11/05/2026 dav8119.substack.com  31min #313542

 « The person must always be at the centre »: Maxim Oreshkin summarises the results of the Ii Open Dialogue at the National Centre Russia

Transcription de la table ronde de l'Open Dialogue 2026

Transcription résumée.

Maxim Oreshkin anime la table ronde entouré des quatre lauréats du Dialogue Ouvert, et des quatre experts invités dans chacun des secteurs d'investissement.

Maxim Oreshkin: :

Le second Open Dialogue touche maintenant à sa fin. Je pense que le projet a pris un véritable effort et je tiens à remercier tous ceux qui ont envoyé leurs dissertations.

En effet, tous vos travaux étaient très intéressants.

L'open Dialogue est avant-tout l'occasion de faire évaluer ses idées par ses pairs et de constituer des équipes internationales pour faire avancer les idées. Parfois avec des idées tout à fait inattendues.

Hier encore, pendant que je prenais la parole, et que nous préparions ce discours avec mes collègues, nous examinions les essais qui avaient été envoyés, et nous avons essayé d'utiliser des citations extraites des essais qui parlent des changements qui s'opèrent dans le monde.

Ceux qui sont venus à Moscou ont dû se soumettre à un processus d'évaluation par leurs pairs. Lorsqu'ils s'évaluaient les uns les autres, ceux qui étaient reconnus comme étant les plus intéressants, et ceux qui exigeaient le plus d'attention, sont assis ici, à cette table ronde, avec nous.

Nous sommes assis avec nos experts, que je tiens à remercier pour leur contribution, et pour les efforts qu'ils ont déployé ces derniers jours. Car en effet la circulation des idées et des discussions n'avait pas été facile. C'était intense. Et avec ces essais ils ont accompli un travail considérable.

Ce sont des experts dans ces quatre domaines thématiques-clefs : la technologie, la connectivité, l'environnement et l'humain. Nous allons parler de ces idées.

Et pour conclure, je tiens à remercier une fois encore chacun d'entre vous qui avez participé à cette discussion, et je suis convaincu que la valeur du Dialogue Ouvert réside dans le dialogue que nous entretenons.

Un autre de ses atouts est que ceux qui ont fréquenté cette plateforme ont pu rencontrer de nouvelles personnes, des partenaires susceptibles de les aider à mettre en œuvre leurs projets. Et maintenant ils peuvent constituer des équipes, internationales, qui progresseront, partageront leurs connaissances et s'entraideront sur des projets.

C'est pourquoi nous organisons ces forums de dialogue ouverts, afin que chacun puisse venir ici et exprimer ses idées. Avec leurs homologues et aussi leurs critiques. Car la critique est un élément important pour aller de l'avant, discuter de ses idées avec d'autres personnes capables de mettre en évidence les faiblesses, permet de progresser.

Nous sommes ici afin de pouvoir avancer par nous-mêmes et faire progresser le monde entier.

Je vous invite à applaudir nos essayistes pour l'immense travail accompli. C'était un travail formidable.

Et j'aimerais structurer la discussion aujourd'hui autour des quatre thématiques, avec ceux qui ont été reconnus comme les meilleurs en termes d'idées intéressantes qu'ils ont avancées. J'aimerais donc commencer par des discussions abordant chaque thème et leur donner l'occasion de s'exprimer librement sur les idées qu'ils souhaitent partager. Ils pourraient peut-être critiquer le forum de l'Open Dialogue afin que nous puissions améliorer notre format pour l'avenir, et le rendre plus efficace.

Je suggère que nous commencions par la technologie. Alexey Shpilman représente la communauté des experts,

et la gagnante est Aya Arfaoui. Je voudrais donc demander à Alexey de dire quelques mots, puis nous demanderont à Madame Al Arfaoui de commenter cela, et de partager son expérience personnelle, son idée, et son point de vue général sur le forum du Dialogue Ouvert. Merci.

Alexey Shpilman (Russie) :

- La plupart des essais étaient dirigés vers les investissements dans la Société, et le communautés. Il ne s'agit pas de créer une énième startup mais de développer l'économie. Il était souvent question d'abaisser les barrières transfrontalières qui nous freinent. Nous avons parlé d'IA et de cybersécurité, et de la manière dont les petites entreprises peuvent exporter leurs solutions technologiques.

Ayia a fait une déclaration intéressante, sur le fait que la mondialisation des technologies en était la cause. De façon surprenante, un nombre restreint d'entreprises qui détiennent l'information mondiale — sans avoir été élu par personne — se sont tout simplement emparés de cet espace informationnel. C'est quelque chose que nous devons inverser. La plupart sont des entreprises occidentales, et la majorité mondiale n'a pas voix au chapitre.

Cette mondialisation technologique nous a fait perdre subrepticement notre souveraineté. Mais la voie à suivre ne consiste pas à se replier sur soi et laisser les autres entrer dans son monde. Cela ne marchera pas. La voie à suivre consiste à faire que nous puissions nous entendre au niveau international sur les règles informatiques, en matière d'IA et de cybersécurité. Mettons-nous d'accord sur ces règles et demandons aux entreprises de les suivre collectivement. Aucun pays ne peut y parvenir seul, mais nous pouvons agir par le biais des Brics et des pays du Sud pour exercer cette pression.

