
par Laala Bechetoula
Op-ed - mai 2026
"C'est une famine que nous aurions pu éviter" - Tom Fletcher, Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, 22 août 2025
Il y a, dans la scène du 19 mai 2026, quelque chose que l'histoire retiendra - non comme une bavure, mais comme un aveu. Au port d'Ashdod, Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, se filme lui-même. Autour de lui, quatre cent trente militants humanitaires agenouillés, mains liées dans le dos, têtes contre le bitume. Ces hommes et ces femmes venaient de quarante-quatre pays et naviguaient vers Gaza avec de la nourriture. Ils ont été interceptés en haute mer - dans les eaux internationales. Ben-Gvir brandit un drapeau. Une femme, l'Irlandaise Catrióna Graham, ose crier "Free Palestine". Deux gardes lui plaquent la tête au sol. Le ministre sourit à l'objectif : "Bienvenue en Israël. Nous sommes les propriétaires ici. C'est ainsi que les choses doivent être". Puis il diffuse la vidéo lui-même.
Ce geste - non pas l'abus, mais sa publication revendiquée - est le point de départ de ce réquisitoire. Un homme qui filme sa propre cruauté et la donne au monde ne craint rien : il sait qu'aucune conséquence réelle ne viendra. Cette certitude a un nom : l'impunité. Et l'impunité a des fournisseurs.
Disons-le d'emblée : il ne s'agit pas ici de juger un peuple, une foi ou une civilisation. Les peuples ne sont pas des régimes, et la critique d'un État n'est pas la haine de ses habitants. Ce réquisitoire accuse des actes, des décisions, des noms et des chiffres. Il n'a besoin d'aucune insulte. Les pièces suffisent.
I. Les témoignages
Commençons par les corps. Les avocats d'Adalah - l'organisation israélienne de défense des droits arabes - ont recueilli, dans la nuit du 20 mai, les déclarations de centaines de détenus à Ashdod. Leurs rapports font état de violence à grande échelle, d'abus sexuels et de tourments psychologiques avant le transfert vers la prison de Ketziot dans le Néguev. Miriam Azem, porte-parole d'Adalah, cite des balles en caoutchouc, des humiliations organisées, du harcèlement sexuel - et un militant contraint de courir nu sous les rires des gardes. Au moins trois personnes ont été hospitalisées.
Ces voix ne sont pas isolées dans le temps. Lors d'une flottille précédente, en octobre 2025, le journaliste italien Saverio Tommasi décrivait des militants traités "comme des singes", privés de médicaments. Son confrère Lorenzo D'Agostino mentionnait des chiens d'intimidation, des visées laser pointées sur les prisonniers, et ses affaires personnelles "volées par les Israéliens". L'ancienne maire de Barcelone Ada Colau parlait d'une "prison de haute sécurité où n'existait aucun État de droit".
Remontons encore. En 2010, sur le Mavi Marmara, dix membres de la première flottille furent tués par des commandos israéliens. Aucun responsable ne fut jamais jugé. La séquence se répète en 2025, en mai 2026 : flottille, interception, abus, déportation, impunité. Ce n'est pas une répétition accidentelle. C'est une méthode.
II. La famine comme arme
Le 22 août 2025, Tom Fletcher, Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, déclare officiellement la famine dans le gouvernorat de Gaza. Ses mots sont chirurgicaux : "C'est une famine que nous aurions pu éviter si on nous l'avait permis. La nourriture s'accumule aux frontières en raison de l'obstruction systématique d'Israël" Obstruction systématique : le mot est de l'ONU.
Les chiffres des agences onusiennes sont d'une précision qui glace. Un enfant sur cinq à Gaza souffre de malnutrition aiguë sévère, selon l'UNICEF. Au 30 août, le ministère gazaoui de la Santé dénombrait 332 morts de faim, dont 124 enfants. Le PAM et les autres agences disposaient pourtant, à ce moment-là, de suffisamment de vivres pour nourrir l'ensemble des 2,1 millions d'habitants pendant au moins trois mois. La nourriture existait. On ne l'a pas laissée entrer.
Organiser la famine d'une population civile en bloquant une aide disponible : le droit international a un nom pour cela. L'article 8(2)(b)(xxv) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale classe parmi les crimes de guerre "le fait d'affamer intentionnellement des civils comme méthode de guerre". Ces procédures sont en cours. Le verdict judiciaire viendra.
III. L'argent et le veto
Selon le Council on Foreign Relations, les États-Unis ont octroyé au moins 16 à 18 milliards de dollars d'aide militaire directe depuis le 7 octobre 2023 : obus de char, bombes, roquettes, défense antimissile. Quatre-vingt-dix mille tonnes d'armement. Le Center for International Policy résumait froidement : "Israël a employé à plusieurs reprises ces armes subventionnées par les États-Unis pour commettre de graves atrocités en violation du droit américain et international". Ce n'est pas un pamphlet qui l'écrit : c'est un centre d'analyse basé à Washington.
