Le président du Parlement iranien affirme que les informations faisant état de dégâts importants à Dimona, dans le centre des territoires occupés, suite aux frappes de missiles iraniens, témoignent de l'impuissance des défenses israéliennes face à la riposte iranienne.
"Si le régime israélien est incapable d'intercepter les missiles dans la zone hautement protégée de Dimona, cela marque, sur le plan opérationnel, le début d'une nouvelle phase du conflit", a écrit Mohammad-Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien, dans un message publié samedi sur X.
Selon lui, la principale caractéristique de cette phase est la vulnérabilité du ciel des territoires occupés.
"Par conséquent, il semble que le moment soit venu de mettre en œuvre les prochains plans préétablis", a conclu le responsable, faisant référence aux surprises que les forces armées de la République islamique ont, à maintes reprises, promis de réserver à Tel-Aviv.
Ces commentaires font suite à la censure généralisée du bilan réel de la frappe de missile.
Des informations locales indiquaient que des dizaines de personnes avaient été tuées lors de la riposte visant Dimona.
La ville est réputée pour son dispositif de protection extrême, du fait de la présence, à proximité, du tristement célèbre réacteur nucléaire de Dimona.
Les sources officielles font état d'une cinquantaine de blessés. Cependant, le déploiement de dizaines d'ambulances et de plusieurs hélicoptères militaires pour évacuer les blessés laisse penser que les témoignages locaux pourraient être plus proches de la réalité.
Alors que la police du régime a strictement interdit tout tournage de la scène, certains habitants de Dimona ont rapporté avoir vu de nombreux sacs mortuaires près des ambulances.
Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth rapporte qu'en raison des représailles iraniennes, le "front intérieur" du régime a connu sa "nuit la plus difficile" depuis le 28 février. Ce jour-là, les forces armées de la République islamique ont lancé des contre-attaques implacables et décisives face à la dernière agression non provoquée de Tel-Aviv et de Washington contre le territoire iranien.
L'armée israélienne a officiellement confirmé que la riposte avait été menée à l'aide d'un missile balistique dont l'ogive contenait environ une demi-tonne d'explosifs.
Selon des sources militaires, deux tentatives d'interception du missile ont échoué.
