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Natalie Saint-Cricq, lors d'une audition devant la Commission d'enquête parlementaire "sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public", le 28 janvier 2026 à l'Assemblée nationale [Photo d'illustration].
France Télévision a suspendu de l'antenne pour une semaine Nathalie Saint-Cricq. Celle-ci avait, en aparté, lors de la soirée électorale du 15 mars, comparé le candidat à la mairie de Nice à Mussolini. Un "dérapage" que n'aurait pas goûté la patronne du groupe audiovisuel, alors que le service public est sous le coup d'accusations de partialité.
Nathalie Saint-Cricq, directrice des rédactions nationales de France Télévisions, a été retirée de l'antenne "jusqu'à dimanche inclus", selon les informations du Parisien. Décision qui fait suite à ses propos tenus le 15 mars, lors de la soirée électorale dédiée au premier tour des législatives.
Semblant penser que son micro était éteint, la mère de Benjamin Duhamel avait lâché un "alias Benito" alors qu'un direct d'Éric Ciotti - ancien patron des Républicains, arrivé largement en tête à Nice -, était en train d'être lancé sur Franceinfo.
Une sortie largement commentée sur les réseaux sociaux et qui, à en croire le quotidien français, aurait "provoqué la colère" de Delphine Ernotte, présidente du conseil de direction de France Télévisions. Sur les réseaux sociaux, la chaîne a présenté ses excuses à Éric Ciotti, évoquant un "propos inapproprié et déplacé" d'"une journaliste de la rédaction de France Télévisions".
Nous présentons nos excuses à @eciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions.- franceinfo (@franceinfo) March 15, 2026
Cette suspension intervient alors que les médias publics français sont dans le collimateur d'une commission d'enquête parlementaire "sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public".
Une commission qui avait été créée en octobre 2025, quelques semaines après le tollé provoqué par la diffusion d'extraits vidéo d'une rencontre entre deux journalistes du service public, Thomas Legrand et Patrick Cohen, avec des cadres du Parti socialiste... déjà dans le cadre de ces élections législatives.
" On fait ce qu'il faut pour Dati", avait notamment déclaré Thomas Legrand lors de cette rencontre, en référence à l'actuelle maire du VIIe arrondissement de la capitale française et ex-ministre de la Culture de Sébastien Lecornu, qui brigue la mairie de Paris.
Dorénavant à la tête de l'Union des droites pour la Républiques, alliée du Rassemblement national, Éric Ciotti est arrivé en tête dans la cinquième ville de France, avec 43 % des scrutin, loin devant les 31 % totalisés par le maire sortant Christian Estrosi.