
par Serap Dogansoy
Condamné à six mois de prison ferme dans le dossier des dépenses excessives de sa campagne de 2012, l'ancien président n'aura finalement pas à porter de bracelet électronique.
L'ancien président français Nicolas Sarkozy bénéficiera à partir du jeudi 7 mai d'une libération conditionnelle dans l'affaire Bygmalion, après sa condamnation définitive à six mois de prison ferme, et ne portera pas de bracelet électronique, selon plusieurs sources judiciaires concordantes.
Le juge de l'application des peines du tribunal judiciaire de Paris a accepté, par une décision rendue mardi 5 mai, la demande d'aménagement de peine formulée par l'ex-chef de l'État, âgé de 71 ans.
Cette décision intervient après le rejet, le 9 mars dernier, de sa demande de confusion de peines entre sa condamnation dans l'affaire Bygmalion et celle prononcée dans l'affaire dite des "écoutes" ou "Bismuth".
Dans le système judiciaire français, la confusion de peines permet, sous certaines conditions, de considérer qu'une peine déjà exécutée couvre une autre condamnation.
Nicolas Sarkozy avait finalement renoncé à faire appel de ce rejet et choisi de demander une libération conditionnelle afin d'éviter une détention à domicile sous bracelet électronique. Le jugement reste exécutoire immédiatement, malgré un délai d'appel de dix jours encore en cours.
L'ancien président avait été condamné définitivement à un an d'emprisonnement, dont six mois ferme, dans le dossier Bygmalion portant sur les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.
Dans l'affaire des écoutes, il avait déjà été condamné pour corruption et trafic d'influence à trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme aménagé sous bracelet électronique, qu'il avait porté entre février et mai 2025 avant de bénéficier d'une première libération conditionnelle.
Parallèlement, Nicolas Sarkozy comparaît actuellement devant la cour d'appel de Paris dans le dossier du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007.
Condamné en première instance en septembre 2025 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, il avait été incarcéré durant vingt jours à la prison de la Santé avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Son procès en appel doit se poursuivre jusqu'au 27 mai.
source : Agence Anadolu