À l'argent s'ajoute le bouclier diplomatique. Les États-Unis ont opposé six vétos depuis octobre 2023 aux résolutions de cessez-le-feu. En septembre 2025, quatorze membres du Conseil réclamaient l'arrêt des combats, la levée des restrictions humanitaires, le retour des otages. Washington, seul, a bloqué. Un État dont la guerre résiste à l'injonction de l'ensemble de la communauté internationale n'agit pas seul : il agit au nom de ce qui le protège.
Quant à l'Europe : elle a convoqué des ambassadeurs après la vidéo d'Ashdod. Aucun contrat d'armement n'a été suspendu. Convoquer un ambassadeur après avoir livré les bombes, c'est déplorer la fumée tout en vendant l'allumette.
IV. L'aveu de l'accusé
La pièce la plus accablante n'est pas apportée par les accusateurs : elle est prononcée par l'accusé. En janvier 2026, dans un entretien à The Economist, Netanyahou affirmait qu'Israël menait une bataille pour défendre "toute la civilisation occidentale" contre des "forces fanatiques". Lorsqu'un chef de gouvernement se proclame rempart de l'Occident, il désigne sa propre fonction : un poste avancé n'agit jamais pour son seul compte. La cruauté d'Ashdod et la famine de Gaza sont, de l'aveu même de leur commanditaire politique, accomplie au nom d'un ordre plus vaste.
L'indignation occidentale l'a confirmé sans le vouloir. L'ambassadeur américain Mike Huckabee, après la vidéo d'Ashdod, écrivait : "la flottille était une opération stupide, mais Ben-Gvir a trahi la dignité de sa nation". Relisez : le scandale est l'image abîmée, jamais la souffrance des militants. Netanyahou a ordonné la déportation "aussi vite que possible" - pour éteindre l'incendie médiatique. La crise était de communication, pas de conscience.
V. La longue durée et la loi
On objectera : un ministre, une vidéo. Le dossier répond par la durée et par les textes. En 1953, l'Unité 101 du major Ariel Sharon attaque Qibya : soixante-neuf civils tués, en majorité des femmes et des enfants, écrasés sous des maisons dynamitées. Sharon sera Premier ministre un demi-siècle plus tard.
En 1956, la veille de la guerre de Suez, la police des frontières abat à Kafr Qassem quarante-huit civils - dont vingt-trois enfants - qui ignorent le couvre-feu,. Le tribunal militaire israélien condamne huit officiers ; les peines sont soldées avant 1960. La doctrine de l'"ordre manifestement illégal" naît de ce procès. Elle n'a jamais été appliquée systématiquement.
En 1982, à Sabra et Chatila, des miliciens phalangistes liés à Israël massacrent entre 1300 et 3500 civils en quarante heures, sous le contrôle militaire israélien du périmètre,. La commission Kahan - nommée par Israël, présidée par le président de la Cour suprême - reconnut une "responsabilité indirecte" et exigea la révocation de Sharon. Il ne fut jamais jugé. Il devint Premier ministre. L'impunité n'humilie pas les hommes qui la reçoivent : elle les élève.
Aujourd'hui, la loi de 2026 portée par Ben-Gvir autorise la peine de mort pour des Palestiniens reconnus coupables d'avoir tué des Israéliens - mais non l'inverse. Il y a un mot pour une loi qui crée deux catégories d'humanité devant la mort.
VI. Ce que l'honnêteté intellectuelle oblige à dire
Un réquisitoire qui veut durer ne choisit pas ses pièces : il les affronte toutes. Israël a une presse libre - Haaretz, +972 Magazine - qui publie contre son propre gouvernement. Adalah, dont nous tirons nos témoignages, est une organisation israélienne. En 1982, quatre cent mille Israéliens ont manifesté à Tel-Aviv pour exiger une enquête sur Sabra et Chatila. Ces contre-pouvoirs ont existé.
La thèse n'est donc pas qu'Israël serait identique à lui-même depuis 1948 : ce serait faux. La thèse est plus sévère : les digues intérieures cèdent. La commission Kahan n'aurait pas laissé passer la vidéo d'Ashdod. Le gouvernement de 2026, lui, s'en est indigné par communiqué et passé à autre chose. Qu'un homme jadis condamné pour soutien à un groupe terroriste juif interdit soit aujourd'hui ministre et légifère sur la vie et la mort : voilà l'échelle du recul.