Aya Arfaoui (Maroc) :

- Merci pour cette opportunité qui nous est offerte. Je ne propose pas de nouvelles institutions, le monde n'a pas besoin de plus d'organisations. Les réunions ont effectivement eu lieu des des documents ont été rédigés, puis ils ont été oubliés.

Ce que je propose est de prendre une institution qui existe déjà, et de lui donner une véritable raison d'exister. Par exemple en 21012, 89 pays ont participé à la conférence Wcit et signés un document final stipulant que nos gouvernements devraient avoir un rôle égal dans la gestion d'internet. Un document excellent mais non-contraignant. Et le résultat est que rien ne s'est passé.

Aujourd'hui les principale plateformes, Meta, Google, etc. opèrent dans nos pays selon leurs propres règles. Ils collectent nos données, façonnent notre image auprès du public, et décident de ce qui est public ou doit être réduit au silence. Et en échange, nous leur avons cédé nos marchés gratuitement, sans aucune condition.

Mais il existe un modèle qui a fait ses preuves, lorsque l'Europe a introduit le  Rgpd en 2018. Il n'a pas été nécessaire de créer une nouvelle institution, ni de signer un traité diplomatique. Le texte disait simplement : "Si vous voulez accéder à nos marchés, vous devez suivre nos règles". Meta a accumulé des milliards d'amendes et Google a modifié ses politiques. Tiktok a ouvert des centres de transparence qu'il n'aurait jamais ouverts volontairement.

La question que j'ai soulevée aujourd'hui est donc : pourquoi ne pas le faire ensemble ? Une coalition commençant par cinq pays, et devant passer à dix, ou trente, qui s'accordent sur le partage de normes minimales de données, la transparence des algorithmes, la cybersécurité, et feront de ces normes une condition d'entrée sur leurs marchés de commodités. Sans document contraignant, ni déclaration d'intention. Une seule règle claire : "Soit vous la respectez, soit vous n'entrez pas".

Le forum sur la gouvernance d'internet existe donc depuis 2006. Des gouvernements, des entreprises et des représentants de la société civile du monde entier s'y sont tous réunis, mais ce ne sont que des recommandations. Ils ne décident pas.

[La question se pose de la contrainte volontaire. On ne peut ni contraindre ni attendre un acte volontaire. L'acte volontaire doit être motivé par le commun accord et la réciprocité.]

La prochaine étape n'est pas une réunion, c'est une autorité, fondée sur la puissance combinée de nos marchés.

L'espace numérique n'est plus un espace technique, c'est devenu une zone de pouvoir, d'influence, et d'identité. Celui qui établit les règles façonne notre avenir.

Internet a donc été construit sans notre participation. La question est de savoir si à l'avenir nous serons encore absents si nous ne prenons pas de décision.

[Sans action libre, point de contrôle].

Maxim Oreskin :

- Je pense que l'idée globale est claire : Comment pouvons-nous nous assurer que les technologies ne deviennent pas un facteur supplémentaire de division dans le monde ?

Ce manque d'accès, cette monopolisation des solutions technologiques, et du traitement des données, ne pouvaient qu'entraîner la fragmentation de la solution globale. Nous connaissons donc cette notion de "colonialisme de plateforme". C'est de cela que nous parlons. C'est une question-clef dans le monde.

La répondre à cette question est claire. Comme on l'a dit, des documents ont été adoptés mais rien ne s'est passé. Rien ne change. Mais personne ne renoncera à sa souveraineté. Il faut se battre pour conserver sa souveraineté technologique. Vous devez développer vos propres solutions, vos propres produits, et ce n'est qu'alors que vous pourrez devenir indépendants, acquérir les compétences nécessaires, et que vous serez reconnus et pris en compte. Sans cela rien ne se passera.

Vous avez mentionné Google et Meta, Il est important de comprendre que Google par exemple, oublie que des personnes du monde entier travaillent pour cette entreprise. Elle rassemble des talents formés dans différents pays du monde. Et comme vous l'avez dit, Google utilise ces données du monde entier. Google prend beaucoup au monde entier mais ne donne pas grand-chose en retour. En clair ils privatisent de facto ces informations. Et de ce fait, ces entreprises mondiales devraient repenser leur responsabilité devant le reste du monde. Malheureusement, nous ne constatons pas cette responsabilité.

Nous avons évoqué la position de la Russie sur ce sujet, et les plateformes numériques russes sont à bien des égards à la pointe du développement des plateformes. Et notre approche est très directe : nous sommes favorables au développement conjoint. Lorsque nous arrivons sur les marchés nationaux, nous procédons à une localisation des données avec la participation de nos partenaires locaux, afin que les populations puissent être formées et que les compétences locales puissent être développées.

La Russie, vient là-bas pour se développer ensemble. Non pour percevoir, vous savez, ces taxes coloniales après des pays qui n'ont pas accès aux solutions technologiques. Nous sommes favorables à un développement commun.

