Le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné la convocation, aux États-Unis, du "Conseil de la paix" pour Gaza.
Dans un communiqué publié jeudi, le Hamas a affirmé que toute décision politique ou tout accord concernant Gaza devait reposer sur un arrêt total de l'agression israélienne.
Il a également réaffirmé la nécessité de lever le siège imposé à Gaza et de garantir aux Palestiniens leur droit à la liberté et à l'autodétermination.
Le Hamas a critiqué la tenue de cette session alors qu'Israël poursuit encore ses crimes dans ce territoire ravagé par la guerre.
"La convocation de cette session, alors que se poursuivent les crimes de l'occupation et que celle-ci continue de violer l'accord de cessez-le-feu, oblige la communauté internationale et les parties participant au Conseil à prendre des mesures concrètes pour contraindre l'occupation à cesser son agression, à ouvrir les points de passage, à permettre l'entrée sans entrave de l'aide humanitaire et à entamer immédiatement la reconstruction", précise le communiqué.
Le mouvement de résistance palestinien a appelé les médiateurs à garantir la mise en œuvre effective de l'accord de cessez-le-feu et à empêcher Israël d'en entraver l'application.
Le Hamas a averti que tout véritable effort international visant à instaurer la stabilité à Gaza devait s'attaquer à la cause profonde du problème - l'occupation israélienne - et permettre aux Palestiniens de jouir pleinement de leurs droits.
A lire: Project Sunrise : plan américain pour transformer Gaza en métropole côtière high-tech (rapport)
Jeudi, le président américain Donald Trump a présidé la réunion inaugurale de son "Conseil de la paix" à Washington, à l'Institut américain de la paix.
La réunion s'est principalement concentrée sur la progression vers la prochaine phase d'un cessez-le-feu fragile à Gaza, la reconstruction d'après-guerre et les autres éléments du plan de paix en 20 points proposé par Trump pour la région.
Les pays membres ont engagé plus de 7 milliards de dollars pour les secours et la reconstruction de Gaza, et Trump a annoncé une contribution supplémentaire de 10 milliards de dollars de la part des États-Unis. Ces promesses de dons ont été saluées par les pays participants.
Certains pays ont également promis de fournir des troupes pour une Force internationale de stabilisation proposée pour Gaza.
Le "Conseil de la paix" a été officiellement lancé par Trump lors d'une cérémonie de signature à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026.
Trump l'a présenté comme une initiative destinée à stabiliser et à reconstruire Gaza après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, dans le cadre de son plan annoncé en octobre 2025.
Le Conseil est présidé par Trump et regroupe notamment le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'envoyé spécial Steve Witkoff, le gendre du président américain Jared Kushner et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
Nombre des objectifs énoncés dans le plan en 20 points de Trump ne se sont pas pleinement concrétisés sur le terrain.
Lire aussi: Le plan de Trump pour Gaza sert les intérêts stratégiques d'Israël, dénonce le Jihad islamique palestinien
La première phase visait à mettre fin immédiatement aux combats, à faciliter l'échange de prisonniers israéliens et palestiniens, à établir des limites pour le retrait israélien de certaines parties de Gaza, à permettre l'entrée sans restriction de l'aide humanitaire et à rouvrir le point de passage de Rafah entre Gaza et l'Égypte.
Bien que l'intensité quotidienne des attaques israéliennes ait diminué depuis le début du cessez-le-feu, toutefois, l'armée israélienne a tué plus de 600 Palestiniens et blessé plus de 1 600 autres depuis la fin de la guerre, soit en moyenne près de cinq morts par jour, selon des responsables palestiniens.
