
Par Nate Bear, le 4 février 2026
Depuis ce matin [4 février], Israël a tué 21 personnes à Gaza portant à plus de 500 le nombre total de Palestiniens assassinés depuis le faux cessez-le-feu, et ce, en plus des près de 40 personnes tuées cette semaine.
Ces derniers meurtres, survenus après le retour de tous les otages, ont notamment fauché des enfants qui dormaient dans leurs tentes depuis que leurs maisons ont été réduites en cendres par les frappes israéliennes.
Vous souvenez-vous des promesses d'Israël qui affirmait que les tueries cesseraient si le Hamas relâchait tous les otages ? Cette phrase a été répétée ad nauseam par les Israéliens et les sionistes à la télévision et sur les réseaux sociaux. La nouvelle rhétorique consiste à prétendre que si le Hamas se désarme, toute violence prendra fin.
Seuls les pantins et les imbéciles peuvent croire à de tels mensonges.
Israël a toujours tué des Palestiniens, bien avant le Hamas, bien avant l'enlèvement des citoyens et soldats israéliens, et bien avant tout autre mensonge que l'État génocidaire et ses partisans anônnent aujourd'hui pour justifier leurs crimes.
En fait, les Juifs tuaient déjà les Palestiniens avant même qu'Israël ne soit fondé.
La terreur sioniste
Entre 1938 et 1939, 36 attentats à la bombe et à l'arme à feu ont été perpétrés par des groupes terroristes juifs sionistes contre des Arabes à travers la Palestine. On peut notamment citer les attentats à la bombe simultanés perpétrés sur les marchés aux légumes de Haïfa et de Jérusalem en février 1939, l'attentat à la bombe contre un cinéma en mai de la même année, puis un autre attentat à la bombe contre le même marché de Haïfa en juin. Ces trois attentats ont tué à eux seuls plus de soixante Palestiniens.
Les attaques se sont régulièrement poursuivies tout au long des années 1940, jusqu'à la veille de la création d'Israël. Un mois avant la création d'Israël, les sionistes ont massacré plus de 100 Palestiniens, hommes, femmes et enfants, dans le village de Deir Yassin, près de Jérusalem.
Bien sûr, aucune de ces violences n'était motivée par la légitime défense ou la résistance à une puissance occupante. Il s'agissait simplement de crimes coloniaux et territoriaux, destinés à semer la terreur, à perpétrer un nettoyage ethnique et à atteindre l'objectif sioniste d'un État juif en Palestine.
Et en 1948, cet objectif a été atteint, non seulement avec l'aide de l'Occident, mais en collaboration avec l'Allemagne hitlérienne qui, en 1933, a signé un pacte avec les dirigeants sionistes facilitant le transfert de dizaines de milliers de Juifs d'Allemagne vers la Palestine.
La collaboration sioniste avec les nazis est un fait souvent omis dans l'histoire officiellement approuvée et expurgée de la création d'Israël.
Et lorsque les sionistes ont finalement obtenu leur terre promise, non pas en Europe, le continent historiquement oppresseur des Juifs, ni en Allemagne qui venait de les exterminer, mais en Palestine, ils ont repris leurs agissements, avec cette fois-ci le pouvoir de l'État en soutien.
La Nakba
Dans les mois suivant la proclamation de l'État d'Israël, environ la moitié de la population arabe de Palestine, soit 750 000 personnes, a été victime d'un nettoyage ethnique mené par les forces sionistes nouvellement investies du pouvoir. Des maisons ont été confisquées, oliveraies et vergers ont été saccagés et des milliers de personnes ont été massacrées pendant la Nakba. Parmi les événements marquants, on peut citer le massacre de Lydda, au cours duquel l'armée israélienne alors naissante a massacré plus de 400 Palestiniens, dont 250 ont été exécutés dans une mosquée. Le massacre de Safsaf, au cours duquel des soldats israéliens ont abattu 70 civils. Et le massacre d'Abu Shusha, au cours duquel des dizaines de Palestiniens ont été assassinés chez eux.