Et ce dont j'ai parlé a une résonance avec cette approche. Notre objectif est de travailler ensemble pour faire en sorte que ce colonialismes technologiques puisse être surmonté, afin que davantage de pays puissent accéder à la souveraineté technologique, et que les avantages découlant de la mise en œuvre des innovations technologiques puissent bénéficier au plus grand nombre possible.

Travaillons ensemble avec des gens comme Alexey et les autres, et je suis convaincu que vous avez rencontré beaucoup de personnes qui pourraient contribuer à faire avancer cette idée, et je la soutiens pleinement. Merci beaucoup.

Et encore une fois félicitations pour avoir remporté ce concours, pour le soutien du public et pour le partage de vos idées avec nous, que nous encourageons pleinement à diffuser auprès d'un large public.

*

Notre prochain module portera sur la Connectivité.

Rakhim Oshakbayev (Kazakhstan) :

- Les discussions sont très ouvertes et inclusives, et c'est quelque chose dont nous avons un grand besoin, car le monde change vite, et il est très difficile de trouver les mots justes pour exprimer l'imprévisibilité et l'incertitude qui nous attendent à chaque instant.

Nos discussions ont mis en lumière un point sur lesquels Solomon et moi avons porté une attention particulière, le colonialisme numérique. Il a suggéré l'idée d'un cadre de souveraineté des données mobiles sous l'égide des Brics, permettant aux pays du Sud d'exercer un meilleur contrôle sur ces données, afin d'en tirer davantage de profit.

En tant que membre du jury je tiens à souligner que la plupart des essais étaient très inspirants, très humanistes, visant à construire un monde meilleur, mais avec une pointe de réalisme. J'ajouterais que nous entrons probablement dans une ère de grands conflits et de militarisation.

Si on examine tous les rapports officiels, on constate que ces onze dernières années, les dépenses de défense ont augmenté chaque année. Selon le Fmi, cela représente 2.7% du Pib. Et ce chiffre augmente progressivement, établissant chaque année de nouveaux records historiques. Et des mesures concrètes ont été prises pour militariser, instrumentaliser l'intelligence artificielle. La dernière information qui alarme tout le monde dans le monde numérique concerne un système multimodal qui a fait un bond en avant en matière de cyberpiratage.

Et l'exigence que nous avons fixée en termes de connectivité concerne la logistique des données, le numérique et le transport. L'exigence principale concernait l'efficacité. Pour améliorer et renforcer la connectivité, mais dans un contexte de militarisation et de conflits, je pense que nous devons privilégier la résistance aux tensions, et la disponibilité de canaux redondants.

J'ai toutefois été très surpris que certains pays impliqués dans ces conflits, mènent une politique de destruction des infrastructures humaines, qui contribuent à la reconstitution du capital humain. Je veux dire que, quand des universités, des centres de données, des écoles ont été détruits intentionnellement, je pense que nous n'avons pas encore pris en compte ce nouvel état de faits, ni pleinement reconnu que nous ne visons plus dans un paradigme de progrès.

La connectivité doit simplement être durable, et résister à toute contrainte potentielle. C'est pourquoi il a été proposé de tester ces idées en terme de résilience.

Pour revenir à la question qui a été, je crois très bien abordée : comment garantir un minimum de souveraineté et parvenir à une numérisation mondiale, lorsqu'on ne peut pas rivaliser avec les services numériques ?

Certains pays, avec un certain succès, tentent de se distancier de ces services. Et de nouveaux facteurs apparaissent, comme une intelligence artificielle surpuissante. Nous ne comprenons toujours pas comment utiliser efficacement les données que nous générons et transférons chaque seconde.

Je crois pouvoir dire qu'il existe de nombreuses raisons de rester vigilants.

Solomon Gardie (Éthiopie) :

- Je tiens d'abord à remercier le gouvernement russe, d'avoir pris l'initiative de créer ce lieu. N'est-ce pas magnifique ? L'avenir nous appartient et nous devons commencer par la discussion. Et c'est pourquoi nous sommes ici.

Je tiens à remercier le Centre National et toute son équipe, et aussi l'école RT grâce à laquelle j'ai appris l'existence de ce concours. Plus tard j'ai envoyé ma candidature, j'ai été sélectionné et j'ai atteint cette étape. Cela dit, mon essai portait sur la connectivité. Il s'agissait de la mobilité des données souveraines.

Et je tiens à remercier ceux qui ont voté pour moi, et je leur en suis vraiment reconnaissant.

Le point que j'ai soulevé concerne la mise en place d'une mobilité souveraine des données au sein du réseau multipolaire émergent, les Brics+. Parler de données et parler de souveraineté sont deux choses différentes, mais pas séparées.

Et c'est un sujet très controversé car de nos jours il n'existe principalement que deux modèles d'entreprises, où nous cédons nos données via nos smartphones, nos tablettes, nos ordinateurs. Ils agrègent les données, ils entraînent leurs modèles d'IA. Celui qui qui contrôle les données aujourd'hui contrôle l'avenir. C'est efficace que ils investissent beaucoup d'argent dans la recherche et le développement, mais du point de vue la protection de la vie privée, c'est très risqué.

