Les organisations humanitaires de l'ONU font état de l'aggravation bouleversante de la crise humanitaire et sanitaire au Soudan faisant de nouveaux bilans du nombre des réfugiés et de la mort des travailleurs de la santé dans ce pays sinistré par la guerre civile.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a mis en garde contre l'augmentation inquiétante du nombre des réfugiés au Soudan à cause de la poursuite de la guerre civile dans ce pays. Selon le HCR, plus de 14 millions de déplacés de la guerre civile soudanaise se trouvent dans de très mauvaises situations et beaucoup d'entre eu risque de mourir.
L'agence humanitaire de l'ONU, citée par l'agence de presse iranienne IRNA, a exprimé notamment son inquiétude quant à l'indifférence affichée par la communauté internationale vis-à-vis de la crise des déplacés soudanais.
"La communauté mondiale ne s'intéresse guère à la crise humanitaire au Soudan et n'accorde plus une priorité à l'urgence du soutien à accorder aux sinistrés", souligne le HCR dans un communiqué de presse.
Selon l'agence humanitaire onusienne, la multiplication de crises et de conflits dans diverses zones de la planète est à l'origine du peu d'intérêt qui est accordé à la tragédie humaine dont souffrent les Soudanais, notamment les déplacés.
Par ailleurs, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié un rapport choquant au sujet de la troublante crise sanitaire au Soudan.
L'ONU affirme que les atrocités commises par les FSR à El Fasher en octobre 2025 portent les "marques d'un génocide" contre les communautés Zaghawa et Fur.
Le rapport de l'OMS souligne que des attaques ciblées contre les infrastructures médicales et sanitaires ont porté des coups durs au système de santé u pays sinistré par la guerre civile.
En outre, un très grand nombre de travailleurs de la santé ont été tués lors de ces attaques ciblées contre les centres médicaux et sanitaires. Selon un recensement de l'OMS, au moins 217 attaques ont été menées contre les infrastructures médicales et sanitaires du pas depuis de déclenchement de la guerre civile.
La poursuite de la guerre a augmenté considérablement le nombre des personnes qui ont besoin de soins et de services médicaux et sanitaires. Selon l'OMS quelque 40 % de la population soudanaise en dépendent, mais le manque de moyens et la mauvaise situation sécuritaire rendent impossible l'accès à ces services à la plupart de ces gens.
Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont été accusés d'avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité au Soudan. Les organisations humanitaires internationales demandent sans cesse aux FSR d'arrêter leurs atrocités contre la population civile, mais les paramilitaires restent insensibles à ces demandes.
