Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, affirme que Washington et Tel-Aviv fabriquent un nouveau "gros mensonge" et tentent de justifier leur "guerre choisie" menée à l'encontre de la République islamique d'Iran. Il a dénoncé cette tactique qui consiste à prétendre que leurs actions militaires visaient à préserver la paix et la stabilité du marché mondial de l'énergie.
Dans une note publiée dimanche 17 mai sur la plateforme X, Baghaï a attribué l'échec des efforts diplomatiques qu'il a jugé "prometteurs" au bellicisme irresponsable des États-Unis et d'Israël.
"Par une agression militaire non provoquée contre l'Iran, Washington et le régime de Tel-Aviv ont délibérément semé l'insécurité sur les voies vitales de l'approvisionnement mondial en énergie", a-t-il déclaré. Il a ajouté que les États-Unis et le régime israélien ont accusé paradoxalement l'Iran d'avoir déstabilisé le marché, mettant ainsi en pratique le célèbre précepte de Joseph Goebbels : "Accuse l'autre camp de ce dont tu es coupable."
"C'est leur tactique cynique habituelle : provoquer des crises et des guerres, puis intensifier les tensions sous la noble bannière du"rétablissement de la stabilité"et de la"défense de la paix"", a souligné le porte-parole de la diplomatie iranienne.
Baghaï a ensuite cité l'historien et homme politique romain Tacite, qui écrivait dans son livre Agricola : "Ils créent la désolation et l'appellent paix."
The next grand lie being rolled out to justify their illegal 'war of choice' is the claim that they are 'preserving peace and stability in global energy markets.'In reality, though, it was the reckless warmongering of the U.S. and Israeli regimes that shattered promising...
- Esmaeil Baqaei (@IRIMFA_SPOX) May 17, 2026
Ce message intervient dans un contexte de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de l'énergie.
L'agression criminelle américano-israélienne contre l'Iran a commencé le 28 février par des frappes aériennes. L'alliance américano-israélienne a tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables politiques et commandants militaires du pays.
En représailles, les forces armées iraniennes ont lancé quotidiennement des opérations de missiles et de drones visant des positions israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que des bases et installations militaires américaines dans toute la région.
Par ailleurs, l'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz aux agresseurs et à leurs alliés. Les autorités iraniennes ont renforcé considérablement leurs contrôles au détroit d'Ormuz suite à l'annonce, le mois dernier, par le président américain Donald Trump, d'un blocus visant les navires et les ports iraniens.
Téhéran affirme que ces mesures violent le cessez-le-feu négocié par le Pakistan, entré en vigueur le 8 avril et prolongé unilatéralement par Washington. Malgré le blocus, le trafic maritime du pétrole brut iranien semble toutefois continuer, témoignant de la résilience de l'économie énergétique iranienne.