D'un autre côté il y a le modèle gouvernemental. Les gouvernements, chaque pays a ses propres conditions générales avec les entreprises. Par exemple le gouvernement russe a interdit Linkedin en 2016, n'est-ce pas ? Parce qu'ils n'ont pas respecté la loi qui exige le stockage des données russes sur un serveur situé dans la Fédération de Russie. C'est une obligation légale. Ils ont refusé, et une procédure judiciaire a donc été engagée en matière de protection de la vie privée. Mais c'est aussi une source d'isolement. Cela ne peut pas être du meilleur intérêt de tous.

Nous savons tous ce qui est arrivé récemment à Telegram, par exemple. Action en justice. Le gouvernement a raison sur un point, mais qu'en est-il des entreprises qui ont déjà établi leur activité sur cette plateforme ? Pour le moment, ils vont souffrir. C'est isolant.

Ayant constaté que chacun de ces deux modèles présentait des avantages et des inconvénients, j'ai suggéré un troisième modèle où les données pourraient circuler au-delà des frontières tout en préservant la souveraineté de chaque état. Les données brutes sont traitées et anonymisées avant de quitter les frontières du pays. Seuls les modèles entraînés et leurs données agrégées seraient transférés pour le bien commun.

Il existe donc plusieurs façons pour le cadre des Brics+ de coopérer. On pourrait commencer par la santé publique par exemple. En se concentrant sur l'exemple de l'épidémiologie et la surveillance des maladies. Pourquoi et comment cela pourrait-il se faire ? Pour être bref, presque tous les pays des Brics+ ont été confrontés à des problèmes de santé publique similaires. Par exemple pour le paludisme, la dengue, la tuberculose, dans différentes régions.

Deuxièmement, elle comporte une dimension humanitaire. Aucun gouvernement ne souhaite être perçu comme mesquin lorsqu'il protège des données nécessaires à la coopération pour trouver des solutions à un problème existant.

Le partage de secrets commerciaux, d'informations sur les matériaux à base de terres rares, pourrait être contagieux. Il pourrait être difficile de prendre cette décisions, mais il est important de partager les sonnées sanitaires, anonymisées, provenant du réseau des pays signataires qui respectent les règles et réglementations de ce réseau de superpuissances émergente multipolaire.

Il est moins probable qu'il soit exploité par des entreprises ou des gouvernements à motivation politique, n'est-ce pas ? C'est donc un bien commun et cela nous permet également de démontrer des résultats relativement rapidement.

Donc, oui, je déconseille également de commencer par les données sur la finance ou les minéraux critiques, comme je l'ai mentionné. Nous pouvons partir des données de santé publique anonymisées qui ont été traitées sur le territoire de chaque pays souverain, avant de le quitter. Merci beaucoup.

Maxim Oreshkin :

- Je voudrais souligner plusieurs points. Tout d'abord l'importance de la coopération. En effet les pays du Sud seraient forts s'ils s'unissaient, s'ils trouvaient des solutions ensemble, en conjuguant leurs efforts. Car si quelqu'un tente de poursuivre des objectifs personnes ou d'agir seul, il n'en résultera aucun résultat.

Et hier dans ma présentation, j'ai montré le nombre d'utilisateurs des plus grandes plateformes occidentales. Environ trois milliards de personnes par plateforme. Ainsi, le pouvoir des données le pouvoir de l'ouverture, de la mobilisation et le pouvoir en termes d'accès aux talents sont si immenses qu'aucun pays ne pourrait rivaliser avec ces géants de la tech. C'est pourquoi, en nous unissant, en élaborant des approches communes et en avançant ensemble, c'est la seule façon de défendre notre souveraineté, et de défendre nos positions.

L'Éthiopie, qui est membre des Brics, et je sais que son Excellence l'Ambassadeur d'Éthiopie, est présent parmi nous. J'adore l'Éthiopie, j'ai récemment effectué une visite dans votre pays et je suis convaincu que cette idée pourrait devenir une initiative que l'Éthiopie pourrait promouvoir au sein des Brics, et que nous ferions tous ensemble pour qu'elle devienne une initiative commune. C'est une idée géniale. Et il est certain qu'il faut l'affiner, qu'il faut que les parties s'accordent, mais il pourrait devenir un élément supplémentaire qui unirait les pays des Brics et je suis tout à fait d'accord. Les données sur les soins de santé, voilà par quoi nous pouvons tous commencer. Naturellement, c'est pour le bien commun. Et cela donnerait assurément des résultats positifs sur toutes les parties prenantes du projet.

Si l'Éthiopie propose cette idée, la Russie la soutiendrait volontiers. Et c'est quelque chose que nous sommes prêts) promouvoir au sein des Brics. La Russie soutiendrait évidemment toute initiative visant à renforcer la souveraineté technologique de tous les états membres des Brics, de tous les pays du Sud Global. Et nous sommes prêts à partager nos réalisations et nos solutions avec les autres, pour le bien du développement de l'humanité. Pour que chaque personne, et pas seulement les élus, puisse réaliser son plein potentiel. Merci beaucoup pour vos idées, et je vous félicite encore une fois.

