Le président iranien Massoud Pezeshkian a réaffirmé que son pays s'abstiendrait de toute action contre ses voisins tant que leur espace aérien, leur territoire ou leurs eaux territoriales ne seraient pas utilisés comme bases d'attaques contre le sol et la population iraniens.
Il a tenu ces propos lors d'un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours duquel les deux hommes ont discuté de la situation régionale à la suite de la récente agression militaire israélo-américaine contre l'Iran.
M. Pezeshkian a catégoriquement rejeté les allégations relayées par les médias proches d'Israël et des États-Unis, selon lesquelles l'Iran aurait lancé des frappes de missiles contre la Turquie.
Afin de dissiper tout malentendu, il a proposé la création d'une équipe technique conjointe irano-turque chargée d'enquêter sur les fausses allégations diffusées par les régimes et médias hostiles.
Le président iranien a également souligné que la République islamique a maintes fois affirmé sa volonté de réduire les tensions régionales.
De son côté, le président Erdogan a de nouveau présenté ses condoléances à la suite de la mort en martyr du Leader de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Seyyed Ali Khamenei. Il a également exprimé sa profonde tristesse à la suite du massacre de nombreux civils innocents, notamment les quelque 170 jeunes filles tuées lors de l'attaque contre l'école de Minab.
Par ailleurs, il a adressé ses félicitations à l'Ayatollah Mojtaba Khamenei pour être élu comme le nouveau Leader de la République islamique, lui souhaitant plein succès.
Le président Erdogan a réaffirmé la position constante de la Turquie contre toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de l'Iran et a souligné que l'escalade des tensions dans la région ne sert les intérêts à long terme de personne.
Il a affirmé que la Turquie n'a jamais envisagé de confrontation avec l'Iran, qu'elle comprend parfaitement la situation difficile que traverse l'Iran et qu'elle est prête à contribuer pleinement aux efforts d'apaiser les tensions.
M. Erdogan a souligné que la situation critique actuelle exige plus que jamais l'ouverture de canaux diplomatiques.

