
Par la rédaction de The Cradle, le 25 février 2026
Le président a déclaré qu'il "ne permettra pas" à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et a qualifié la République islamique de "premier sponsor du terrorisme" dans le monde.
Le 25 février, le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé Washington de recourir à de la "propagande nazie" contre Téhéran dans le cadre d'une campagne de "désinformation malveillante" visant la République islamique.
Cette déclaration fait suite aux accusations du président américain Donald Trump, qui a reproché à l'Iran de travailler à la construction de missiles capables d'atteindre les États-Unis.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré :
"Les menteurs professionnels sont habiles à créer l''illusion de la vérité'"'Un mensonge suffisamment répété finit par devenir vérité' : telle est la loi de la propagande formulée par le nazi Joseph Goebbels. Elle est aujourd'hui systématiquement utilisée par l'administration américaine et les marchands de guerre qui l'entourent, en particulier le régime génocidaire israélien, pour servir leur sinistre campagne de désinformation et de mésinformation contre la nation iranienne", a ajouté M. Baghaei.
Il a ajouté que "tout ce qui est allégué concernant le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques iraniens et le nombre de victimes lors des troubles de janvier n'est qu'une répétition de gros mensonges", soulignant que "personne ne devrait se laisser berner par ces contrevérités flagrantes".
Quelques heures plus tôt, Trump a déclaré lors de son discours sur l'état de l'Union que l'Iran cherche à militariser son programme nucléaire et à construire des missiles capables d'atteindre les États-Unis.
"En tant que président, je ferai la paix partout où je le pourrai, mais je n'hésiterai jamais à affronter les menaces qui pèsent sur l'Amérique partout où nous le devons", a-t-il déclaré."Depuis leur prise de contrôle de ce fier pays il y a 47 ans, le régime et ses mandataires n'ont fait que répandre le terrorisme, la mort et la haine.
"Nous avons éliminé [Qassem] Soleimani... cela a eu un impact énorme", a ajouté le président.
"Ces deux derniers mois, les manifestations ont fait au moins 32 000 morts", a-t-il poursuivi, qualifiant les dirigeants iraniens de "terribles individus".
Trump a affirmé que le gouvernement iranien
"s'efforce de mettre au point des missiles capables d'atteindre les États-Unis d'Amérique."Nous avons réduit à néant [le programme nucléaire iranien], mais ils veulent tout recommencer et poursuivent actuellement leurs funestes ambitions. Ils veulent conclure un accord, mais nous n'avons pas entendu la phrase magique : 'Nous ne disposerons jamais de l'arme nucléaire'. Une chose est sûre : je ne permettrai jamais au premier sponsor mondial du terrorisme - ce qu'ils sont de loin - de disposer de l'arme nucléaire. Je ne peux pas le permettre".
Un rapport des services du renseignement américains a déterminé l'année dernière que Téhéran n'a pas l'intention de militariser son programme nucléaire.
Trump, dans son discours, a poursuivi ses menaces :
"Aucune nation ne doit jamais douter de la détermination des États-Unis. Nous disposons de l'armée la plus puissante au monde".
Les menaces de Trump ont commencé à s'intensifier en même temps qu'une vague meurtrière d'émeutes soutenues par le Mossad, qui ont fait des milliers de morts en Iran début janvier, parmi lesquels des civils et des agents de sécurité. Des groupes militants basés en Occident et des médias liés aux monarchistes iraniens ont affirmé que des dizaines de milliers de manifestants non armés auraient été tués.
Des centaines de personnes ont été arrêtées, dont beaucoup en lien avec des services du renseignements étrangers. Les meneurs des émeutes ont également fait passer clandestinement des appareils Starlink dans le pays afin de contourner la coupure d'internet imposée par Téhérán.
Une troisième série de pourparlers indirects entre les États-Unis et l'Iran se tiendra jeudi à Genève. Ces pourparlers coïncident avec le plus important déploiement aérien américain dans la région depuis l'invasion de l'Irak.
Washington continue d'exiger la fin des programmes nucléaires et balistiques iraniens et que Téhéran cesse de soutenir les groupes de résistance dans la région, ce que la République islamique refuse catégoriquement. L'Iran n'est disposé à aborder son programme nucléaire que dans le cadre des négociations, mais entend conserver le droit d'enrichir de l'uranium à un certain niveau.
Alors que les tensions s'intensifient, Téhéran a prévenu qu'en cas d'attaque de l' Iran, les installations et bases américaines dans toute la région seront bombardées.
Traduit par Spirit of Free Speech