Les essayistes du monde entier ont voté pour votre initiative, comme étant celle qui mérite vraiment d'être présentée à un public plus large. Je suis certain qu'avec mes estimés collègues éthiopiens, nous promouvons cette initiative et qu'elle sera mise en œuvre rapidement.

*

Passons à l'avenir. Notre prochain module porte sur l'investissement dans l'environnement.

Nous disposons des experts nécessaires et je leur cède la parole car notre présentation enrichit le sens et change la donne. Traditionnellement, je cède la parole à James Lowe, notre estimé expert.

James Lowe (Chine) :

- Merci monsieur. Et merci à l'Open Dialogue de nous avoir réunis. Pour moi, présider le volet environnement dans ce contexte de la technologie et de la connectivité, représente je pense une reconnaissance du fait que l'environnement est un élément qui nous unit tous. C'est la seule chose sur notre planète à laquelle nous ne pouvons pas échapper. Grâce à elle, nous nous nourrissons, et l'humanité devra toujours se soucier de l'environnement.

[L'environnement est une partie intégrante d'un système autopoiétique ; un système complexe trouve sa résilience dans le contrôle de son environnement, ce qui passe par sa compréhension et son intégration en tant que partie de soi.]

Au cours de notre session, j'ai eu le grand privilège de découvrir 17 essais provenant de 15 pays, témoignant une véritable passion pour le diagnostic et la compréhension de l'environnement, la prise de conscience de nos erreurs, mais aussi l'identification des domaines où nous avons le potentiel de faire le bien.

Et la conclusion, je crois, qui ressorte de notre sessions, c'est que l'environnement est devenu asymétrique. C'est devenu extrêmement complexe. Elle est devenue victime de nos propres ambitions et de notre progrès. Mais en ^même temps, elle a changé, et a essayé d'évoluer, essayé de nous maintenir en vie sur cette planète.

Et les 17 essais proposent un éventail de solutions très diversifiés. Certaines dépendent de la capacité de l'environnement à se régénérer de lui-même, mais aussi de notre aide, comme par exemple en réorganisant l'urbanisation ou en pratiquant l'agriculture différemment.

Mais l'autre extrême, c'est aussi notre façon de vivre dans cet environnement. Il y avait donc de merveilleuses propositions sur la façon dont nous pouvions partager cette économie au lieu de la combattre. Comment pouvons-nous identifier certains secteurs de notre population qui sont sous-utilisés ou défavorisés, comme les personnes handicapées.

[De même que les données sur les aspirations sont sous-utilisées]

Il s'agit donc d'un ensemble de solutions remarquables, reconnaissant le fait que l'environnement constitue un défi asymétrique, avec l'humanité doit coexister. Et vraiment, même s'il ne peut jamais y avoir un seul gagnant parmi tous ces essais, nous avons choisi un jeune homme très talentueux qui nous a appris que dans cet environnement asymétrique, l'une des meilleures façons de relever ce défi, est peut-être tout d'abord de modifier notre façon de percevoir cet environnement.

[On ne corrige un système qu'en changeant le regard qu'on porte sur lui, car c'est ainsi que s'exprime la structure de ce qui relie ensemble l'existant]

Quels sont les indicateurs que nous utilisons ? Peut-être que les indicateurs et les perspectives que nous utilisons depuis le XX ième ou le XIX ième siècle ne sont plus pertinents.

[En toute logique les prémisses du système fondé sur la quantité pour obtenir le pouvoir se sont effondrées sous le poids des constructions qui ont été bâties sur elles. La perte de pertinence des prémisses fondées sur la croyance selon laquelle le chiffre était détenteur de la vérité vient de la nécessité de chercher l'efficacité, la qualité, et de la recherche de sens. Dès lors les prémisses fonctionnelles ne sont plus les chiffres, mais les valeurs au sens subjectif. Ces valeurs peuvent être chiffrées.]

Cela donne une fausse impression visuelle qui ne correspond pas entièrement à la vérité ou à l'essence-même de la manière dont nous pouvons améliorer l'environnement. Je lui laisserai donc le soin de faire la présentation mais il a offert, ainsi qu'à cette plateforme, un éclairage formidable. Merci.

Soumya Bhowmick (Inde) :

- Je tiens à commencer par remercier la plateforme Open Dialogue, de nous avoir réunis. Cela met vraiment en évidence le fait que dans le monde multipolaire dans lequel nous vivons, qui est une réalité contemporaine, ce sont les dialogues comme celui-ci qui maintiennent le processus d'interaction. Même si nous ne parvenons pas à un consensus, nous pouvons compter sur le dynamisme et les multiples équilibres présents partout dans le monde.

L'idée que j'ai apportée à cette plateforme était d'introduire une approche systémique dans notre façon d'envisager le processus de comptabilité nationale.

[Approche systémique = logiciel, algorithme]

Cela représente une avancée, pas exactement un remplacement, mais une avancée pour le Pib, dans la façon dont nous mesurons la performance des différentes économies. Ma proposition consistait à inclure les stocks de capital sous-jacents, qu'il s'agisse de capital humain, capital physique, et de capital naturel. Et à créer un indicateur composite, qui permette d'améliorer essentiellement d'améliorer l'indicateur de performance et de comparer les économies du monde entier.

