
Par Finian Cunningham, le 9 mars 2026
Le régime de Kiev, impliqué dans le blanchiment d'argent, passe de la coupure de l'approvisionnement en pétrole des États membres de l'UE aux menaces de mort sur des chefs d'État, et Bruxelles ne trouve rien de mieux à faire que d'esquiver la question.
Le dernier rebondissement en date du régime corrompu de Vladimir Zelensky est la menace de mort proférée à l'encontre du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán.
Cette menace fait suite à la saisie par les autorités hongroises d'un convoi armé transportant 100 millions de dollars en espèces et en lingots d'or depuis l'Autriche vers Kiev. Cette opération pourrait être liée aux trafics de la mafia de guerre qui opère sous Zelensky.
Impossible d'inventer une histoire pareille. Un comédien habitué aux talons hauts et à jouer le rôle d'un président héros de soap opéra gouverne désormais par décret en dictateur, soutenu par les contribuables de l'UE, uniquement parce que Bruxelles laisse libre cours à ses obsessions russophobes. Et maintenant, cette marionnette corrompue menace d'assassiner des dirigeants élus.
Zelensky n'a pas nommément cité Orbán, mais lors d'une conférence de presse jeudi dernier, il a déclaré que l'identité de la personne (Orbán) ayant bloqué un prêt de 90 milliards d'euros proposé par l'UE à l'Ukraine a été communiquée à "nos militaires" qui "sauront se faire comprendre".
Le Premier ministre hongrois a qualifié ces propos de "menace de mort". Le ministère hongrois des Affaires étrangères a condamné le dirigeant ukrainien pour avoir "outrepassé toutes les limites".
Pourtant, l'Union européenne n'a pas condamné Zelensky. Un porte-parole adjoint de la Commission européenne s'est contenté de publier une déclaration vague, affirmant que
"ce type de langage est inacceptable... Les menaces contre les États membres de l'UE ne sauraient être tolérées".
Où restent les condamnations sans réserve des dirigeants européens, comme la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ou la commissaire aux Affaires étrangères, Kaja Kallas ?
Soyons clairs. Le président ukrainien informe le chef d'un État membre de l'UE que son nom figure sur une liste noire, et les plus hauts responsables du bloc n'ont rien à dire. Ils laissent à un attaché de presse subalterne de faire une déclaration insipide disant que "ce n'est pas acceptable".
Cet incident montre à quel point les dirigeants de l'UE cautionnent et participent à la guerre par procuration menée en Ukraine contre la Russie. Des menaces d'assassinat sont proférées et minimisées avec embarras, plutôt que de reconnaître qu'elles constituent une grave violation du droit international.
Le contexte est encore plus accablant. La Hongrie et la Slovaquie sont victimes d'un chantage énergétique de la part du régime ukrainien, car elles ont refusé de cesser d'acheter leur pétrole à la Russie, comme l'exigeaient Bruxelles et Zelensky.
Le 27 janvier, l'approvisionnement en pétrole de ces deux pays a été interrompu, le régime de Kiev affirmant qu'une frappe de drone russe aurait endommagé l'oléoduc Drushba qui achemine le pétrole de Russie vers l'Ukraine. Budapest et Bratislava ont accusé le régime de Kiev de "chantage énergétique".
Or, aucune frappe aérienne russe n'a touché l'oléoduc. Pourquoi la Russie se priverait-elle de ses clients ? Ce scénario n'a aucun sens et Moscou a rejeté l'accusation.
Comme toujours, il faut se demander à qui profite le crime.
Le régime de Kiev a unilatéralement interrompu l'approvisionnement pour faire pression sur la Hongrie et la Slovaquie et les amener à lever leur opposition à l'octroi de nouveaux prêts et d'une aide militaire par l'UE à l'Ukraine.
Le report des prétendues "réparations" du pipeline Drushba par l'Ukraine en dit long. La Hongrie et la Slovaquie sont désormais confrontées à une pénurie critique d'approvisionnement en pétrole, qui déstabilise leurs économies. Kiev refuse même d'autoriser des inspecteurs indépendants à évaluer les dommages présumés. Il est évident qu'il s'agit d'un coup monté. À part l'arrêt des pompes, il est probable que les prétendus dégâts soient purement imaginaires.
Le mois dernier, le gouvernement d'Orbán a provoqué un tollé au sein de l'Union européenne en opposant son veto à un projet de prêt de 90 milliards d'euros de la part de Bruxelles à l'Ukraine. Cette aide financière serait une bouée de sauvetage vitale pour soutenir le régime de Kiev et prolonger le conflit. Le refus de Budapest répondait notamment au "chantage énergétique".
Le blocage de l'approvisionnement financier compromet la capacité de Kiev et de ses sponsors européens à poursuivre le conflit. Le régime sera dans l'incapacité de poursuivre la guerre contre la Russie sans acheter davantage d'équipements militaires à l'OTAN. De plus, le blocage du prêt par la Hongrie constitue un obstacle au racket financier orchestré par l'Occident et le régime de Zelensky, grâce auquel des milliards de fonds publics sont blanchis au profit de sociétés, dont bénéficie largement la mafia ukrainienne.
Ce qui expliquerait cet étrange convoi d'argent liquide et de lingots d'or saisi par les autorités hongroises jeudi dernier. Deux véhicules blindés transportant 80 millions de dollars en espèces et 20 millions de dollars en lingots d'or ont été interceptés alors qu'ils quittaient l'Autriche pour se rendre en Ukraine. Parmi les individus arrêtés figurent d'anciens responsables des services de renseignement ukrainiens.
Ce mode de transfert physique de sommes aussi conséquentes plutôt que par virement bancaire électronique indique qu'il fallait que ces fonds ne soient pas traçables. Cette découverte confirme une fois encore le blanchiment d'argent frauduleux pratiqué par le régime de Zelensky. Cela n'a rien de surprenant, au vu des scandales de corruption et de détournement de fonds récurrents à Kiev sous le régime de Zelensky et de son entourage, qui ont acquis des portefeuilles immobiliers de luxe à l'étranger ces quatre dernières années.
La Hongrie et la Slovaquie sont les seuls États membres de l'UE, parmi les 27, à faire valoir des principes pour mettre fin à la guerre par procuration en Ukraine, au racket des citoyens européens et à la dette astronomique imposée aux générations futures.
Bruxelles, en guise de représailles, a fermé les yeux sur la coupure des approvisionnements en pétrole et le chantage énergétique du régime de Kiev. Aujourd'hui, Kiev a passé les bornes en proférant publiquement des menaces de mort sur un chef d'État européen, et l'élite bruxelloise n'a pratiquement pas réagi.
Les sponsors de la guerre par procuration de l'UE semblent davantage préoccupés par la mauvaise image de leur marionnette corrompue et trop gourmande de Kiev. Le chantage terroriste et les menaces de mort éhontés témoignent de la complicité des élites européennes.
Von der Leyen, Kaja Kallas et les élites bruxelloises craignent surtout un retour de bâton de la part des Hongrois qui pourraient voter pour le parti d'Orbán lors des élections législatives du mois prochain.
Et leur message est le suivant : blanchissez vos millions, usez du chantage et brandissez des menaces de mort. Mais pas trop ouvertement.
Traduit par Spirit of Free Speech