
Par Karim pour BettBeat Media, le 24 janvier 2026
Alors que Gaza devient une destination touristique sexuelle pour psychopathes, nos sociétés sombrent irrémédiablement dans les affres de la dépravation.
On nous avait promis que la richesse profiterait aux classes défavorisées. Offrez des réductions d'impôts aux riches, déréglementez les entreprises, libérez les marchés, et la prospérité ruissellera jusqu'aux classes populaires. Cette promesse n'a jamais été qu'un gros mensonge, une escroquerie si grossière qu'il a fallu une illusion collective pour lui permettre de perdurer.
Mais quelque chose ruisselle tout de même. Avec une redoutable efficacité, des palais du pouvoir aux rues de chaque nation, des salles de conférence aux chambres à coucher, du Pentagone aux commissariats de police, quelque chose ruisselle. Ce n'est pas la richesse. C'est le droit.
Le droit d'être cruel. Le droit de dominer. Le droit de traiter les autres comme des pions interchangeables et jetables. Le droit de se livrer aux pulsions les plus sordides que la civilisation était censée contenir.
Appelons cela par son nom : la psychopathie par ruissellement.
Les ateliers de la cruauté
Tout empire a besoin de lieux d'expérimentation. Les Romains avaient les arènes. Les nazis les camps. L'empire américain a la Palestine.
Depuis plus de deux ans, le monde observe et documente l'extermination systématique du peuple palestinien. Pas à l'abri des regards. Pas à huis clos. En direct, célébrée sur Twitter. Les soldats israéliens se filment en train de détruire des maisons en se moquant des morts. Ils portent les sous-vêtements des femmes palestiniennes comme autant de trophées. Ils tirent sur des enfants pour le plaisir et publient les vidéos sur les réseaux sociaux, en toute impunité.
Et effectivement, ces actes ne sont pas été sanctionnés.
La Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt. La Cour internationale de justice a statué sur le génocide. Les Nations unies ont adopté des résolutions. Rien de tout cela n'a eu le moindre effet. Les tueries se sont poursuivies. La famine a sévi. Les bombardements aussi. Et quelque chose d'autre se poursuit encore, un phénomène qui devrait terrifier tous les êtres humains sur cette planète.
La normalisation a continué.
Le Conseil de paix, paradis des prédateurs.
Place maintenant au "Conseil de paix" de Donald Trump, un nom si orwellien qu'il ferait rougir le ministère de la Vérité. Ce n'est pas un plan de paix. C'est un plan financier. Une escroquerie déguisée en jargon diplomatique, conçue pour tirer profit de la souffrance et livrer les vestiges de Gaza aux mains des moins qualifiés pour protéger ses habitants les plus vulnérables.
La charte de ce prétendu conseil ne mentionne pas une seule fois Gaza. Il est placé sous l'autorité personnelle absolue de Donald Trump, un homme accusé avec crédibilité d'agression sexuelle par des dizaines de femmes, qui a un jour plaisanté sur l'idée "de sortir avec sa propre fille", et dont le nom émerge à plusieurs reprises dans les dossiers Epstein.
Tony Blair, criminel de guerre, artisan de la catastrophe irakienne et responsable de la mort de millions de personnes, supervisera l'ensemble de l'opération. Sous ses auspices, une prétendue "Autorité exécutive palestinienne" composée de 15 bureaucrates non affiliés, qui ne peuvent agir sans l'accord explicite et préalable de leurs superviseurs coloniaux. Aucun Palestinien n'en fait partie.
Et qui tirera profit de l'opération ? Les documents sont clairs : l'adhésion peut être achetée pour 1 milliard de dollars. Ce n'est pas de la diplomatie. C'est un racket. La marchandisation du génocide.
Des soldats israéliens s'exhibant avec la lingerie de leurs victimes.
Réfléchissez à ce que cela signifie. Des dizaines, voire des centaines de milliers d'orphelins palestiniens dont les parents ont été tués par des bombes israéliennes, dont les maisons ont été détruites et dont l'univers a été anéanti, vont désormais être placés sous la "supervision" d'un conseil présidé par des associés de Jeffrey Epstein, dont l'objectif avoué est le profit et qui n'a de comptes à rendre qu'à Donald Trump.
Ces enfants ont soif d'amour. Ils ont désespérément besoin de sécurité. Ils ont vu leur mère mourir, leur père être exécuté, leurs frères et sœurs ensevelis sous les décombres. Ce sont les êtres humains les plus vulnérables au monde.