Achille Mbembe a nommé la logique qui traverse cette histoire : la nécropolitique, ce pouvoir souverain de décider qui peut être tué et dans quelles conditions sa mort laisse ou ne laisse pas de trace. Frantz Fanon décrivait le monde colonial comme un monde coupé en deux, où la frontière passe entre des humanités tenues pour inégales. Malek Bennabi, enfin, nommait "colonisabilité" cette disposition qu'une civilisation en déclin laisse se creuser en elle - et qui rend possible sa sujection. Retournée, cette notion désigne aussi l'incapacité du Sud global à construire les coalitions qui imposeraient des conséquences réelles. C'est un défi adressé aux spectateurs autant qu'aux acteurs.
VII. Le verdict
Trois choses précises, car la précision seule engage.
Premièrement : que les fournisseurs d'armes répondent. Un État qui livre quatre-vingt-dix mille tonnes d'armement et oppose six vétos à un cessez-le-feu n'est pas spectateur : il est coaccusé. Les livraisons d'armes pendant une famine officiellement déclarée par ses propres agences ne sont pas de la politique étrangère : elles constituent une complicitation.
Deuxièmement : que la justice internationale aille à son terme sans veto ni chantage. Un ordre international à géométrie variable n'est pas un ordre : c'est un rapport de force déguisé en principe.
Troisièmement : que le Sud global cesse de sous-traiter sa voix. L'Afrique du Sud a montré la voie. C'est dans cette direction que réside la seule réponse structurelle : non l'indignation, mais l'action judiciaire et diplomatique concertée, patiente, irréversible.
VIII. Coda : ce que l'histoire demandera
Il y a, dans l'épreuve de Gaza, quelque chose qui dépasse le conflit régional et interroge l'humanité dans son ensemble. Chaque époque produit ses grandes impunités - ces moments où un crime est commis devant tous, et où chacun choisit de voir ou de ne pas voir. C'est cette frontière, plus que les frontières territoriales, qui sépare les civilisations qui avancent de celles qui déclinent.
La loi morale universelle - celle qu'Ibn Khaldoun appelait la 'asabiyya de l'humanité entière, que Kant formulait comme l'impératif de traiter tout être humain comme une fin et jamais seulement comme un moyen, que la Charte des Nations unies traduit en droit positif - n'admet pas d'exception géographique. Un enfant qui meurt de faim à Gaza parce qu'on a bloqué la nourriture à sa frontière n'est pas une victime de l'Histoire abstraite : c'est le résultat d'une décision humaine, prise par des hommes identifiables, financée par des budgets traçables, couverte par des votes nominatifs. C'est pourquoi ce réquisitoire s'écrit avec des noms et des chiffres : parce que l'abstraction est le premier refuge de l'impunité.
L'histoire jugera, comme elle l'a toujours fait, non pas ceux qui ont eu raison trop tôt, mais ceux qui ont su, et qui se sont tus. La vidéo de Ben-Gvir aura eu cette vertu involontaire : pendant quelques secondes, le rempart a souri à la caméra, et derrière ce sourire on a entrevu l'ordre qui le tient debout - ses budgets, ses vétos, ses silences organisés.
J'accuse, donc, non pas une essence, mais des actes : des détenus humiliés, des enfants morts de faim devant de la nourriture bloquée, une loi qui crée deux catégories d'humanité devant la mort, une guerre poursuivie contre l'avis du monde. J'accuse les mains qui arment et les vétos qui couvrent. Et je le fais avec des noms, des dates et des chiffres - parce que c'est ainsi, et seulement ainsi, qu'un réquisitoire traverse le temps.
Références complètes en notes de bas de page. Cadre théorique : A. Mbembe, "Nécropolitique", Raisons politiques, 2006 ; F. Fanon, Les Damnés de la terre, Maspero, 1961 ; Bennabi, Le Problème des idées dans le monde musulman, 1970 ; Ibn Khaldoun, Al-Muqaddima, XIVe siècle ; Charte des Nations unies (1945), art. 1 et 55.
- Vidéo postée sur le compte X officiel de Ben-Gvir, 20 mai 2026. sources : Al-Jazeera, "Outrage over Israel's Ben-Gvir flotilla abuse video", 21 mai 2026 ; Times of Israel, même date.
- Adalah - The Legal Center for Arab Minority Rights in Israel, communiqué du 21 mai 2026, rapporté par Jerusalem Post ("Adaiah claims flotilla activists abused by Israeli authorities") et Peoples Dispatch ("Flotilla activists deported after days of abuse", 21 mai 2026). Adalah est une organisation israélienne accréditée auprès des instances judiciaires de l'État.
- Déclarations de Saverio Tommasi à l'arrivée à l'aéroport de Fiumicino, rapportées par l'Associated Press, 5 octobre 2025, et reprises par Al-Jazeera ("More Gaza flotilla activists allege mistreatment", 5 octobre 2025) et Euronews.
