09/05/2026 dedefensa.org  12min #313303

 Donald piégé, Trump dans la confusion

Rapsit-Usa2026 : Oraison pour un empire

 Brèves de crise  

L'empire doit s'effondrer, c'est la seule issue qui puisse sauver le monde d'un chaos général dominé par la sensation de l'un ou l'autre parmi les possesseurs du nucléaire d'en venir à cette arme pour en finir... "En finir", c'est le terme qui convient : avec la civilisation générale, occidentale qui, dans ses débris puants magnifiés par un fou et manipulés par des créatures sataniques tient le reste du monde dans sa malfaisance, ­ "En finir" avec cette engeance diabolique.

Note de PhGBis : "Faudra-t-il déranger Dieu, qui a beaucoup d'autres choses à faire, si l'homme de la modernité, dans sa grandeur hubristique et pathologique, étale son impuissance à effectuer une telle tâche ?", s'interroge le candide PhG dans un de ses exercices d'ironie au nième degré. "Ce serait le triomphe de l'homo hyper modernicus, emmerder Dieu avec ses caprices... Il y a de quoi songer à anéantir une 'civilisation'"

Pour aller dans le détail essentiel, - "The devil in the detail", disent nos excellents amis anglosaxonisés, - on se tourne vers un excellent article du non moins excellent  Patrick Lawrence, dans 'Consortium News', le 2 mai 2026, repris en français par 'Spirit of Free Speech'  le 7 mai 2026.

L'article aborde trois points, les deux derniers découlant directement ou indirectement du premier, tous concernant l'état mental du président Donald J. Trump (DJT). La thème de fond, le fondement de l'article si l'on veut, est une étude de la voie et de l'accélération de l'effondrement de l'empire que peut provoquer cet état mental de DJT. Nous allons les passer en revue, assurés alors de tenir trois verrous essentiels, qui ne demandent qu'à sauter, conduisant à l'achèvement de l'effondrement.

"Sara Jacobs, bravo !"

Le premier point concerne une question qu'une toute jeune parlementaire, la plus jeune du parti démocrate à la Chambre, effectuant son premier mandat : Sara Jacobs, de la Californie. Lawrence situe la scène à mercredi dernier, lorsque la Commission des Forces Armées de la Chambre, dont Jacobs fait partie, interrogeait le secrétaire à la défense (pardon, "à la guerre") Pete Hegseth, pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre contre la guerre. Hegseth, c'est Hegseth, et il n'y a rien à ajouter. On en vient au point qui intéresse Lawrence :

"Jacobs a volé la vedette avec sa première question lorsque son tour est venu. Voici une vidéo de ses cinq minutes au micro, et la question qui pourrait bien figurer dans les annales du régime Trump II lorsqu'elles seront consignées :

" "Monsieur le Secrétaire, vous côtoyez beaucoup le président, et cela me peine de devoir poser cette question à son sujet, mais la vie de mes électeurs est en jeu : Pensez-vous que le président soit suffisamment stable mentalement pour être le commandant en chef ?"

" Il n'a pas dit 'oui' et cela nous en dit des tonnes. "

Lawrence s'exclame (" Sarah Jacobs, bravo !") parce que la jeune femme, dans l'innocence de ses débuts comme parlementaire, vient d'ouvrir la boîte de Pandore, pourtant avec un idiot obéissant et menteur qui a l'habitude de couvrir son patron de fleurs sans vergogne. Cette fois il n'a pas osé : il nous a dit en fait : "Euh oui, le président n'a peut-être pas toutes ses facultés mentales". C'est la première source officielle d'un officier ministériel de haut rang, en contact constant avec DJT, qui laisse entendre que l'état mental du président, eh bien, n'est pas vraiment...

