Grands coups frappés à 6 H du matin jusqu'à ce que l'on comprenne que c'était la police. Huit personnes cagoulées entrent chez nous à l'Ile Saint-Denis et immobilisent Nicolas Shahshahani, m'interdisant de m'approcher de lui. Puis se mettent à fouiller la maison mettant nos affaires sens dessus dessous.
Motif : "apologie de terrorisme, des propos tenus lors d'une manifestation le 7 octobre 2025".
Au cours de la perquisition, un des policiers se permet de dire "Ils n'ont pas l'air d'aimer les juifs", avant de savoir que nous sommes juifs et que je lui fasse remarquer son amalgame dangereux entre juifs et politique israélienne.
Ni armes, ni drogue trouvées, mais deux keffiehs brandis comme des trophées ! De terribles pièces à conviction !
En l'emmenant sans lui laisser prendre ses médicaments, alors qu'il est très malade et qu'il a un rendez-vous important ce jour à l'hôpital Bichat, ils ont le culot de me dire "On vous le ramènera mercredi". Donc avec l'intention de le faire dormir en cellule, avant même de l'avoir auditionner !
Après mon procès pour apologie de terrorisme le 26 février dernier, où la présidente du tribunal, Martine Timsit, a mené toute l'audience à charge contre moi, apparemment décidée à me condamner avant même d'entrer dans le tribunal, cette garde à vue de mon mari et co-fondateur d'Europalestine, s'appelle de l'ACHARNEMENT.
Mais le mot "droit" a-t-il encore un sens dans ce pays ?




par Olivia Zémor