Nous connaissons peut-être le Pib, et il nous est pratique, mais il faut aussi comprendre que ses fondements remontent aux années 1930, afin de comprendre l'impact de la Grande Dépression américaine.

Nous avons près de 100 ans d'avance sur cela, ce qui exige vraiment une nouvelle approche de la façon dont nous considérons ces indicateurs. Le problème structurel don je parle ici, c'est que le Pib ne mesure pas les flux.

Cela ignore complètement les actions sous-jacentes, la santé des populations, ou la nature du terrain, etc. qui contribuent pourtant à générer ces revenus sur la durée. Pour illustrer cela par un exemple très simple, si je suis un investisseur en bourse, je n'évaluerai pas mon portefeuille uniquement en fonction des dividendes que je reçois de mes actions, mais également je devrais analyser la santé financière de l'entreprise dans laquelle j'investis.

Le fondement théorique de ceci est que lorsqu'on examine l'interaction des systèmes économiques, la couche de base est constituée du capital naturel (terre, eau, etc.). La seconde couche est la couche sociale, qui englobe l'aspect humain des systèmes économiques : compétences, population, santé, éducation, etc. C'est donc l'interaction entre ces deux couches qui crée la couche économique (infrastructures, innovation, etc).

Malheureusement, le Pib ne rend compte que d'une infime partie de la couche sociale. Il est très important que nous nous intéressions aux actions qui se passent en-dessous. C'était mon idée principale, que je voulais aborder.

Et je tiens également à vous féliciter pour votre excellente présentation d'hier sur les mégatendances que nous observons actuellement, et je voudrais souligner trois mégatendances spécifiques de votre présentation. Le premier point concerne la mondialisation 2.0, où comme nous le constatons, il subsiste une forte dépendance à l'égard de l'architecture occidentale. La richesse inclusive, le cadre que je propos, contribue à nous donner un langage commun pour les pays du Sud. Et je sais que c'est un problème, qu'il n'existe pas de solution miracle, mais bien sûr les Brics peuvent constituer un excellent point de départ pour aller dans cette direction.

Votre deuxième point, qui portait sur les technologies émergentes et l'IA, même s'il comporte de nombreuses lacunes par rapport à ma proposition, je pense qu'il permet de réduire considérablement les coûts grâce à une plus grande transparence, des tableaux de bord locaux, etc. Ce qui préserve et valorise les stocks de capital sous-jacents, dont je parle.

Et enfin pour conclure mon propos sur le concept du nouveau paradigme économique, nous sommes tous conscients des statistiques selon lesquelles, à mesure que la démographie se déplace dans les pays du Sud, la productivité du travail dans ces pays sera e moteur de l'économie de l'avenir. C'est pourquoi un indicateur de performance très holistique est nécessaire pour orienter les investissements et les entreprises, afin que nous puissions réellement contribuer à la prospérité mondiale à long terme. Merci.

Maxim Oreshkin :

- C'est en effet un aspect très intéressant.

Nous ne devons pas oublier pourquoi nous vivons, pourquoi nous agissons, quel est le but, et quel est l'outil.

En effet comme vous l'avez justement souligné, le Pib est un indicateur important, mais il ne reflète que très partiellement la situation de nos économies. C'est un indicateur technocratique de la production, des volumes de capacité de production. Il est très important pour soutenir la politique microéconomique et maintenir le cycle de production, mais il ne faut pas oublier que le Pib n'est pas une fin en soi, c'est un outil. C'est un outil pour parvenir à quelque chose. Quel est notre objectif ? L'objectif principal est l'homme, et le développement humain. L'investissement dans le capital humain est très important.

L'homme devrait être au centre de tout. Et nous devons apprendre à mesurer et à comprendre comment une plateforme de développement, dans un pays donné, peut garantir le développement maximal du potentiel humain. Du point de vue de la santé, de la nutrition, et des émotions.

La contribution au développement de la personne. C'est important de le mesurer, mais c'est difficile à mesurer. Mais nous sommes tous conscients que c'est là l'objectif, la cause-même de ce que nous essayons de faire, du moins dans ce pays, en Russie.

Et je suis sûr que la majorité des personnes dans cette salle serait d'accord pour dire que cela devrait être l'objectif ultime de toute cette société sur Terre. Libérer le potentiel de chaque humain. Comment mesurer cela ? Comment aborder cette question du potentiel technologique (et dans d'autres domaines). C'est un point sur lequel nous devons travailler, sans oublier de négliger le Pib. Il est important de mesurer l'Output [la production], mais cela ne décrit pas tout.

Ce n'est pas une fin en soi. La production est toujours liée au potentiel humain, et l'économie est au service de l'homme, et non l'inverse.

S'il n'y avait pas de résultat, il serait difficile de former les gens, mais tout est interdépendant [holistique]. Cependant nous continuons toujours à examiner le Pib, à lui accorder de l'attention, mais nous ne devons pas oublier en même temps, que les chiffres de la production, aussi justes soient-ils, reposent sur les hommes, et leur développement.

