Le ministre iranien des Affaires étrangères, accuse le Pentagone de tromperie concernant le coût financier de la guerre contre l'Iran. Il affirme que cette agression a jusqu'ici coûté 100 milliards de dollars aux États-Unis, soit quatre fois le montant officiellement avancé.
Dans un message ce vendredi 1er mai sur X, Abbas Araghchi a déclaré que le coût direct de la guerre contre l'Iran s'élève à 100 milliards de dollars pour les États-Unis.
"Le Pentagone ment. Le pari de Netanyahu a déjà coûté directement 100 milliards de dollars à l'Amérique, soit quatre fois plus que ce qui est annoncé".
"Les coûts indirects pour les contribuables américains sont BIEN plus élevés. La facture mensuelle pour chaque foyer américain s'élève à 500 dollars et augmente rapidement", a-t-il ajouté.
"Israël d'abord, signifie toujours l'Amérique en dernier", a-t-il déclaré, faisant référence au rôle d'Israël dans l'entraînement des États-Unis dans une guerre d'agression contre l'Iran.
Ces déclarations interviennent alors que l'estimation du Pentagone, fixée à 25 milliards de dollars, fait l'objet d'un examen de plus en plus critique.
Selon un reportage de CNN, citant trois sources anonymes proches des évaluations internes, le chiffre présenté mercredi par un haut responsable du Pentagone aux parlementaires sous-estimerait largement le coût réel du conflit.
Ces sources indiquent que les 25 milliards de dollars ne prennent pas en compte les dégâts importants infligés aux bases militaires américaines dans toute la région lors des "frappes défensives iraniennes".
L'une des sources suggère que, en incluant la reconstruction et le remplacement des infrastructures détruites, le coût se situerait plutôt entre 40 et 50 milliards de dollars.
Les experts universitaires dressent un tableau encore plus sombre. La professeure Linda Bilmes, spécialiste des politiques publiques à la Harvard Kennedy School, estime que la guerre contre l'Iran pourrait finalement coûter 1000 milliards de dollars aux contribuables américains.
Devant l'ONU, Téhéran exige que les pays ayant facilité l'attaque américano-israélienne assument les conséquences juridiques de leurs actes.
"Je suis certaine que nous atteindrons 1 000 milliards de dollars pour la guerre contre l'Iran", a déclaré Bilmes lors d'une interview, évaluant les coûts à court terme à environ 2 milliards de dollars par jour pendant les 40 jours de guerre.
Bilmes soutient que les méthodes comptables du Pentagone masquent le coût réel, car les chiffres se basent sur la valeur historique des stocks plutôt que sur les coûts de remplacement actuels, généralement plus élevés.
Les dépenses à long terme incluent la reconstruction des installations endommagées, le réapprovisionnement des stocks militaires, la remise en état des bases dans le golfe Persique et les éventuelles prestations d'invalidité à vie pour environ 55 000 soldats déployés et exposés aux "attaques de représailles iraniennes".
Parallèlement, un outil de suivi en ligne du coût de la guerre pour les contribuables américains indique que ce chiffre a atteint les 67 milliards de dollars.
L'agression criminelle américano-israélienne contre l'Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes ayant entraîné le martyre de l'Ayatollah Khamenei, Leader de la Révolution islamique, mais aussi de hauts responsables et commandants iraniens, ainsi que le ciblage d'infrastructures nationales, y compris économiques. Selon les dernières données, plus de 3 300 Iraniens ont perdu la vie dans cette agression.
Les forces armées iraniennes ont riposté par des opérations quotidiennes de missiles et de drones, visant des positions dans les territoires occupés par Israël et des bases militaires américaines dans la région.
L'Iran a également fermé le détroit d'Ormuz aux navires américains et de leurs alliés ayant participé à l'agression ou l'ayant soutenue, provoquant une forte hausse des prix du pétrole.
Un cessez-le-feu temporaire, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur le 8 avril, soit quarante jours après le début du conflit. Cependant, les négociations ultérieures à Islamabad ont rapidement stagné en raison des exigences excessives et des positions déraisonnables de Washington.
Téhéran affirme que le blocus américain illégal des ports iraniens doit impérativement être levé avant la prochaine phase des pourparlers visant à mettre fin à la guerre. L'Iran a par ailleurs indiqué qu'il n'envisagerait pas de rouvrir le détroit d'Ormuz tant que le blocus persistera.
Dans ce contexte, il est à noter que le blocus américain des ports iraniens n'a pas réussi à atteindre son objectif déclaré, à savoir priver l'Iran de ses revenus pétroliers.
Ghalibaf a ridiculisé le soi-disant blocus naval américain contre l'Iran, et a souligné que les longues frontières du pays rendent impossible toute tentative de l'ennemi de l'isoler.