Ces massacres se sont poursuivis jusque dans les années 1950. En novembre 1956, les troupes israéliennes ont aligné des centaines de Palestiniens contre un mur à Khan Younis, dans la bande de Gaza, et les ont sommairement exécutés. Un soldat israélien a écrit à sa petite amie :
"Nous en avons tué des centaines, mais pour moi, ce n'est pas encore assez".
Des décennies avant le Hamas. Des décennies avant les otages. Des décennies avant Netanyahu.
Or, en réalité, il s'agit de tout autre chose, à savoir la colonisation, le nettoyage ethnique et la suprématie juive.
Voilà pourquoi les massacres se sont poursuivis et n'ont jamais cessé. Khan Younis, aujourd'hui peuplée de tentes, a été bombardée par Israël au début de la semaine.
On pourrait être tenté de qualifier le génocide de Gaza d'aboutissement, mais cela impliquerait une sorte de finalité, la fin d'un processus.
Or, le processus est sans fin. En février 2026, le sang des Palestiniens continue de couler et personne ne bouge pour y mettre fin.
Opposition d'Einstein
Rien de tout cela n'est vraiment complexe. Et prétendre que ça l'est, comme beaucoup persistent à l'affirmer à tort, même après tout ce à quoi nous avons assisté, est en soi une forme de propagande génocidaire anti-palestinienne qui brouille l'évidence de la situation.
La situation est la suivante : un État juif ethno-supremaciste enferme les communautés arabes derrière des barbelés et des checkpoints dans des complexes surveillés par l'intelligence artificielle, leur vole leurs maisons et extermine leur population. Quotidiennement, tous les jours, toutes les semaines, tous les mois. Et il en va ainsi depuis le jour de sa création.
À l'époque, certains Juifs ont craint cette issue. Ils redoutaient l'émergence d'un État juif qui serait, selon eux, un mal générationnel.
Dans une lettre adressée en 1948 aux dirigeants sionistes, Albert Einstein les qualifiait de "terroristes et de criminels" et prédisait que la colonisation de la Palestine entraînerait une "catastrophe finale" pour les Juifs.
Je ne vais pas vous refaire l'histoire, d'autant que vous la connaissez très bien, mais Israël semble vouloir se réhabiliter. Les sionistes contrôlent désormais les principaux médias, notamment CBS News et TikTok, et les contenus pro-palestiniens sont fortement censurés. Gaza est en train de disparaître de la conscience publique.
Je crains que les gens ne se lassent. Que nous nous lassions. Que la propagande porte ses fruits. Je crains qu'Israël et les sionistes, déterminés à exercer un contrôle total sur l'information, ne gagnent la partie. Que lorsque Netanyahu affirme ( 2006814011543925215)que le nouveau champ de bataille s'étend aux réseaux sociaux et que la vente forcée de TikTok a été "cruciale" pour Israël, il ait raison. Je crains que lorsque nouveau PDG de TikTok dit ( 2015692335967826273) censurer les contenus anti-génocide et travailler avec plus d'une vingtaine d'organisations juives pour faire taire les voix pro-palestiniennes, il ait raison.
Après avoir vu le génocide en haute définition, je crains que les nantis du cœur de l'empire n'estiment qu'il est trop radical de voir Israël-Palestine en noir et blanc, alors qu'une compréhension en noir et blanc est la seule qui vaille.
Cet article répond donc à cette crainte, en quelque sorte.
Nous ne devons jamais oublier ce qu'Israël a commis à Gaza. Avec le soutien de nos gouvernements. Des massacres financés avec nos impôts, des enfants déchiquetés avec notre argent, des villes, des lieux de vie communautaire, de culte, de rire, d'affaires et de divertissement réduits en ruines et en poussière.
La semaine dernière, un soldat israélien a publié une photo du "coucher de soleil" à Rafah sur son compte Instagram. Et ils en sont fiers. Voilà ce que nous avons financé. Voilà ce que signifie le soutien à Israël. Tel est le sionisme.
