01/03/2026 francais.rt.com  4min #306339

 Le guide suprême iranien, Sayyed Ali Khamenei, assassiné par la coalition israélo-Us

Assassinat de Khamenei : la diplomatie russe dénonce « la chasse aux dirigeants d'États souverains »

Source: Gettyimages.ru

Les Iraniens pleurent la mort d'Ali Khamenei lors d'une manifestation à Qom, en Iran, le 1er mars 2026.

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a fait part ce 1er mars de l'"indignation" et du "profonds regrets" avec lesquels ont été reçu à Moscou les annonces concernant l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei et d'autres hauts dignitaires iraniens au cours des frappes menées contre l'Iran par les États-Unis et Israël.

"Les informations sur le décès du Guide suprême et chef spirituel de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi que de plusieurs membres de sa famille et de hauts responsables iraniens, à la suite de frappes de missiles et de bombardements menés par les États-Unis et Israël, ont été reçues à Moscou avec indignation et de profonds regrets", peut-on lire dans ce  communiqué publié ce 1er mars sur le site du ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie "condamne fermement et sans équivoque la pratique des assassinats politiques et de la"chasse"aux dirigeants d'États souverains, qui est contraire aux principes fondamentaux des relations interétatiques civilisées et constitue une violation flagrante du droit international", a poursuivi la diplomatie russe. Cette dernière a appelé à "désescalade immédiate, à la cessation des hostilités et à la reprise du processus politique et diplomatique".

La veille, alors que Washington et Tel Aviv entérinaient cette nouvelle attaque contre l'Iran, la diplomatie russe avait dénoncé un "acte d'agression armée  préalablement planifié et non provoqué contre un État souverain et indépendant, membre de l'ONU, en violation des principes et normes fondamentaux du droit international".

La mort d'Ali Khamenei, ainsi que de sa fille, son gendre et sa petite-fille, dans les frappes américano-israéliennes a été confirmée plus tôt dans la journée par la télévision iranienne. La mort de l'ayatollah avait été  annoncée la veille par Donald Trump, dans un message posté sur Truth Social.

Figurent également parmi les victimes de ces frappes Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense, le général Gholamreza Rezaian, chef des renseignements nationaux de la police et Salah Asadi, qui était à la tête du département du renseignement du commandement d'urgence.

Les forces iraniennes promettent "la plus féroce offensive" de leur histoire

Israël a également revendiqué avoir tué Ali Shamkhani, conseiller du Guide suprême et Mohammad Pakpour, chef des Gardiens de la révolution. Hossein Jabal Amelian, président du SPND, une division du ministère de la Défense chargée de développer les sciences et technologies défensives de la République islamique d'Iran, ainsi que son prédécesseur, Reza Mozaffari-Nia, ont également été tués.

Sur Telegram, le Corps des gardiens de la révolution a promis de lancer "la plus féroce offensive de l'histoire des forces armées de la République islamique d'Iran" contre Israël et les États-Unis. "Il vaut mieux qu'ils ne le fassent pas, car s'ils le font, nous les frapperons avec une force sans précédent",  a menacé de son côté, toujours sur son réseau social et avec ses habituelles lettres majuscules, le président américain Donald Trump.

Dans un  message de condoléances publié en milieu de journée sur le site du Kremlin et adressé à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé l'"assassinat cynique, contraire à toutes les normes de la morale humaine et du droit international".

Une période de deuil de 40 jours a été décrétée en Iran, en hommage à Ali Khamenei, qui avant de prendre la succession de Rouhollah Khomeini en tant que Guide suprême de la révolution islamique, avait été président du pays.

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