Et ils sont livrés en pâture aux loups.
Le fantasme du mercenaire
Les premières informations commencent à filtrer. Des entrepreneurs privés, issus de gangs de motards, de milices d'extrême droite européennes ou simplement de sadiques sans scrupules, sont recrutés pour "maintenir l'ordre" à Gaza, pour 2 000 dollars par jour. Des Juifs sionistes européens, élevés dans le mythe de la victimisation depuis des décennies, partent vivre leurs fantasmes de pouvoir absolu sur des populations sans défense.
Tout cela n'a rien à voir avec la sécurité. C'est du tourisme sexuel pour psychopathes.
Nous avons déjà eu un aperçu de ces pratiques avec la GHF (Gaza Humanitarian Foundation), ces escadrons de la mort camouflés en travailleurs humanitaires qui ont opéré l'année dernière, tirant sur les Palestiniens qui s'approchaient des camions de nourriture, créant les conditions du chaos qui justifient désormais un contrôle extérieur total. Partout où ces opérations "humanitaires" voient le jour, des allégations crédibles d'abus sexuels apparaissent aussi : des colis alimentaires en échange d'humiliations sexuelles. Le schéma est le suivant : les pousser à bout pour qu'ils acceptent tout et n'importe quoi, puis leur arracher le peu qui leur reste.
Telle est l'équation. L'humanitaire sert de couverture à l'exploitation. La charité vecteur de cruauté. La protection un passe-droit vers la prédation.
Le réseau Epstein n'a pas disparu avec le prétendu suicide de Jeffrey Epstein dans une prison fédérale, dans des circonstances qui défient la vraisemblance. La liste de ses clients tient de la Who's Who du pouvoir occidental - et sioniste. Ces hommes, presque tous des hommes, n'ont pas subitement été pris de remords. Ils avaient simplement besoin de nouveaux terrains de chasse.
Gaza, avec sa population d'orphelins traumatisés, ses infrastructures détruites, l'absence d'institutions opérationnelles, la dépendance totale à l'égard d'acteurs extérieurs, le statut d'esclaves de sa population et ses enfants sans état civil, constitue le nouvel eldorado.
"Des enfants de huit ans qui surfent sur le net et apprennent que le sexe consiste à étouffer une femme jusqu'à ce qu'elle suffoque pendant que vous jouissez en elle. Telle est leur éducation. Tel est le premier modèle d'intimité. Et on leur a donné des téléphones".
Le réseau du sadisme.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment l'espèce qui a créé les pyramides, l'algèbre, Shakespeare et la Déclaration universelle des droits de l'homme en est-elle arrivée au stade où l'abus systématique d'enfants est banalisé ?
Tout simplement parce que nous avons été conditionnés. Soigneusement, systématiquement, pendant des décennies.
Tout a commencé avec le colonialisme, la structure de permission originale. La doctrine selon laquelle certains êtres humains sont inférieurs, dont les terres peuvent être volées, les corps exploités, les cultures effacées. Ce n'est pas de l'histoire ancienne. Le Congo belge. L'Indonésie néerlandaise. Le Raj britannique. Les États-Unis. Personne n'oublie que les puissances européennes coupaient les mains des enfants congolais qui ne respectaient pas leurs quotas de caoutchouc. Les colons néerlandais offraient des enfants esclaves sexuels à leurs invités d'honneur pour leur procurer du plaisir, et la loi leur permettait de satisfaire leurs fantasmes sexuels sur leurs serviteurs indonésiens.
Ce sont des faits historiques avérés : le système njai, l'exploitation des femmes et des enfants autochtones en tant que concubines (c'est-à-dire en tant qu'esclaves sexuelles personnelles) et domestiques, sans aucune protection juridique. Les élites coloniales néerlandaises entretenaient des harems. Elles offraient ces êtres humains en guise d'hospitalité. Ce n'était pas un secret, c'était institutionnalisé.
Les jeunes Palestiniens affamés sont désormais des objets sexuels pour des psychopathes qui échangent de la nourriture contre une gratification sexuelle.
Cette pratique a perduré avec internet. La démocratisation de la cruauté. La pornographie de la violence. L'amplification algorithmique des pires pulsions humaines. Les plateformes, conçues pour maximiser l'engagement, ont découvert que rien ne stimule davantage l'engagement que l'indignation, la peur et la haine. La classe dépravée a conçu des machines pour nous corrompre, puis les a mises dans nos poches et les a baptisées "téléphones".
