08/04/2026 francais.rt.com  2min #310369

Sénégal : à l'Ucad, les étudiants réclament la réouverture de deux pavillons fermés depuis les violences de février

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Rassemblement des étudiants du Collectif des amicales de l'UCAD, le 6 avril 2026

Près de deux mois après les affrontements meurtriers sur le campus de l'université Cheikh-Anta-Diop, la tension reste vive entre les étudiants et les autorités. Le collectif des amicales de l'Ucad exige la réouverture de deux pavillons d'hébergement toujours fermés, ainsi que le règlement des arriérés de bourses et la prise en charge des blessés.

Le bras de fer se poursuit à l'université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar. Dans un communiqué publié le 7 avril, le collectif des amicales de l'université a dénoncé la fermeture prolongée des pavillons F et B de la cité universitaire, deux bâtiments qui accueillaient près de 1 000 étudiants.

Ces résidences avaient été fermées à la suite des violences survenues le 9 février dernier, lors d'une intervention des forces de sécurité sur le campus social. Un incendie s'était alors déclaré dans les étages supérieurs des bâtiments, dans des troubles qui avaient coûté la vie à un étudiant, Abdoulaye Ba.

Près de deux mois après les faits, les étudiants estiment que cette fermeture n'est plus justifiée, alors même que le reste du campus a rouvert ses portes.

Le collectif des amicales est ainsi monté au créneau pour réclamer une réouverture rapide des deux pavillons. "On a un millier et quelques étudiants privés de logements. Les cours et les examens continuent de se dérouler. Ces étudiants sont vraiment dans le besoin. Ils n'ont nulle part où loger", a expliqué Seydou Sow, un étudiant engagé dans la mobilisation.

Les représentants des étudiants ont donné aux autorités un ultimatum de 48 heures pour rouvrir les bâtiments concernés.

Au-delà du logement, les étudiants réclament une prise en charge des blessés des incidents du 9 février. Selon le collectif, plus d'une centaine d'entre eux ont été touchés, dont une dizaine hospitalisés. Autre revendication : le paiement des arriérés de bourses, un point de tension récurrent à l'université.

En signe de protestation et en hommage à Abdoulaye Ba, décédé lors des violences, le collectif a annoncé une suspension des cours pendant 24 heures le 9 avril, date marquant les deux mois de sa mort.

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