26/01/2026 ssofidelis.substack.com  6min #302960

 L'Iran sur le pied de guerre : Trump menace d'intervenir pour «soutenir les émeutiers». Téhéran menace les intérêts américains et célèbre le «Conquérant de Khaybar»

Amman, Abu Dhabi et Londres prêts à contribuer à l'« attaque musclée » de Washington sur l'Iran

(Crédit photo © US Air Force)

Amman, Abu Dhabi & Londres prêts à contribuer à l'"attaque musclée" de Washington sur l'Iran

Par la rédaction de  The Cradle, le 26 janvier 2026

L'aide serait axée sur la défense d'Israël, des bases américaines et des infrastructures énergétiques clés dans la région.

La Jordanie, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni sont prêts à fournir à Washington des renseignements et un soutien logistique en cas d'attaque américaine contre l'Iran, a  rapporté le journal hébreu Israel Hayom ce week-end.

Selon l'article, les hauts responsables du gouvernement du président américain Donald Trump font pression pour une "attaque musclée" sur l'Iran, une "décision stratégique fondamentale".

Le média ajoute que l'attaque américaine sera soutenue par Abou Dhabi ainsi que par plusieurs pays européens et le Royaume-Uni.

Cette contribution pourrait inclure le partage de renseignements et de données opérationnelles, ainsi que l'aide à l'interception des missiles balistiques ou des drones iraniens, comme cela a été le cas lors des précédentes frappes iraniennes contre Israël.

Israel Hayom affirme que ces opérations auront pour objectif de défendre Israël, les bases américaines en Asie occidentale et les infrastructures énergétiques.

Ce rapport intervient alors qu'Israël est en état d'alerte maximale face à la possibilité de frappes américaines et de représailles iraniennes.

"Nous ne savons pas où cela va mener. Nous constatons le renforcement des effectifs américains, tant dans le golfe Persique que dans toute la région",

a déclaré le  chef du commandement nord de l'armée israélienne, Rafi Milo, à la chaîne hébraïque Channel 12.

"Nous sommes très vigilants, très préparés et prêts à la fois à nous défendre fermement et à préparer des ripostes offensives".

Le rapport d'Israel Hayom fait suite à une réunion qui s'est tenue ce week-end entre le chef du  CENTCOM américain et le chef d'état-major israélien, leur deuxième rencontre ce mois-ci.

L'armée américaine a déployé ces derniers jours un porte-avions et d'autres moyens militaires importants dans la région.

Une source citée lundi par  Fox News a déclaré que l'USS Abraham Lincoln n'a pas encore pénétré dans la zone de responsabilité du CENTCOM dans l'océan Indien.

"Il en est proche, mais techniquement pas encore dans le CENTCOM",

a déclaré la source, ce qui signifie que le porte-avions n'est pas encore à portée de frappe de l'Iran.

Cameron Chell, PDG et cofondateur du constructeur aéronautique Draganfly, a déclaré à Fox News que les drones iraniens constituent une "menace crédible" pour le porte-avions.

"Les capacités de l'Iran en matière de drones se chiffrent en dizaines de millions de dollars. En associant des ogives à faible coût à des plateformes de lancement peu coûteuses, essentiellement des avions pilotés à distance, l'Iran a développé une menace asymétrique efficace contre des systèmes militaires hautement sophistiqués. Si des centaines d'entre eux sont lancés en peu de temps, il est presque certain que certains passeront à travers les mailles du filet".

"Les systèmes de défense modernes américains n'ont pas été conçus à l'origine pour contrer ce type de stratégie de saturation", a-t-il ajouté.

Au cours des dernières semaines, l'Iran a été confronté à des émeutes généralisées après que les manifestations économiques ont dégénéré en violences à la suite de l'effondrement de la monnaie iranienne, causé par des années de sanctions brutales imposées par les États-Unis.

Des groupes de défense des droits humains basés en Occident affirment que des milliers de manifestants pacifiques ont été tués. L'Iran a arrêté des centaines d'émeutiers armés, dont beaucoup reconnus comme ayant des liens avec le Mossad et responsables du meurtre de nombreux civils.

L'ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo, a admis début janvier que des agents du Mossad étaient présents sur le terrain lors des manifestations.

Plusieurs rapports ont confirmé l'utilisation par l'Iran de brouilleurs GPS militaire pour bloquer Starlink, qui avait été déployé en Iran dans le cadre d'une initiative soutenue par les États-Unis pour "aider" les manifestants alors qu'internet était coupé.

L'Iran a ainsi pu réduire considérablement les émeutes et les opérations de sabotage soutenues par l'étranger, qui ont notamment causé la mort de plus de 100 membres des forces de sécurité et policiers. Des dizaines de milliers d'appareils Starlink ont été saisis ou désactivés.

Les troubles en Iran ont commencé le 29 décembre 2025 à la suite de manifestations de rue déclenchées par une forte chute du rial iranien.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé le 23 janvier dans un message publié sur X que le nombre total de morts à la suite des émeutes s'élevait à 3 117, dont 2 427 civils et membres des forces de sécurité, et 690 "terroristes".

  substackcdn.com Seyed Abbas Araghchi@araghchi Mayhem of the recent terrorist operation in Iran: ● 305 ambulances and buses ● 24 gas stations ● 700 convenience stores ● 300 private homes ● 750 banks ● 414 government buildings ● 749 police stations ● 120 Basij centers ● 200 schools ● 350 mosques ● 15 libraries ● 2  substackcdn.com JD Vance @JDVance Our plan is very simple: if you storm a church or assault a federal officer, we're going to do everything we can to put you in prison. 1:14 PM · Jan 23, 2026 · 1.12M Vues -- 4.64K Réponses · 2.68K Reposts · 8.5K Likes

Trump a annulé son attaque prévue contre l'Iran en début de mois, après avoir promis de frapper "durement" le pays et de "secourir" les manifestants. Le président a déclaré avoir changé d'avis après que l'Iran a décidé de ne pas exécuter des centaines d'émeutiers détenus. L'Iran a démenti cette information.

Trump fait pression sur son équipe pour qu'elle élabore des options "décisives" en vue d'une attaque contre la République islamique, après avoir annulé une frappe prévue au début du mois, a rapporté le Wall Street Journal (WSJ) le 20 janvier.

La République islamique a promis de frapper les bases militaires américaines dans la région si Washington décidait d'attaquer.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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