Et ce phénomène s'est propagé dans l'ensemble du secteur du divertissement. Célébration de la domination. Érotisation des inégalités de pouvoir. Le message incessant selon lequel les plus forts méritent de dominer les plus faibles, que la cruauté serait une force et l'empathie une faiblesse. Des enfants de huit ans qui surfent sur le net et apprennent que le sexe consiste à étouffer une femme jusqu'à ce qu'elle suffoque pendant qu'on jouit en elle. Telle est leur éducation. Tel est leur premier concept d'intimité. Puis on leur a donné des téléphones et Tinder.
Nick Fuentes, ce pathétique petit théâtreux et incel autoproclamé, s'est emparé de sa plateforme et explique pourquoi le trafic d'enfants de 12 ans n'est pas vraiment de la pédophilie. "Ils ne se livraient pas au trafic d'enfants de cinq ans", dit-il, comme pour marquer un distinguo éthique. "Ils n'étaient simplement pas juridiquement majeurs". Et son public d'acquiescer, reconnaissant d'avoir le droit.
Qui est surpris que "l'homme le plus censuré d'Amérique" soit en tête de l'algorithme ? Les hommes censurés ont rarement la parole. Les hommes utiles, si.
Voici comment l'algorithme fonctionne. La fenêtre d'Overton ne bouge pas toute seule. Elle est déplacée. Délibérément. Par des individus qui tirent profit d'un monde où la cruauté et la pédophilie sont banalisées, où l'exploitation est monnaie courante et où les faibles sont là pour satisfaire les plus forts.
"Des milliers de John Wayne Gacy en uniforme et cagoulés s'en donnent à cœur joie avec des enfants bruns, déshumanisés, car l'Occident n'a jamais voulu lutter contre sa culture raciste corrompue".
Soldats néerlandais avec une jeune fille indonésienne prépubère. Les soldats coloniaux néerlandais en Indonésie détenaient des enfants esclaves sexuels de 11 ans sous leurs lits dans les casernes. Ces enfants étaient violés la nuit et forcés de laver les vêtements de leurs violeurs le jour.
La légion des mille John Wayne Gacy
La cruauté ne se limite pas aux théâtres d'opérations étrangers. Elle sévit chez nous aussi.
Les agents de l'ICE battent les migrants en détention. Ils les tuent. Ils séparent les enfants de leurs parents, puis, selon des preuves de plus en plus nombreuses, les parents perdent complètement la trace de leurs enfants. Des milliers d'enfants migrants ont tout simplement disparu dans un système dépourvu du moindre contrôle, de la moindre transparence et de la moindre exigence de responsabilité.
Où sont passés ces enfants ? Qui les détient ? Que leur arrive-t-il ? Des milliers de John Wayne Gacy [tueur en série américain] en uniforme et cagoulés s'en donnent à cœur joie sur des enfants bruns déshumanisés, car l'Occident n'a jamais été prêt à lutter contre sa culture raciste corrompue.
Et pendant ce temps-là, la violence par arme à feu fait chaque année plus de victimes parmi les enfants américains que toute autre cause de décès. Les fusillades de masse, c'est-à-dire le terrorisme suprémaciste blanc, sont devenues si courantes qu'elles ne font presque plus l'actualité. Les enfants s'entraînent à réagir en cas de fusillade, un peu comme en cas d'incendie. Ils apprennent ainsi, dès leur plus jeune âge, que leur vie n'est pas protégée, que la violence est banale et que les adultes ne peuvent assurer leur sécurité.
Il n'y a pas de dysfonctionnement. Le système fonctionne comme prévu. Une population conditionnée à normaliser la violence, à accepter la cruauté et à ne rien attendre d'autre de la part de ceux qui détiennent le pouvoir que perpétuer ce système.
Vidéo : Regardez-les courir. Des agents de l'ICE poursuivent une adolescente américaine de couleur. Elle ne marche pas, elle court. Elle court. Épuisée. Maintenant, demandez-vous ce qui arrive aux filles qui se font attraper quand personne ne filme.
Les sadiques sont parmi nous.
Les sadiques sont nombreux.
C'est une vérité que nous refusons d'admettre. Nous préférons croire que la cruauté est exceptionnelle, que les monstres sont rares et que la propension à faire le mal ne concerne qu'une minorité marginale, identifiable et contrôlable.
