
© EFE
Un C-130 Hercules s'est écrasé près d'El Alto, en Bolivie, dans le 27 février 2026.
Un avion militaire s'est écrasé le 27 février, conséquence d'un atterrissage manqué sur l'aéroport d'El Alto, près de la capitale administrative de la Bolivie. L'aéronef transportait des billets émis par la Banque centrale bolivienne, qui se sont éparpillés lors de la catastrophe. La police a dû disperser la foule qui tentait de les récupérer.
Un C-130 Hercules de l'armée de l'air bolivienne s'est écrasé le 27 février, après avoir manqué son atterrissage à l'aéroport d'El Alto, près de La Paz. L'appareil a fauché plusieurs véhicules sur une route avant de finir sa course.
Le bilan provisoire fait état d'"environ 20" morts, "peut-être un peu plus", a déclaré à la presse le chef de la division des homicides de la police, le colonel René Tambo, révisant à la hausse un premier bilan des pompiers donnant une quinzaine de victimes.
En provenance de la ville de Santa Cruz, l'avion transportait des billets émis par la Banque centrale de Bolivie, qui se sont éparpillés au sol. Selon des images de télévision, la police est intervenue avec du gaz lacrymogène afin d'écarter la foule qui tentait d'en récupérer.
Hoy es un dia de mucho dolor para la ciudad de El Alto y la Patria por el trágico accidente ocurrido en el aeropuerto de El Alto.Quiero expresar toda mi solidaridad y mis condolencias con las familias de los heridos y fallecidos.
Se que nada sirve de consuelo ante la pérdida...
- Rodrigo Paz Pereira (@Rodrigo_PazP) February 28, 2026
Le président Rodrigo Paz Pereira a exprimé toute sa solidarité et ses condoléances aux familles des personnes blessées et mortes. "C'est un jour de grande douleur", a déclaré le chef d'État sur le réseau social X.
Une douzaine d'interpellations à La Paz
Le ministère de la Défense a rapporté que les causes de l'accident étaient encore inconnues, et annoncé la création d'une commission d'enquête. Les opérations ont été suspendues temporairement à l'aéroport d'El Alto, le deuxième plus important de Bolivie.
Dans un communiqué, le ministère a souligné que l'argent transporté par l'appareil "ne porte ni numérotation ni série officielle" et était donc "dépourvu de valeur légale et d'un quelconque pouvoir d'achat", avertissant que "sa possession ou son utilisation constituent une infraction".
De son côté, le parquet de La Paz a dénoncé des pillages de commerces dans la zone par des personnes profitant du chaos ambiant, le procureur Luis Carlos Torres déclarant à la presse qu'"il y a eu 12 interpellations".