"Menacer de détruire l'une des plus anciennes civilisations de l'humanité, perdre son sang-froid au point que ses adjoints ont récemment dû l'exclure de la salle de crise pour pouvoir discuter de manière cohérente... de la situation, "Ouvrez ce putain de détroit, bande de bâtards", et ainsi de suite : on en arrive à un stade où la probabilité que le leader bouffi des États-Unis ne termine pas son mandat dépasse les 50 %

" Honnêtement, il y a peu de chances que cela se produise, qu'il le termine.

" Et Sara Jacobs vient d'entrouvrir la porte, légèrement seulement à ce stade précoce, vers une procédure au titre du 25ème Amendement. D'accord, c'est une Démocrate dans une Chambre contrôlée par le GOP, mais certains Républicains commencent à transpirer à grosses gouttes, inquiets du déclin mental de Trump, et, d'ailleurs, ils pourraient ne plus détenir la majorité à la Chambre lors des élections de mi-mandat.

Dieu l'a dit : l'Amérique ne peut pas perdre

Lawrence passe alors aus deux autres points qu'il évoquait, qui s'imposent à un homme qui n'a plus sa santé mentale. Deux points, "deux pour être précis, de perdre la tête."... Et comme il l'a déjà perdue !

Le premier de ces deux points est ce commandement de Dieu selon lequel l'Amérique ne peut pas perdre. C'est l'un des deux aspects spécifiques de la psychologie de l'américanisme qui commande tout le reste, et que nous rappelons à chaque occasion,  celle-ci comme une autre : l'indéfectibilité, allant de pair avec l'inculpabilité :

"Outre le trait de  l'inculpabilité qui est le sentiment de l'absence à terme et décisivement de culpabilité de l'américanisme quelle que soit son action, il y a également le caractère de  l'indéfectibilité, complément du précédent, qui est la certitude de ne pouvoir être battu dans tout ce qui figure conflit et affrontement."

Ce même commandement, immuable pilier de l'existence éternelle de l'empire, commande toute situation rencontrée dans le vaste monde qui est le terrain Favori et exclusif de l'exceptionnalisme américaniste. Il est évident que des grains de poussière ou d'eau stagnante tels que l'Iran et le détroit d'Ormouz entrent absolument dans cette catégorie : on-ne-peut-pas-perdre ni rien qui ne soit un triomphe total ! Ainsi le rappelle Lawrence :

"Des deux raisons pour lesquelles Trump perd manifestement pied, la première a trait à l'idéologie exceptionnaliste des États-Unis. L'Amérique ne peut pas perdre dans son affrontement avec l'Iran pour la simple raison qu'elle ne peut rien perdre. Les défaites, revers, échecs - l'histoire tout entière - sont le lot d'autres nations, jamais des États-Unis.

" Cet impératif, fruit d'une névrose collective vieille de quatre siècles, exclut toute possibilité pour un ou plusieurs dirigeants de tracer une nouvelle voie empreinte de sagesse, de créativité, voire d'un courage modeste, vers le 21esiècle. Vous conviendrez avec moi qu'il s'agit là de la tragédie fondamentale de notre république en déclin.

" Pensez-y. Cinquante et un ans après la chute de Saigon (selon ma conception), les États-Unis n'ont toujours pas officiellement reconnu avoir perdu la guerre du Vietnam face au peuple vietnamien. Officiellement, Washington nourrit toujours l'illusion d'une "paix honorable".

" C'est ce que j'entends par le piège de Trump. Il perd la guerre qu'il a déclenchée contre l'Iran - ou, du moins, il n'a aucune chance de la gagner - mais accepter la défaite et réparer les conséquences de son erreur est tout simplement hors de sa portée. C'est irrationnel, un blocage idéologique, mais "l'expérience américaine" (curieuse expression) n'a jamais eu rien de rationnel."

Qu'avons à faire avec Israël ?

