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Vue satellite des installations de Natanz, en Iran, le 12 mars 2026 [Photo d'illustration].
Lors d'une conférence de presse ce 16 mars avec son homologue kényan, le ministre russe des Affaires étrangères a réitéré la disponibilité de la Russie pour contribuer à l'obtention d'un cessez-le-feu dans le conflit opposant l'Iran à Israël et les États-Unis, accusant ces derniers de chercher à faire main basse sur l'uranium iranien.
"Ici on voit que les États-Unis veulent récupérer ces ressources énergétiques pour eux-mêmes, comme ils le font avec pratiquement toutes les ressources d'hydrocarbures en Amérique latine, dans le bassin des Caraïbes, le Golfe persique ou d'autres points de la planète", a fustigé ce 16 mars le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, après avoir évoqué l'uranium iranien, lors d'une conférence de presse avec son homologue kényan Musalia Mudavadi.
Le ministre russe était interrogé par RT sur la situation en Iran, alors que l'offensive américano-israélienne est entrée dans sa troisième semaine avec pour toile de fond le programme nucléaire iranien. Selon le site d'information Axios, Américains et Israéliens entendraient "sécuriser " le stock iranien d'uranium enrichi.
"Nous sommes prêts, comme l'a déclaré à plusieurs reprises le président russe Vladimir Poutine, à jouer un rôle de médiation dans ce processus politique si cela s'avère nécessaire", a par ailleurs souligné Sergueï Lavrov, fustigeant une "agression non provoquée" contre l'Iran et après avoir rappelé le concours de la Russie pour la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien en 2015.
Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent une campagne de frappes sans précédent sur l'Iran. Une offensive qui a notamment tué, dès les premiers instants, le guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah Khamenei, âgé de 86 ans. En représailles, Téhéran a lancé des missiles et des drones sur Israël ainsi que sur des bases occidentales dans les pays du Golfe.
Le Corps des Gardiens de la Révolution a également menacé de s'en prendre à tout navire qui tenterait de franchir le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, provoquant un emballement des cours du brut. Selon un bilan annoncé le 11 mars par l'ambassadeur iranien auprès des Nations Unies, 1 341 civils ont été tués dans les frappes américano-israéliennes et 17 000 autres ont été blessés.