C'est donc très important. C'est une idée très astucieuse. Et des centaines d'esprits brillants ont déjà cassé leur claviers et leurs stylos, en essayant de décrire cela correctement. Même si nous ne trouvons pas cette solution, nous devons toujours garder à l'esprit cette idée : Comprendre pourquoi nous vivons, pourquoi nous faisons tout cela. Et c'est pour nous entraider et progresser. En fait il devrait s'agir d'une approche centrée sur l'humain, pour développer le potentiel de l'humain, et préserver la vie et la santé ; compte-tenu notamment des changements démographiques que nous observons.

La vie active des individus prend une valeur encore plus grande, du point de vue de la vie en général, mais aussi du point de vue du développement de nos sociétés, et de nos économies.

Oreshkin sur l'indicateur GDP : il est important mais il ne signifie pas tout. Le facteur humain doit effectivement pris en compte.

*

Capital humain

Selina Neri, experte invitée (Russie) :

- Dans le business, on dit qu'on gagne en équipe, on perd en équipe. Si ce principe était appliqué à l'échelle des villes, des pays et des gouvernements, cela donnerait de meilleures chances de trouver des solutions et repenser le travail et l'éducation, et le futur que nous voulons bâtir.

La technologie est inutile si elle ne sert pas l'humanité. Des discussions qu'elle a suivies, elle retient qu'il y a une certaine fatigue, face à la nécessité de réinventer la roue. D'appliquer et d'adopter des systèmes qui ont été conçus pour d'autres, qui ont fonctionné dans le passé mais ne marchent plus aujourd'hui.

Les systèmes éducatifs, de travail, de migration, ne remplissent plus leur fonction.

Et une des choses que nous avons retenu de votre présentation d'hier est : "Laissons-les appliquer le principe de Bologne".

Il y a un abêtit et un investissement dans ces essais pour construire quelque chose de différent, et déterminer si cela fonctionne.

En particulier les deux topiques qui reviennent souvent sont ceux de l'éducation, et de prendre soin des personnes qui vivent plus longtemps et en bonne santé, pour qu'elles restent actives et se sentent utiles.

Un des essais d'un finaliste, le Dr. Léonard, d'Allemagne, parlait de la dette humaine, et de vies profondes et riches de sens. Les gens en ont assez de lutter pour survivre. Nous avons besoin de créer un système d'apprentissage, et pas seulement d'éducation, qui favorise l'épanouissement humain. La prospérité commence par chacun de nous.

La parole est au lauréat Lubinda Habazoka, qui représente la Zambie. Maxim Oreshkin se souvient de lui dans des conférences où il ne cessait, d'un jour à l'autre, de modifier son discours et de l'améliorer.

Lubinda Habazoka :

Pour lui, la création d'un monde multipolaire montre une nécessité de renforcer les interactions entre les états du Sud Global. Mais il est difficile d'échanger davantage. Le monde est structuré de telle sorte que ces échanges sont difficiles.

- En Afrique, nous formions un seul continent et nous sommes tous très différents. Nous étions d'anciennes colonies de France, d'Angleterre, du Portugal etc. La Zambie est une ancienne colonie anglaise, nbous utilisons le système britannique. Le Congo, nos voisins, utilisent le système français, et nous ne travaillons pas beaucoup avec eux. Si on considère les pays d'Amérique latine, l'Asie, la Russie, l'Inde, ce sont autant de pays différents.

Cela engage la nécessité de créer un système éducatif commun et partagé.

Comme nous l'avons constaté, les systèmes éducatifs sont très similaires au système financier global, où l'accès n'est accordé qu'à quelques pays, qui peuvent en couper l'accès aux autres très rapidement. Ils peuvent vous informer que vous n'avez plus accès au Swift. Et c'est la même chose pour l'éducation.

En Afrique nous écrivons des articles, mais pour qu'ils soient acceptés dans des revues, que je considère comme les plus prestigieuses, nous devons en écrire 15000 pour que dix soient publiés.

Je suggère donc que nous abandonnions le système de Bologne, et que nous un système éducatif commun, dans le cadre des Brics. Maintenant cela se passe comme cela, pour que votre diplôme soit reconnu, il faut un accord bilatéral entre deux pays, par exemple entre la Russie et la Zambie, et on fera de même avec le Zimbabwe. Nous devons faciliter ce travail.

Ainsi au sein des Brics nous pourrions avoir un système commun qui reconnaîtrait nos diplômes et certificats.

Deuxièmement, je voulais parler des bourses d'études que la Russie accorde aux pays africains. Environ 5000 bourses d'études sont octroyées chaque année. Et la quasi totalité des pays africains sont prêts à envoyer leurs étudiants en Russie. J'en suis très reconnaissant. Et la Russie devrait obtenir quelque chose en retour. Et si on parle de commerce, vous pouvez conseiller aux étudiants et aux experts de se rendre en Russie pour qu'ils puissent se former aux métiers qui leur permettraient de développer les activités commerciales russes en Afrique.