Passant au deuxième point auquel se heurtent Trump et, finalement tout l'establishment classique de Washington D.C., Lawrence consacre d'abord un bon quart de son article à ces questions qui, aujourd'hui, éclatent dans la plupart des esprits des citoyens américains. Les occasions de discourir à ce propos sont visibles sur  nombre de vidéos concernant des candidats nouveaux-venus, surtout chez les démocrates, à propos de l'aide apportée à Israël pour que ce pays accomplissent ses crimes de guerre et ses génocides. Il prend l'exemple d'un article récent de Ben Rhodes dans le New York 'Times', sur cette question... Rhodes est un spécialiste de la dystopie américaniste :

"Il a servi dans l'administration Obama en tant que propoagandiste chargé de  fabriquer le consentement, mais semblait conscient que son travail était on ne peut plus insidieux, même alors qu'il le menait à bien."

Rhodes est parti sur les routes de l'Amérique hors-Washington D.C. Il a rencontré Graham Platner, démocrate de gauche qui se présente pour la première fois, pour le poste de sénateur du Maine. Platner n'est pas trillionnaire sioniste, il est ostréiculteur et il dit ceci, qui s'appuie sur un dégoût absolu pour les guerres menées par les USA depuis le 11 septembre 2001 :

"Personne ne pourra me convaincre que ce que j'ai fait en Irak et en Afghanistan a servi à quoi que ce soit aux habitants de Sullivan, dans le Maine, - fucking shit ! Je ne veux pas que d'autres jeunes Américains vivent ce que j'ai vécu. Et je ne veux pas envoyer d'autres jeunes Américains infliger l'horreur que j'ai dû infliger à d'autres.

Et à propos des objections timides des Démocrates alors que l'Iran rejoint la liste des guerres sans fin, tout en votant systématiquement pour des budgets de défense pléthoriques et en réaffirmant implicitement l'idéologie dominante de l'empire en déclin :

" Tout cela sape la capacité des Démocrates à plaider de manière crédible en faveur d'un changement fondamental des priorités de la nation.... L'absurdité de ces priorités donne l'impression que Washington est distant et obtus, une capitale impériale isolée de ses sujets avec des troupes de la Garde nationale patrouillant dans la ville.

" Ici, dans le monde réel, la plupart des gens comprennent. "Pensez-vous que ce pays devrait dépenser plus pour les écoles et les hôpitaux et moins pour les bombes ?" Beaucoup de gens répondent : "Oui, c'est assez évident".

" Si le Parti démocrate veut prospérer à l'avenir, il doit se positionner comme un parti anti-guerre. Alors que les négociations visant à mettre fin à cette dernière guerre désastreuse se concentrent sur la réouverture d'un étroit détroit ouvert avant le début du conflit, cette conclusion semble évidente. Et pourtant, de nombreux politiciens démocrates sont réticents à l'adopter."

Là-dessus, on peut, pour remplir un blanc dans l'article, se poser la question de savoir si le parti démocrate (comme les Républicains de l'autre côté, menés par 'The Fool on the Hill'), - on veut dire tous les "classiques " qui se déclinent comme des "caciques", - changeront un tant soit peu de politique pour se rapprocher du bon sens d'un Platner. Que voulez-vous répondre sinon ce que nous dit Lawrence, vraiment sans la moindre surprise :

"Je n'y crois tout simplement pas. Le piège qui se referme sur Donald Trump en ce moment même se refermera encore et encore jusqu'à ce que le piège lui-même soit détruit."

... Et il se refermera sur n'importe lequel des classiques-caciques, ce piège qui consiste à observer qu'un simple repli vers une position un tant soit peu antiguerre déclenchera la foudroyante riposte de l'hydre sioniste, tandis que la poursuite du conflit ne cesse d'attiser la colère populaire... Car tout cela est suivi, - encore une citation de Lawrence, - de la horde des milliardaires, sionistes-chrétiens ou sionistes-juifs qu'importe.