- Conseil des droits de l'homme de l'ONU, rapport A/HRC/15/21 ("Rapport de la mission internationale indépendante chargée d'enquêter sur l'incident de la flottille"), septembre 2010 : conclusions d'exécutions sommaires. Commission Palmer (Rapport du Secrétaire général de l'ONU, septembre 2011) : blocus qualifié d'"illégal", force employée qualifiée d'"excessive et déraisonnable".
- Tom Fletcher, déclaration officielle du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), 22 août 2025. Précédée de l'analyse IPC (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire) publiée en août 2025, qui classifiait formellement la situation en "famine" selon les trois critères techniques du Statut IPC Phase 5.
- UNICEF, "À Gaza, la famine est imminente", rapport publié août 2025 : 23% des enfants admis en traitement pour malnutrition aiguë sévère en août 2025, contre 12% six mois auparavant. Plus de 500 000 personnes en situation de famine IPC Phase 5, projection de 640 000 pour fin septembre 2025.
- Ministère de la Santé de Gaza, communiqué du 30 août 2025, relayé par l'agence officielle palestinienne WAFA. Chiffres confirmés dans leurs grandes lignes par OCHA : au 13 août, le ministère de la Santé faisait état de 235 décès liés à la malnutrition depuis octobre 2023, dont 106 enfants.
- Statut de Rome de la Cour pénale internationale, art. 8(2)(b)(xxv). En mai 2024, le procureur de la CPI Karim Khan avait demandé des mandats d'arrêt contre le Premier ministre Netanyahou et l'ex-ministre de la Défense Gallant, notamment pour ce chef d'accusation. La CIJ avait été saisie par l'Afrique du Sud dès décembre 2023 (Requête en indication de mesures conservatoires, affaire Application of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide).
- Council on Foreign Relations, "U.S. Aid to Israel in Four Charts", mis à jour octobre 2025. Chiffre de 16 à 18 milliards de dollars d'aide militaire directe depuis le 7 octobre 2023, dont 8,7 Md$ au titre de la loi d'aide supplémentaire d'avril 2024 et 3,8 Md$ annuels au titre du MOU. En mai 2025, le ministère israélien de la Défense évaluait les livraisons à 90 000 tonnes d'armement sur 800 avions-cargos et 140 navires.
- Center for International Policy, déclaration de Matthew Duss, vice-président exécutif, 17 novembre 2025 : "The United States gave Israel nearly $18 billion in weapons aid over the two years of the Gaza war - and Israel repeatedly used those US-subsidized arms to commit grave atrocities in violation of American and international law".
- Sixième veto américain : Conseil de sécurité de l'ONU, séance du 19 septembre 2025, projet de résolution S/2025/... exigeant un cessez-le-feu immédiat et permanent, le retrait israélien et la levée des restrictions humanitaires. 14 voix pour, 1 contre (États-Unis). source : UN News, "US vetoes Security Council resolution demanding permanent ceasefire in Gaza", 19 septembre 2025.
- Benjamin Netanyahou, entretien avec The Economist, janvier 2026. Cité dans War on the Rocks, "Does Guaranteeing Israel's Qualitative Military Edge Still Serve U.S. Interests ?", février 2026.
- Nations unies, résolution du Conseil de sécurité S/RES/101 (1953), condamnant l'attaque de Qibya. 69 civils tués selon les sources israéliennes elles-mêmes (rapport d'enquête militaire interne cité dans Benny Morris, "Israel's Border Wars", Oxford University Press, 1993).
- Tribunal militaire israélien, affaire
- Les faits de Kafr Qassem sont consignés dans le jugement du tribunal militaire israélien de 1957 (affaire Ofer et autres). Bilan officiel : 48 victimes (49 selon les sources arabes qui comptent le fœtus d'une femme enceinte). Condamnation de huit officiers, peines réduites et soldées avant 1960. La doctrine de l'"ordre manifestement illégal" (pkauda mifaheret levina) est issue de ce jugement.
- Commission Kahan, rapport officiel du gouvernement israélien, février 1983.
- Commission Kahan (Kahan Commission of Inquiry), rapport publié le 8 février 1983. Conclusions : "responsabilité indirecte" d'Israël, responsabilité personnelle du ministre de la Défense Ariel Sharon ("non-prévention"). Recommandation de révocation de Sharon. Fourchette de victimes : 700 à 3500 selon les sources (chiffre officiel israélien : environ 700 ; journaliste Amnon Kapeliouk : 3500).
- Human Rights Watch, "A Threshold Crossed : Israeli Authorities and the Crimes of Apartheid and Persecution", 27 avril 2021 : documentation du double régime juridique (droit civil pour les citoyens juifs israéliens, droit militaire pour les Palestiniens sous occupation). La loi sur la peine de mort : Knesset, 2026, signalée notamment par Al-Jazeera, "Outrage over Israel's Ben-Gvir flotilla abuse video", 21 mai 2026.