
par François Améliach
Le titre est une métaphore qui décrit la situation du gouvernement vénézuélien et de la révolution bolivarienne après que les États-Unis, dans une action militaire disproportionnée violant le droit international, ont kidnappé le président Nicolás Maduro et son épouse, la députée Cilia Flores, au petit matin du 3 janvier 2026.
Quelques minutes après son enlèvement, la vice-présidente Delcy Rodríguez a reçu un appel de ses ravisseurs la menaçant de mort et jurant d'exterminer le chavisme par une vague d'attentats à la bombe. Cette extermination ne visait pas seulement le haut commandement politique et militaire de la Révolution bolivarienne, mais s'étendait également à la base du mouvement chaviste, comme stipulé dans le contrat de mercenaires de l'opération Gideon, officiellement appelé "Accord de services généraux", un document signé en octobre 2019 entre des membres de l'opposition vénézuélienne et Silvercorp USA, dirigée par Jordan Goudreau.
Le contrat stipulait que les mercenaires resteraient pendant au moins 495 jours, dans le but d'exterminer par la force létale les dirigeants de base du chavisme.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez et le Haut Commandement politique de la Révolution bolivarienne agissent et prennent des décisions pour protéger le peuple d'un nouvel acte de guerre des États-Unis et pour prévenir une guerre civile. Le gouvernement vénézuélien et la Révolution bolivarienne ne négocient pas dans des conditions normales ; ils négocient avec des ravisseurs qui possèdent l'arme nucléaire, ne respectent aucune règle de coexistence et contrôlent les instances chargées de rendre la justice conformément au droit international. Il s'agit d'une négociation asymétrique qui marque le début d'une nouvelle ère où la force prime sur les règles.
La négociation asymétrique, caractérisée par un déséquilibre important de puissance économique, militaire ou politique, est entrée dans une phase critique. Dans un contexte d'érosion du droit international, les "règles du jeu" qui offraient jadis une protection aux nations les plus faibles sont désormais remplacées par la force brute.
Dans ce contexte, "l'éthique de la négociation" disparaît. Le négociateur de la nation la plus faible ne recherche pas un accord mutuellement avantageux, mais plutôt à minimiser les dommages et à assurer la survie de l'État.
Nous assistons à une transition d'un ordre international fondé sur des règles à un ordre basé sur une hiérarchie des pouvoirs. Dans les négociations asymétriques actuelles, le droit international n'est plus l'arbitre, mais plutôt une suggestion que les nations puissantes ignorent lorsque leurs intérêts sont en jeu.
Pour les nations défavorisées, la seule véritable défense est la pertinence stratégique : devenir indispensable dans un créneau (technologie, ressources critiques ou position géographique) de sorte que le coût d'une défaite soit trop élevé, même pour les plus fortes.
L'analyse des négociations entre le Venezuela et les États-Unis après le 3 janvier 2026 révèle un cas extrême d'asymétrie, où le recours à la force militaire a complètement redéfini les relations internationales.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez agit avec intelligence pour assurer la survie de la République bolivarienne du Venezuela, en tirant parti de l'importance stratégique de cet État qui possède les plus importantes réserves de pétrole au monde et bénéficie d'une situation géographique exceptionnelle. Elle opère dans un cadre de négociation asymétrique, adoptant l'approche pragmatique du chavisme, avec une flexibilité tactique mais sans naïveté stratégique. Notre présidente par intérim, Delcy Rodríguez, mérite et a besoin du soutien de toute la nation vénézuélienne.
source : TeleSur via China Beyond the Wall