" Au cours de leur tournée apparemment prolongée, ni Rhodes ni Platner ne semblent avoir mentionné les lobbies israéliens et le pouvoir politique exercé par les riches sionistes américains. Ils auraient pourtant dû. Stephen Schwarzman (Blackstone), Paul Singer (Elliott Management), Alex Karp (Palantir) : ce sont ces milliardaires qui dépensent aujourd'hui des sommes colossales pour anéantir la candidature des divers Platner. Ce sont tous, sans exception, des sionistes radicaux.

" Nouvelle réalité : cela n'a plus aucun sens de discuter de la politique américaine sans faire référence à l'influence pernicieuse des sionistes sur la politique et le processus politique qu'elle est censée incarner."

Ainsi pourrait-on dire que cette influence sioniste, réfugiée dans le carré des milliardaires sionistes, chrétiens et juifs, constitue bel et bien l'essentiel, sinon la totalité de cette politique extérieure, absolument " politiqueSystème", qui vide l'empire de son sang, - comme il fait d'Israël d'ailleurs. Ainsi apparaît, plus forte que jamais, la vertu totale, sinon totalitaire du fol-Trump, ou plutôt du Trump-devenu-fol car cette évolution fut bel et bien le point central d'inflexion : la mise au grand jour de cette réalité qui menace l'empire, la civilisation, le Système et tout ce qui va avec, tout ce qui fait notre organisation sociale, sociétale et globaliste depuis deux mille ans. L'ampleur fantastique de ce phénomène, sa simplicité terrifiante, sont apparues aux yeux de tous en quelques mois, sous l'action de quelques fous (Trump, Netanyahou), manipulés comme autant de pantins de foire par une force jusqu'alors dissimulée, mais elle aussi devenue folle jusqu'à se montrer pour ce qu'elle est.

Les dents du piège n'épargneront personne

Tourments et chute inexorable de l'empire devenu aussi fou que celui qui prétend le diriger...

Lawrence, lui, pour terminer, ne s'occupe que du sort des Etats-Unis, où l'on a bien compris qu'est en plein essor la mécanique à laquelle Garland Nixon nous demandait de prendre garde :  l'importance capitale des primaires qui opposeront deux générations de politiques, hors des l'affrontement simulacre entre républicains et démocrates. Voici qu'il en est :

"Je me suis longtemps demandé si le caractère radical de la vérité est propre à chaque époque. C'est certainement le cas de la nôtre. La seule issue pour quiconque dirige notre république en ruine est d'admettre de manière radicale, "déterminante pour notre époque", la défaite dans la guerre contre l'Iran et de rejeter de manière radicale, "décisive pour notre époque", le régime sioniste.

" Ces perspectives seraient excellentes si elles étaient ne serait-ce qu'un tant soit peu possibles. Le soleil brillerait au bout de ces deux chemins. Mais les États-Unis ne bénéficient plus d'excellentes perspectives. Le soleil doit d'abord se coucher sur l'empire pour pouvoir se lever à nouveau."

Effectivement, avant l'aube sublime et triomphante il y eut et il y a nécessairement le crépuscule terrible, atroce comme une convulsion finale. Que tous ces êtres qui nous ont menés au bord du gouffre et qui continuent à danser autour des génocides et des holocaustes en se congratulant et en contemplant les excréments du veau d'or qui font leurs fortunes, que ces êtres poursuivent leur existence dans ce sens sans comprendre qu'ils se jettent eux-mêmes dans le piège qu'ils avaient conçu pour leurs émules, quelle triste chute dans le néant. Ils méritent une oraison, qu'elle soit ou non funèbre ne nous importe pas, - car une oraison est bien, l'IA dixit :

"...une prière silencieuse, contemplative et personnelle, vécue comme un "cœur à cœur" avec Dieu, privilégiant la présence et l'amour sur les mots. Contrairement à la prière récitée, elle est une méditation prolongée visant l'union à Dieu. Elle se pratique souvent seul, dans le silence."

Mis en ligne le 8 mai 2026 à 18H50

 dedefensa.org