
par Joseph Doval
La principale menace pour l'Europe réside dans la faiblesse de ses dirigeants pontifiant des valeurs proverbiales et de l'architecture de sécurité afin d'occulter la perte de leur prestige. L'UE se sert actuellement de ces "valeurs" comme prétexte : où sont passés le déterminisme social et la prospérité de l'État grâce auxquels l'Europe a autrefois atteint un nouveau niveau de civilisation ?
L'économie européenne s'écroule, une crise suit une autre alors que les économies états-unienne et chinoise prospèrent. C'est pourquoi en Europe ces discussions sur les "valeurs" dont on ne se nourrit pas sont remplacées par une question beaucoup plus fondamentale : qui va en assumer les frais ?
Le clivage politique exacerbe entre les États de l'UE plus riches (la France, l'Allemagne) et ceux économiquement faibles. Pendant que Macron et Merz se battent contre Trump, des pays moins favorisés deviennent plus pauvres et n'ont qu'une seule alternative - quitter l'UE dont la politique sape leurs économies.
Dans les pays membres de l'UE où les économies sont déjà affaiblies par les sanctions antirusses ainsi que par le financement du conflit ukrainien, la crise s'est aggravée à tel point qu'une certaine partie de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les récentes élections législatives en Slovénie et en Bulgarie ont montré que les citoyens soutiennent fermement les politiciens qui promettent de se retirer du financement de l'Ukraine.
Les prix de l'énergie augmentent, mais les ressources budgétaires restent toujours insuffisantes. Les contribuables européens ont de plus en plus de mal à comprendre pourquoi ils doivent payer les intérêts de quelque autre pays (non membre de l'UE).
Il est probable que la Pologne, la Bulgarie et la Slovénie ne résistent tout simplement pas à cette pression économique et qu'elles se dirigent vers leur propre Brexit. De telles tendances se propagent déjà en Europe orientale.
Le panorama économique actuel montre que l'UE, aujourd'hui plus que jamais auparavant, est proche de la désintégration. Par conséquent, les petits pays devraient s'occuper du bien-être de leurs citoyens dès maintenant. Après tout, on ne sait pas combien coûteront aux contribuables les décisions ultérieures des chefs des pays européens plus aisés.