
La Chine envoie un ultimatum aux États-Unis pour qu'ils libèrent le président Nicolas Maduro et sa femme députée Cilia Flores.
Le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine a publié un communiqué qualifié de «Dernier avertissement» adressé directement au gouvernement américain.
Cette demande marque un point de haute tension dans les relations diplomatiques entre les deux pays. La Chine affirme dans le communiqué que toute action contre la liberté du dirigeant vénézuélien ne sera pas considérée seulement comme une agression contre la nation sud-américaine, mais comme une attaque directe contre la stabilité de l'ordre multipolaire et aux intérêts stratégiques de la Chine dans la région.
«Ne sous-estimez pas notre détermination» affirme le porte-parole de la chancellerie chinoise qui a utilisé un langage assez fort.
«La patience de la Chine a des limites, les États-Unis jouent avec le feu en essayant de saper la volonté d'un peuple souverain et d'enlever son dirigeant légitime. Nous exhortons Washington à corriger son erreur immédiatement avant que la situation n'entre dans une phase de non-retour», a déclaré le communiqué.
Cette initiative diplomatique doit être mise en regard avec le choix de la Chine mais aussi du Brésil de défendre l'ONU et on assiste à une volonté de s'appuyer sur une légalité internationale dont on peut pourtant considérer qu'elle a fonctionné jusqu'ici en faveur des USA et du monde occidental. Mais là aussi il faut mesurer que la loi de la jungle, le Far West que joue Trump est peu susceptible de renverser la tendance, mais de créer des dégâts avec un désordre généralisé, un vandalisme sans limite. En outre, toutes les institutions ne sont pas que le produit de la volonté du capital même à son stade impérialiste, elles sont le produit de la lutte des classes étendue à l'échelle de la planète y compris à travers des guerres et la charte de Nations unies en est l'exemple. Il faut également commencer à voir l'ampleur d'une telle mobilisation en voyant quelle coïncide avec un appel de Lula à l'union des latino-américains et à cette initiative sur laquelle nous reviendrons du vice-président du KPRF Novikov, le plus proche des Chinois et des Cubains en faveur de la libération de Maduro (initiative relayée par l'Ambassade de Russie). Qu'un tel appel comme celui de défendre Cuba soit lancé alors même que se met en place une offensive tout aussi illégale, celle de l'attaque de l'Iran, initiative qui inquiète même les autres puissances de la région n'est pas sans importance. C'est tout le sens du monde multipolaire en défense de l'humanité qui se joue tandis que se trame en coulisse la chute financière de l'empire.
Histoire et société
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Les parlementaires russes créent une commission pour la libération du président Nicolás Maduro
par TeleSur
Dmitri Novikov a souligné que le comité qu'il représente est composé de personnes qui croient fermement à la prévalence des principes et de la conscience dans le monde, et pour lesquelles elles sont prêtes à se battre.

Dmitry Novikov, premier vice-président de la commission des affaires internationales de la Douma d'État et vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR), a annoncé mercredi 28 janvier la création d'un comité public dédié à la libération du président vénézuélien Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores.
Ce comité est composé de 27 membres, a-t-il expliqué. «Nous luttons pour la libération de Nicolás Maduro, convaincus d'être dans notre bon droit et forts de notre expérience en la matière», a ajouté Novikov.
Novikov a insisté sur la nécessité d'un combat guidé par l'honneur, la conscience et les principes. «Il ne s'agit pas de dire : s'il y a 99% de chances de succès, je participe, et s'il n'y en a que 9%, je reste à l'écart», a-t-il déclaré, soulignant que la solidarité doit être inconditionnelle dans ces batailles.
Le responsable a souligné que le comité qu'il représente est composé de personnes qui croient fermement à la prééminence des principes et de la conscience dans le monde, et qui sont prêtes à les défendre. Par ailleurs, Dmitri a rappelé qu'il existe des précédents et des exemples de réussite qui démontrent la viabilité de telles causes, comme la libération du leader sud-africain et futur président, Nelson Mandela.
Le parlementaire russe a réaffirmé l'engagement indéfectible de sa commission, assurant qu'elle poursuivrait son travail de manière systématique et avec une persévérance soutenue au fil du temps.
«Ce travail repose sur la conviction profonde que la solidarité internationale et la défense active du droit et de la justice sont des piliers fondamentaux», a-t-il souligné.
Enfin, le parlementaire a exprimé sa certitude que, même dans les circonstances les plus complexes et les plus défavorables, l'application de ces valeurs peut aboutir à des résultats concrets et tangibles.
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a été enlevé avec son épouse, la Première dame Cilia Flores, le 3 janvier, après que les forces américaines ont bombardé Caracas et d'autres régions du pays, faisant une centaine de morts et un nombre similaire de blessés.
Actuellement, le président vénézuélien est emprisonné illégalement dans une prison de haute sécurité, aux mains du système judiciaire américain, sous de fausses accusations de trafic de drogue et d'armes.
source : TeleSur via Histoire et société