30/03/2026 ssofidelis.substack.com  6min #309375

Plus Israël tue, plus on nous bassine avec l'« antisémitisme »

Par  Caitlin Johnstone, le 30 mars 2026

 Écoutez une lecture de cet article par Tim Foley

Chaque fois qu'Israël tue des centaines de civils, les médias occidentaux s'empressent de publier des articles sur "l'antisémitisme" et le ressenti des Juifs.

" Les Juifs commencent à se demander s'il existe un endroit sûr ?", clame un récent titre du Wall Street Journal, sous-titré "On croirait revivre les années 1930. L'hostilité envers les Juifs s'intensifie dans les pays occidentaux où ils se sentaient en sécurité ces dernières décennies".

Un article du magazine The Atlantic intitulé " Le pogrom courtois du Canada" tente curieusement de faire valoir que la "tolérance envers le fanatisme" revient d'une certaine manière à "purger les Juifs de la vie publique".

Le Washington Examiner proclame que " les électeurs juifs se sentent 'politiquement sans domicile' alors que l'antisémitisme monte des deux côtés".

Le Telegraph affirme dans un article intitulé " De nombreux Juifs perçoivent dans la Grande-Bretagne des années 2020 des échos effrayants de l'Allemagne des années 1930".

Le criminel de guerre Tony Blair a signé un article dans The Free Press intitulé " Pourquoi l'Occident ne parvient pas à mettre fin à l'antisémitisme".

 Frances 'Cassandra' Coppola@Frances_Coppola What about 92 million people in Iran, 5 million people in Lebanon, 2.7 million people in the West Bank, and 2 million people in Gaza ? Is anywhere safe for them ? The Wall Street Journal @WSJ A new Middle East war sparks another surge in antisemitism. Jews begin to wonder: Is anywhere safe ?  t.co 1:30 PM · Mar 27, 2026 · 28.6K Vues -- 16 Réponses · 763 Reposts · 2.65K Likes

"Quid des 92 millions d'Iraniens, des 5 millions de Libanais, des 2,7 millions de Palestiniens de Cisjordanie et des 2 millions de Palestiniens de Gaza ? Ont-ils un endroit sûr où aller ?"

The Wall Street Journal @WSJ

"La nouvelle guerre au Moyen-Orient déclenche une nouvelle vague d'antisémitisme. Les Juifs commencent à se demander s'il existe un endroit sûr ?"

Pendant ce temps-là, dans la réalité, des gens sont massacrés sans pitié en Iran, au Liban et en Palestine par Israël et ses alliés. Plus la situation empire, plus les accusations d'"antisémitisme" deviennent agressives.

Le Jewish Chronicle a publié un article de Maureen Lipman intitulé

" Le monde a-t-il la moindre idée de la fatigue du peuple d'Israël ?", sous-titré "Un ami cher m'a confié que ses petits-enfants ont dû se réfugier dans leur abri plus de 200 fois depuis le début des combats actuels"

"La BBC et les journalistes du monde entier ne se rendent pas dans les abris où les enfants ont appris à s'allonger par terre lorsque les sirènes retentissent", écrit Lipman. "Ils ne parlent pas non plus de la fermeture des écoles. La plupart des enfants israéliens ont manqué une partie de leurs cours chaque jour depuis le Covid. Les médias ont-ils seulement conscience de la peur des anciens en Israël ?"

C'est tout simplement sidérant. Elle écrit comme si les Israéliens étaient le seul peuple au monde à subir des bombardements. Seuls les sionistes ont le droit de larguer des bombes sur les populations voisines chaque jour depuis des années, puis de s'exclamer :

"PERSONNE AU MONDE NE PEUT IMAGINER CE QUE C'EST QUE DE VIVRE DANS LA CRAINTE DES FRAPPES AÉRIENNES !"

 keewa 🇵🇸@keewa We do not care Maureen, not an ounce 12:39 PM · Mar 26, 2026 · 680K Vues -- 3.22K Réponses · 5.81K Reposts · 36K Likes

"On s'en fiche, Maureen, totalement".

Les journalistes occidentaux subissent une telle pression pour redorer le blason d'Israël et servir ses intérêts en matière d'information qu'Associated Press vient de publier un éditorial intitulé

" L'AP qualifie l'attaque d'Israël contre le Liban d'invasion. Qu'est-ce que cela signifie et pourquoi est-ce important ?",

justifiant ainsi sa décision de qualifier d'invasion ce qui est manifestement et incontestablement une invasion.

On ne les a jamais vus réagir ainsi avec l'Ukraine. On n'a jamais vu les médias mener de longues délibérations internes pour savoir comment qualifier les événements, puis publier des éditoriaux disant : "Nous allons appeler cette opération une invasion russe, nous sommes à peu près sûrs que c'est ainsi qu'on doit la qualifier, merci de ne pas nous en vouloir !" C'est dire à quel point ils sont muselés par les partisans d'Israël, et à quel point ils se sentent tenus de se conformer à la ligne impérialiste quoi qu'il arrive.

Dans la presse israélienne, on voit aussi apparaître des articles d'opinion comme celui du Jerusalem Post intitulé " La déradicalisation à long terme à Gaza se heurte à des obstacles majeurs", qui plaide explicitement en faveur d'un nettoyage ethnique total du territoire palestinien.

L'auteur de l'article, Martin Sherman, rejette les affirmations selon lesquelles la population de Gaza pourrait être "déradicalisée" - comme si la radicalisation des Palestiniens était le problème, et non l'idéologie politique radicale de ceux qui se livrent à une campagne d'extermination à leur encontre. Au contraire, affirme Sherman, nous devons tous accepter la "dure réalité" selon laquelle seuls l'annexion et le nettoyage ethnique peuvent mener à une paix durable dans la bande de Gaza.

 Niall Stanage@NiallStanage To be clear, this is an opinion column in a major Israeli newspaper advocating ethnic cleansing. The Jerusalem Post @Jerusalem_Post Opinion: The only way Israel can govern the Gaza Strip without becoming an external oppressor of "another people" is to remove "the other people" from the confines of the Gaza Strip itself.  t.co 3:07 AM · Mar 29, 2026 · 1.05M Vues -- 187 Réponses · 9.44K Reposts · 38.9K Likes

"Pour être clair, cet article d'opinion publié dans un grand journal israélien prône le nettoyage ethnique".

The Jerusalem Post @Jerusalem_Post

"La seule façon pour Israël de contrôler le mode de gouvernance de la bande de Gaza et de déterminer qui la gouvernera, est de la gouverner lui-même", écrit Sherman. "De plus, le seul moyen pour Israël de gouverner la bande de Gaza sans devenir l'oppresseur étranger d'un 'autre peuple' est de chasser 'l'autre peuple' hors des limites de la bande de Gaza elle-même.

"Ce n'est pas du radicalisme d'extrême droite. C'est juste de la science politique sensée et lucide", écrit Sherman.

Si prôner l'expulsion massive d'une population indigène colonisée de sa patrie au motif qu'elle n'appartient pas à la bonne ethnie n'est pas du radicalisme de droite, alors le radicalisme de droite n'existe pas. On ne peut guère faire plus extrémiste de droite que ça.

Et là, il s'agit d'une publication israélienne tout ce qu'il y a de plus 'grand public'.

Si quelqu'un sur terre a besoin d'être déradicalisé, ce sont bien les Israéliens et leurs partisans.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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