Par exemple en 2019, nous la Zambie avons signé un accord avec Rosatom pour la construction d'un réacteur nucléaire. Le gouvernement russe dépense de l'argent pour des bourses d'études, mais les entreprises doivent elles aussi se joindre à ces rangs. Par exemple en Zambie nous avons maintenant Yandex Go. En fait on les appelle Yango.

- Je ne suis pas offensé, répond Maxim Oreshkin.

- Yango ou Yandex est gratuit, mais il a profité de la situation. Ils ont des acteurs qui savent travailler en Russie et en Zambie. Des entreprises russes veulent accéder au marché zambien. Car nous ne voulons pas utiliser des plateformes qui pourraient être juste déconnectées du jour au lendemain.

Et pour que cela soit financé, non seulement l'état devrait financer ces projets mais également les entreprises. De plus nous devons assouplir la politique migratoire, pour faciliter les échanges d'étudiants.

Tous les étés nous organisons une université d'été et les visas sont très difficiles à obtenir, au point que des fois on abandonne. Les étudiants russes qui viennent en Zambie et les zambiens qui vont en Russie doivent faire appel à leurs parents pour payer le voyage. Nous voulons profiter de cette plateforme pour demander qui pourrait les aider financièrement.

Certains étudiants ont même créé leur entreprise indépendante en se demandant ce qui pourrait être importé en Afrique de Russie et vice-versa. Le sommet Russie-Afrique aura lieu cette année et j'espère que cette question sera prise en compte.

Maxim Oreshkin :

- Le monde multipolaire évolue lentement mais son progrès est inévitable, car il repose sur des tendances économiques et démographiques. Il existe grâce à des initiatives comme celles vous proposez, pour faire en sorte qu'il évolue rapidement et devienne un habitat pour tous.

Il ne s'agit pas simplement d'un autre format. Nous façonnons ou alignons les centres de gravité, qui permettrait à chacun d'atteindre son plein potentiel. Le système éducatif est primordial.

Je suis certain que nous devons réfléchir à une double reconnaissance fondée sur des plateformes éducatives communes. Et nous pouvons envisager la création d'un fonds, pour parrainer de telles plateformes éducatives, pour les pays des Brics et leurs partenaires, qui y ont le statut d'observateurs, ce qui représente la majorité de l'humanité.

La diversité en Afrique est une bonne chose, il ne faut pas tout rationaliser, mais des échanges horizontaux sont également souhaitables, car différentes approches peuvent apporter des solutions très efficaces.

Une des prémisses que vous avez énoncée — et j'y reviendrai lorsque je résumerai les résultats — vous avez dit que la Russie s'investit, et vous ne faites rien en retour. Vous avez raison, nous devons élargir cette approche et faire une plateforme. Vous parlez des services urbains. L'interaction ne doit pas se limiter à ce que "Yango" fait pour certains services urbains, mais ces projets doivent s'intégrer harmonieusement aux projets éducatifs, et aux soins de santé, aux besoins des populations. Nous devons adopter une approche basée sur une plateforme afin de répondre aux besoins des utilisateurs. Il existe un besoin et une demande pour une vie confortable, afin de vivre une vie meilleure. Cette plateforme pourrait englober tout, et l'histoire évolue dans cette direction. Par exemple en Russie on coopère dans le domaine nucléaire. Elle ne vend pas de solutions, elle confère la souveraineté nucléaire aux pays avec lesquels elle collabore. Nous assurons donc la sécurité énergétique, nous formons des spécialistes. Nous créons nos propres écoles et établissements d'enseignement supérieur pour former des spécialistes locaux. C'est pourquoi nous devons étendre cette approche sur d'autres plateformes.

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En conclusion, le Dialogue Ouvert est un moteur. C'est la deuxième fois que nous nous réunissons ici à Moscou, et ce 'est qu'un début, car que nous auront un moment de libre, nos irons à la rencontre de davantage de personnes. La formidable idée est que toutes les personnes vivant sur la planète Terre puisse partager cette idée, en discuter avec les représentants d'autres pays, et d'autres écoles de pensée, pour la cristalliser en la mettre en pratique. C'est une très belle opportunité.

Cela permet de faciliter la diffusion des idées. Progressivement le Dialogue Ouvert s'étendra, se développera, s'étendra à davantage de partenaires, et cette-fois-ci, nous ne nous contenterons plus de discuter des idées mais nous mes mettrons en pratique. Nous avons

Nous avons mis en place un système de mentorat, et nous avons convenu avec nos collègues que nous travaillerons au sein des Brics, que nous nous préparerons tous ensemble au sommet Russie-Afrique, et que nous reparlerions en détail de l'approche par plateforme dans l'éducation.

Le véritable sens du Dialogue Ouvert, qui est une plateforme offrant une opportunité au monde entier, permet à tous de mettre en pratique les idées pour le Bien commun;

Pour conclure, je voudrais répondre à ce que vous avez dit concernant le fait que nous agissons sans rien recevoir en retour. Il y a un dicton que j'aime beaucoup : Fais le bien, jette-le dans l'eau, et il te reviendra.

 dav8119.substack.com