Un référé liberté a été déposé jeudi 21 mai devant le tribunal administratif de Paris par Global Sumud France après "l'interception ultra brutale" par Israël de la dernière flottille en route vers Gaza, ont annoncé des avocates et militantes présentes sur place.
La procédure vise à engager la responsabilité de l'État français et à obtenir "le rapatriement et la libération immédiate de l'ensemble des navigants" arrêtés lors de l'attaque israélienne, selon l'avocate Prisca Ancion.
"On est au tribunal administratif de Paris dans le cadre d'une audience qui va se tenir dans quelques minutes. C'est un référé liberté qui a été déposé par Global Sumud France à la suite de l'interception ultra brutale de la dernière flottille", a déclaré l'avocate devant le tribunal.
L'audience, examinée en urgence, réunit également des membres du Collectif d'action judiciaire, parmi lesquels Camille et Mathilde, deux militantes venues soutenir la requête introduite par l'organisation.
L'Iran exhorte l'Europe à tirer les leçons de l'époque nazie, avertissant que l'histoire se répéterait si l'Occident persistait dans son silence face à l'humiliation systématique infligée par Israël aux militants humanitaires.
Les requérants dénoncent une "complicité de l'État français" et demandent des mesures immédiates pour assurer la protection et le retour des militants interpellés par les responsables israéliens.
Cette initiative judiciaire intervient alors que les attaques contre les flottilles humanitaires à destination de Gaza suscitent de vives réactions parmi les organisations de défense des droits de l'homme et les collectifs de solidarité avec la population palestinienne.
L'Italie a demandé jeudi à l'Union européenne d'imposer des sanctions au ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben-Gvir après la publication d'une vidéo.