Ne perdons jamais de vue les victimes individuelles au fil des massacres. Muhammed Bhar, un jeune homme atteint du syndrome de Down, a été déchiqueté par les chiens d'attaque de l'armée israélienne. Une âme si tendre et si douce qu'il caressait les chiens en train de le tuer, tentant de les apaiser en leur disant que tout va bien. Hind Rajab, une fillette de cinq ans, a été retrouvée morte, au téléphone avec les ambulanciers. Elle était entourée des corps de sa famille, tous assassinés. Elle a dit aux ambulanciers qu'elle ne voulait pas essuyer le sang qui coulait de sa bouche, car cela tacherait ses vêtements et sa mère s'en fâcherait. Hind a été assassinée de sang-froid alors qu'elle était au téléphone, son corps déchiqueté par des centaines de balles tirées par un soldat israélien à quelques mètres de là. Anas Al-Sharif et tous les autres journalistes ont été assassinés à Gaza pour avoir documenté leur propre génocide.
Les ruines de Rafah photographiées par un soldat de l'armée israélienne
Nous ne devons jamais oublier ce que Gaza nous révèle de la nature monstrueuse du système occidental et du capitalisme impérialiste.
Nous ne devons jamais oublier que les Palestiniens toujours servi de cobayes aux armes de guerre occidentales, et que la technologie des drones testée à Gaza nous surveille désormais dans nos villes.
N'oublions jamais que les terroristes de l'ICE et du contrôle des frontières américains, qui sèment désormais la terreur dans les villes américaines, sont formés par l'armée israélienne.
N'oublions jamais qu'il n'est nullement question de justice, de tenir Israël pour responsable ou de reconstruire Gaza, mais de racket criminel de la mafia Trump, baptisé "Conseil de paix".
Nous ne devons jamais oublier que la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres États occidentaux ont reconnu un État palestinien non pas parce qu'ils croient sincèrement en la création d'un tel État ou parce qu'ils considèrent les Palestiniens comme un peuple digne et légitime, mais pour tenter de faire taire les critiques de leurs politiques pro-israéliennes et pro-génocide.
Après tout, qu'ont-ils obtenu avec cette reconnaissance ? Strictement rien. Ils ont reconnu un État uniquement pour laisser Israël le détruire, car l'agresseur n'est autre qu'Israël.
N'oublions jamais le contrôle que le lobby sioniste exerce sur notre politique, œuvrant dans l'ombre pour camoufler les atrocités israéliennes, pour que l'argent continue d'affluer vers Israël et que ce pays ne soit jamais tenu responsable de ses crimes.
Ne nous laissons jamais intimider par les accusations d'antisémitisme, si efficacement utilisées depuis des décennies pour faire taire les critiques d'Israël, de ses dirigeants juifs et de la diaspora juive pro-israélienne.
Ne cédons pas à la désinformation sioniste prétendant que le conflit serait complexe.
Ni même à l'idée qu'il s'agirait d'un conflit.
Il n'y a pas de conflit. Il n'y a qu'une colonie de voleurs, mus par la soif de sang palestinien et arabe.
Il n'y a que l'apartheid et le génocide.
Nous devons prendre conscience que la violence, le génocide et l'apartheid ne cesseront que lorsque les Palestiniens auront disparu ou qu'Israël aura cessé d'exister. Que l'État juif ethno-supremaciste aura été vaincu. Quand le sionisme sera vaincu. La violence ne cessera que le jour où seul l'État de Palestine subsistera, gouverné par les expulsés, les persécutés et les génocidés.
Le génocide ne prendra fin que lorsque la Palestine sera à nouveau aux mains des Palestiniens.
Einstein avait raison.
Israël n'est plus qu'un fléau générationnel.
Son existence nous prive tous de notre humanité collective.
Mettre fin au sionisme et à son projet politique est essentiel, avant tout pour les Palestiniens.
Mais aussi pour tout espoir d'un avenir humain décent.
Traduit par Spirit of Free Speech
¡Do Not Panic!
Never Forget Gaza And What It Means About Everything
Israel has killed 21 people in Gaza since dawn today, a killing spree which follows the nearly 40 killed earlier this week, bringing the total number of Palestinians murdered since the fake ceasefire to more than 500...