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Selon le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir, les prix dans les magasins en France devraient augmenter de "4 à 5 %" dans les prochains mois en raison des surcoûts de productions essuyés par les professionnels et provoqués par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.
"La question, c'est à quel moment va se passer cette transmission, cela pourrait être dans les prochains mois". Le 19 avril, au micro de Sud Radio, le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir, Grégory Caret, est revenu sur la hausse "plus que probable" des prix dans les rayons des magasins.
Une grande distribution, a-t-il rappelé, qui fait l'intermédiaire entre les consommateurs et des agriculteurs et industriels qui "ont fait face à des surcoûts extrêmement élevés" de production en raison de la flambée de certaines ressources de base (aluminium, ammoniac, hélium, etc.). Une flambée elle-même provoquée par le conflit au Moyen-Orient. La veille, auprès de RMC, Grégory Caret évoquait une hausse des prix de "4 à 5 % dans les mois à venir dans les prix en rayon", mais "lissée sur plusieurs mois".
🔴 Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pouvoir d'achat"On s'attend à une hausse des prix en rayons, dans les mois à venir, de probablement 4 à 5%", prévient Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC-que-choisir #AnaisMatin pic.twitter.com/bIusc7NKPR
- RMC (@RMCInfo) April 18, 2026
Une nouvelle poussée inflationniste résultant de la guerre au Moyen-Orient où, fin février, les États-Unis et Israël ont déclenché une série de frappes sans précédent sur l'Iran. Un conflit qui a mené à la fermeture du détroit d'Ormuz, voie maritime par laquelle transitent 20 % du pétrole brut et du Gaz naturel liquéfié mondial.
Selon Grégory Caret, si les industriels et la grande distribution ont signé un accord début mars visant à fixer les prix, "il y a quand même des clauses de révision obligatoires". À court terme, les premiers produits touchés devraient être "les produits qui ont le taux de rotation le plus rapide, c'est-à-dire ceux qui ont des dates de péremption courtes : les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc.", a-t-il estimé. Une catégorie dans laquelle entrent d'autres produits, tels que ceux de la pêche et les fruits et légumes importés.
Après ces premières hausses, devraient venir celles sur "tout ce qui est aussi hygiène, beauté, parce qu'il y a beaucoup d'hydrocarbures dans ces produits, des emballages, et même dans la fabrication de ces produits", a poursuivi Grégory Caret. Celui-ci a toutefois assuré que la hausse "ne sera pas du même ordre de grandeur" que celle observée à la suite de "l'expérience 2022 - 2023" marquée par l'éclatement du conflit en Ukraine et la reprise post-Covid, c'est-à-dire "20-25 % de hausse en un peu plus d'un an".