09/04/2026 reseauinternational.net  2min #310447

La diplomatie selon l'animateur de télé-réalité (et président) Donald Trump : doit-on subir cela encore longtemps ?

par Rorik Dupuis Valder

Connaissez-vous l'adage populaire "Grosse bagnole, petite bite" ? Si c'est une façon pour le prolo dégoûté de dire qu'il n'aura, du fait de sa trop grande honnêteté, jamais accès aux privilèges des nouveaux riches, cela signifie aussi que les gens qui ont l'habitude d'être dans l'excès, l'exhibition, la recherche de domination, cachent en réalité un manque pathologique de confiance en eux, sinon un dangereux complexe d'infériorité.

Donald Trump, qui n'a pas quitté son autobronzant d'animateur de télé-réalité (fonction prestigieuse qu'il occupa tout de même plus de dix ans !), ni ses manies expansionnistes de promoteur immobilier, pourrait tout à fait correspondre au profil.

Anéantir la civilisation iranienne, faire de Gaza une "riviera", acheter le Groenland, annexer le Canada, prendre le contrôle du Venezuela et du canal de Panama... Non, ce ne sont pas là les divagations mégalomaniaques d'un pensionnaire d'asile psychiatrique, mais bien les déclarations officielles d'un chef d'État. Celles du 47ème président des États-Unis d'Amérique, aussi versatile qu'une adolescente en crise.

Les bigots désœuvrés et les commentateurs les plus tordus, adeptes de l'adage d'escroc "La fin justifie les moyens", continueront de voir en Trump un messie, un stratège incompris, génial au point de sacrifier sa dignité et l'honneur de son clan autant que la réputation du pays qu'il est censé gouverner, pour on ne sait trop quoi... Tuer, détruire, piller, terroriser, au nom de quel projet ? De la paix ? De la démocratie ? Ouais, t'as raison. On connaît la chanson. Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen : des millions de morts et des sociétés ancestrales dévastées.

Un ami africain, issu d'un "pays de merde" selon la haute vision géopolitique trumpienne, me confie, un peu énervé : "Ce vieux porc inculte et hystérique ne cesse d'insulter et menacer tous ceux qui ne lui ressemblent pas, tous ceux qui ne partagent pas ses intérêts, et on devrait le considérer comme le représentant légitime de la première puissance mondiale ?"

Je tente de calmer mon ami, quitte à verser dans l'essentialisme coupable : "Tu sais bien, l'arrogance et le goût de chiottes des Amerloques, on ne se refait pas..." Celui-ci me reprend : "Allons, ne confonds pas les peuples et leurs dirigeants..." For sure !

Fondamentalement, que vaut la légitimité d'un président élu par des spectateurs de télé-réalité ?

 Rorik Dupuis Valder

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