Mais les preuves disent le contraire.
L'expérience de la prison de Stanford en est un exemple éloquent. L'expérience de Milgram. Abu Ghraib. Le comportement des individus lambda lorsqu'ils sont investis d'un pouvoir sur autrui et affranchis de toute responsabilité révèle un scénario constant et terrifiant. C'est la raison pour laquelle il a fallu des milliers d'années pour mettre en place des institutions et créer des sociétés ordonnées.
Puis les Européens sont arrivés. En 500 ans, nous sommes revenus aux temps de l'obscurantisme.
Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est la pratique systématique et généralisée de l'impunité. Des plus hautes sphères jusqu'aux plus bas échelons. De Trump à l'agent de l'ICE. De Netanyahu au colon armé. Du Conseil de paix à l'entrepreneur privé à Gaza.
La psychopathie par ruissellement.
Gaza, leur fantasme par excellence.
Pour les sadiques, Gaza, c'est le paradis.
Une population de 2,3 millions d'individus dépouillés de toute autonomie, de toute protection et de tous leurs droits. Des centaines de milliers d'enfants traumatisés au-delà de tout entendement, en quête désespérée d'un peu de compassion. Un territoire dévasté où tout peut arriver, où personne ne regarde, où l'impunité est reine.
C'est exactement ce qu'ils souhaitaient. C'est ce que des décennies de propagande et de planification ont engendré. Pas la paix. Ni la sécurité. Un terrain de jeu pour les prédateurs.
La "classe Epstein" guette - ces milliardaires, agents du renseignement et manipulateurs politiques qui estiment que leur fric et leur pouvoir leur donnent tous les droits, y compris celui de disposer des corps d'enfants. Elle se prépare. Elle ne perçoit pas la catastrophe humanitaire à Gaza, mais une opportunité.
Et le Conseil de la pédophile paix la leur fournira, emballée dans la rhétorique de la reconstruction et du développement, légitimée par l'autorité du gouvernement américain et protégée de tout regard critique par les mêmes pouvoirs qui ont protégé Epstein pendant des décennies.
"La psychopathie européenne a tout contaminé. Même les religions chrétienne et juive d'Asie occidentale qu'elle transforme en cultes suprémacistes raciaux meurtriers".
Le silence des Églises occidentales
Où sont donc les chrétiens occidentaux ?
Pas les chrétiens sionistes, ces blasphémateurs qui ont transformé l'Évangile en une arme au service du nettoyage ethnique. Nous savons où ils en sont, célébrant le génocide comme l'accomplissement d'une prophétie, signant des chèques aux organismes qui arment les colons, votant pour des politiciens qui promettent toujours plus de morts.
Mais où est le christianisme des Béatitudes ? Le christianisme qui bénissait les artisans de paix et promettait que les humbles hériteraient de la terre ? Le christianisme qui commandait d'aimer son ennemi et de prendre soin des plus démunis ?
Les chrétiens palestiniens, la plus ancienne communauté chrétienne de la planète, ont lancé un avertissement. Selon eux, le sionisme chrétien est "une idéologie politique" qui "menace l'existence" de leur communauté. Ils sont victimes d'un nettoyage ethnique sur la terre foulée par le Christ, tandis que leurs coreligionnaires occidentaux financent et célèbrent leur dépossession.
La psychopathie européenne a tout contaminé. Même les religions d'Asie occidentale chrétienne et juive qu'elle transforme en cultes meurtriers prônant la suprématie raciale.
Interdire aux organisations humanitaires, comme Médecins sans frontières ou Oxfam, de nourrir les affamés et de soigner les malades, est peut-être l'acte le moins chrétien qui soit. C'est une attaque directe contre les œuvres de miséricorde qui définissent l'éthique chrétienne depuis deux millénaires.
Et pourtant, les méga-églises proclament leur soutien à Israël. Les télévangélistes, avec leurs grosses montres en or, expliquent pourquoi les enfants palestiniens doivent mourir pour que s'accomplisse la prophétie. Les nationalistes chrétiens défilent avec des torches, arborant des symboles chrétiens associés aux symboles fascistes.
Et après l'empire ?
L'empire américain est en phase terminale. C'est un consensus parmi les historiens, les analystes et les stratèges de tous bords politiques. La question n'est pas de savoir s'il va s'effondrer, mais comment et quelles horreurs il commettra au cours de ses derniers soubresauts.
