de la Grenade, que je ne pense pas vain, m'a fait dévier du droit chemin que je m'étais tracé. Je m'arrête là pour mieux coller à l'actualité. Je poursuivrais mes réactions et réflexions au plus tôt. Il y a tant à dire... (A suivre).
Jacques-François BONALDI
(depuis La Havane)