
Par Larry C. Johnson, le 22 février 2026
Dimanche semble être le délai ultime pour que Trump prenne sa décision d'attaquer ou non l'Iran... C'est le dernier passage de ce message Xwitter (prononcé "SHITTER") qui a attiré mon attention :
"Mais son agenda montre qu'il a prévu de participer à deux réunions à la Maison Blanche ce jour-là. L'annulation a aussi été confirmée par le consulat américain à Milan".
Un Israélien confirme cette information dans un Xwitter connexe :

Le général Kenneth S. Wilsbach est actuellement le 24e chef d'état-major de l'armée de l'air américaine. Je tiens de source sûre que sa posture est la suivante :
"Il faut agir ou renoncer. Nous devons frapper maintenant ou attendre un mois. Les Iraniens ont une précision de tir déplorable, mais il vaut mieux opérer de nuit".
Ce dimanche marque le dernier jour où la lune sera peu visible. Comme je l'ai mentionné dans mon dernier article, les planificateurs de l'armée de l'air préfèrent opérer dans l'obscurité... Voler dans une zone de conflit avec une demi-lune ou une pleine lune crée des risques supplémentaires, du moins dans l'esprit des planificateurs. Il est vrai que l'enlèvement de Maduro s'est déroulé une nuit de pleine lune, ce qui est très inhabituel pour une mission des forces spéciales, mais les services du renseignement américains avaient obtenu la coopération de l'armée vénézuélienne pour désactiver les défenses aériennes du pays et permettre l'enlèvement de Maduro sans opposition significative.
L'Iran est un cas à part. Il s'attend à être attaqué et se prépare à riposter à toute attaque aérienne... De plus, ses capacités de défense aérienne ont été considérablement renforcées par les équipements russes et chinois. Dimanche, Trump devra décider s'il attaque maintenant ou s'il retarde l'opération. Il est toujours possible que Trump ignore l'avertissement du général Wilsbach sur une attaque de jour. Mais comme l'ont dit des responsables militaires et des services du renseignement à Trump, les Iraniens sont nuls en tir et l'armée de l'air américaine se montre très confiante quant à sa capacité à neutraliser efficacement la défense aérienne ennemie, aussi appelée SEAD.
Si Trump décide de frapper, les forces aériennes et navales américaines devraient commencer à attaquer l'Iran tard dimanche soir ou tôt lundi matin, heure iranienne.
Mais un autre facteur pourrait contraindre Trump à reporter son offensive : quatorze pays musulmans, dont tous ceux que les États-Unis considèrent comme leurs alliés, ainsi que trois grandes organisations islamiques, sont furieux contre Trump en raison des propos inqualifiables tenus par l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee. Lors d'une conversation mardi avec Tucker Carlson, M. Huckabee a déclaré
qu'"il est légitime pour Israël d'exercer son contrôle sur les territoires appartenant aux États arabes, y compris la Cisjordanie occupée".
Cette remarque stupide a déclenché une vague d'indignation de la part de l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l'Indonésie, du Pakistan, de la Turquie, du Qatar, du Koweït, d'Oman, de Bahreïn, du Liban, de la Syrie, de l'État de Palestine, ainsi que de l'Organisation de la coopération islamique, de la Ligue des États arabes et du Conseil de coopération du Golfe. On peut parler de mauvais timing.
La Jordanie et l'Arabie saoudite accueillent actuellement des centaines d'avions de combat américains et des avions-citernes qui ravitaillent ces avions. Est-ce que cela veut dire qu'ils bloqueront toute tentative américaine de lancer une attaque depuis leur territoire ? Peut-être. À noter que les Saoudiens et les Émiratis ont signé cette sévère condamnation alors qu'ils se sont copieusement écharpés ces deux dernières semaines. C'est la condamnation collective la plus virulente contre Israël depuis le début du génocide à Gaza.

Outre l'indignation des dirigeants politiques de la région à l'égard des États-Unis, un représentant de l'ayatollah Sistani, la plus haute autorité chiite en Irak, a récemment déclaré à l'ambassadeur iranien en Irak, Mohammad Kazem Al-Sadegh, qu'en cas d'attaque contre la vie de l'imam Khamenei lors d'éventuelles frappes américaines, l'ayatollah Sistani lancerait un ordre de jihad massif contre les forces américaines. À l'exception du Bahreïn, qui est à 60 % chiite, les autres membres du CCG comptent entre 10 % et 20 % de chiites dans leur population... C'est largement suffisant pour semer le trouble chez leurs dirigeants sunnites.
Si vous vous trouvez sur la côte est des États-Unis, vous saurez dès 16 heures [soit 22h en France] si Trump a décidé ou non de déclencher la Troisième Guerre mondiale. Dormez bien.
Traduit par Spirit of Free Speech
Son of the New American Revolution
DONALD TRUMP'S PROBLEMS IN THE MIDDLE EAST (AKA WEST ASIA) ARE MOUNTING
It appears that Sunday is the final moment when Trump will make his decision whether or not to attack Iran... It is the last paragraph in this Xwitter (pronounced, "SHITTER")message that caught my eye...