Les empires en déclin ne s'éteignent pas en douceur. Ils se débattent. Ils tentent d'assurer leur approvisionnement en ressources avant de perdre toute capacité à les réquisitionner. Ils extériorisent leurs crises internes via des agressions militaires. Ils font des minorités des boucs émissaires, pourchassent des ennemis imaginaires et exigent toujours plus de sacrifices de leurs populations.
Ils déchaînent également les sadiques.
Les contraintes jusque-là efficaces pour contenir les psychopathes, telles que le besoin de légitimité, l'apparence de la loi et le vernis de la civilisation, sont alors abandonnées. Il ne reste alors plus que le pouvoir nu, et ceux qui sont prêts à s'en servir sans scrupules deviennent les serviteurs les plus prisés de l'empire.
Voilà où nous en sommes. Trump et Netanyahu, Blair et Kushner, les milliardaires qui achètent des sièges au Conseil de la paix, ou encore les mercenaires qui touchent 2 000 dollars par jour pour terroriser des enfants qui regardaient Sesame Street avant le 7 octobre et mendient aujourd'hui quelques miettes de nourriture : tels sont les traits de l'effondrement impérial.
Ils ne bâtissent pas de nouvel ordre. Ils se nourrissent du cadavre de l'ancien.
"L'impérialisme, la logique du pédophile".
Les enfants nous regardent
En fin de compte, on en revient toujours aux enfants.
Des nourrissons palestiniens meurent de froid dans des tentes déchirées par les bourrasques hivernales, tandis que leurs mères les serrent dans leurs bras et attendent en vain un peu de chaleur.
Des dizaines, voire des centaines de milliers d'orphelins sont "confiés" au Conseil de paix de Trump, en quête d'amour, et livrés au réseau qui a engendré Epstein.
Des enfants migrants ont disparu dans le système de détention américain, et on ne sait rien de leur sort.
Les enfants américains s'entraînent à tirer dans leurs salles de classe, apprenant ainsi qu'aucun lieu n'est plus sûr, que les adultes ne les protégeront pas et que c'est ainsi que tourne le monde.
Ces enfants nous observent. Ils observent ce que nous tolérons. Ils apprennent ce que les adultes tolèrent, quelles cruautés nous tolérons, quelle barbarie nous acceptons en échange du confort et du bien-être.
Ils portent le témoignage de ce que nous leur laissons en héritage via notre silence et notre complicité.
Et si l'univers connaît une justice, un ordre moral au-delà du chaos que nous avons créé, ils nous tiendront pour responsables.
La logique du pédophile
La théorie économique du ruissellement est une pure invention. Elle n'a jamais existé. La richesse se concentre au sommet, fruit de l'exploitation et préservée par la violence.
En revanche, la psychopathie du ruissellement est bien réelle. Le droit d'être cruel déborde vers le bas comme de l'eau, s'insérant dans chaque fissure et chaque crevasse, infectant chaque institution et chaque relation, empoisonnant tout ce qu'il touche.
Des meetings de Trump aux armes des colons. Du micro de Netanyahu aux poings des agents de l'ICE. Du Conseil de la paix au cercle des entrepreneurs. De l'algorithme qui amplifie la haine à l'enfant qui assimile la cruauté à la norme.
Le système fonctionne comme prévu. Il n'est pas défaillant, mais opérationnel. Il remplit parfaitement sa mission, à savoir l'impunité pour certains et non la prospérité pour tous.
Le génocide de Gaza n'est pas le fruit du hasard. C'est l'expression la plus aboutie de ce que nous avons créé. C'est notre destination depuis des décennies. C'est l'avenir des populations une fois que le simulacre des règles, des normes et des lois aura été jeté aux oubliettes.
J'ai récemment entendu quelqu'un dire : "L'impérialisme, c'est la logique du pédophile". Et il avait raison. L'impérialisme transforme le monde en une utopie à l'usage de l'exploiteur. Pour ceux qui souhaitent abuser des plus faibles et des plus vulnérables en toute impunité. Toutes les conquêtes, les tueries de masse et l'accumulation de richesses n'ont qu'un seul et même objectif : agir comme Epstein. Faire ce que les colonisateurs ont infligé aux enfants indigènes. C'est ce que les esclavagistes ont pratiqué sur les enfants détenus dans des usines de reproduction d'esclaves. Violer en toute impunité.
La Palestine n'est pas un cas isolé. La Palestine est le précédent.
Traduit par Spirit of Free Speech