
par Mounadil al Djazaïri
La circoncision est un acte qui peut être pratiqué pour des motifs profanes mais le plus souvent religieux comme en Islam et dans le judaïsme.
Cette pratique de la circoncision fait en ce moment l'objet d'une sévère passe d'armes entre Bill White, l'ambassadeur des États Unis à Bruxelles et le gouvernement belge.
Vous vous demandez certainement en quoi est-ce qu'un ambassadeur américain ou autre peut être concerné par la question de la circoncision dans le pays où il est affecté.
Eh bien, c'est que si en Belgique la circoncision est autorisée elle doit être pratiquée par un médecin ou en présence d'un médecin.
Or les autorités belges ont soupçonné trois "mohels" ou circonciseurs rituels juifs d'avoir pratiqué des circoncisions hors la présence d'un médecin., ce qui a motivé des perquisitions à leurs domiciles anversois en mai dernier et une procédure judiciaire.
Les choses auraient pu en rester là, du moins en attendant la décision de justice mais l'ambassadeur des États Unis à Bruxelles a décidé de s'immiscer dans cette affaire belgo-belge en accusant le gouvernement belge en la personne du ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke d'"antisémitisme et de persécution". L'argument imparable de l'ambassadeur est que les mohels pratiquent des actes pour lesquels ils " sont formés depuis des milliers d'années".
Bill White est allé jusqu'à appeler "à mettre fin aux poursuites éventuelles contre ces trois mohels, qualifiant dans la foulée le ministre Vandenbroucke de"très impoli"".

La réaction des autorités belges, par la voix de leur chef de la diplomatie, a été très vive face à cette ingérence flagrante dans une affaire interne qui par ailleurs est entre les mains de la justice.
Mais comme d'habitude ce ministre est tombé dans le panneau qui consiste à défendre son gouvernement et à son pays de toute complaisance à l'égard de l'antisémitisme au lieu de se contenter comme cela a été fait également de rejeter l'ingérence du diplomate américain qui, comme d'autres ambassadeurs nommés par Donald Trump, n'est pas un diplomate mais plutôt un homme d'affaires.

L'ambassadeur des États Unis a été convoqué au ministère des Affaires étrangères. Contrairement à son collègue ambassadeur en France, il a répondu à la convocation de ministère belge où on lui a tenu notamment ce langage :
"Les attaques personnelles contre un membre du gouvernement belge et toute ingérence dans les affaires intérieures de la Belgique constituent une violation de ces règles diplomatiques essentielles".
Ce n'est pas cela qui aura changé quoi que ce soit à la façon de voir de cet ambassadeur mais au moins les choses lui auront été dites.
Les accusations d'antisémitisme à l'égard de la Belgieue, de son gouvernement ou de ses citoyens (difficile de savoir) ont été prolongées par le ministre des Affaires étrangères de l'entité sioniste Gideon Sa'ar qui se comporte comme si son État représentait une autorité morale juive et comme si les sujets juifs du royaume de Belgique étaient régis par son gouvernement.
Minister Prévot, a few undeniable facts:
According to Belgian data, there has been a sharp and consecutive rise in antisemitic attacks in Belgium for more than five years.
Jews in Belgium are afraid to wear a Kippah in the streets.
Two Jewish cemeteries were desecrated.
There... t.co- Gideon Sa'ar |גדעון סער (@gidonsaar) February 16, 2026
Je souhaite bien du plaisir aux Belges juifs dans leurs efforts pour comprendre s'ils sont sous la responsabilité du gouvernement belge, de celui des États Unis ou de l'entité sioniste.
source : Mounadil al Djazaïri