26/05/2026 ssofidelis.substack.com  3min #315035

La civilisation sioniste en déclin

Par  George Tsakraklides, le 25 mai 2026

Elle s'est hissée au pouvoir en misant sur son propre génocide : un discours de victimisation que le sionisme a exploité maintes et maintes fois pour présenter le peuple juif comme la plus grande victime que la Terre ait jamais portée : des films ont été tournés, des chansons ont été écrites, des larmes ont été versées. Nous avons tous grandi avec ces films, nous avons chanté ces chansons et nous avons versé ces larmes. Des monuments à la mémoire de l'Holocauste ont été érigés à travers le monde, et le sort des Juifs est devenu le conflit le plus rentable de l'histoire. Le jackpot.

À tel point qu'un nouveau pays a été inventé et autorisé à exister. À tel point que les banques, les investisseurs et les  fournisseurs du secteur de la défense du monde entier se sont bousculés pour tirer profit de cette opportunité. Car soudain, le sionisme n'avait plus rien à voir avec la judéité. C'était le colonialisme postcolonialiste blanc réinventé, ressuscité, rebaptisé et remis au goût du jour. Israël s'est ainsi métamorphosé, passant d'un projet national à une  amibe économique, cachée à la vue de tous, devenant la nouvelle incarnation postcolonialiste du privilège suprémaciste blanc - refaisant surface cette fois-ci non pas via l'esclavage, mais le génocide. Car voyez-vous, les Américains et les Européens ont retenu la leçon : on peut asservir une nation, mais tôt ou tard, les colonies se révoltent. Il vaut bien mieux les exterminer. On veut des solutions permanentes pour sécuriser les investissements.

Mais la colonie blanche qu'est Israël en est à un tournant existentiel. Avec les bases américaines au Moyen-Orient pratiquement détruites par l'Iran, ses alliés du Golfe en proie à une angoisse existentielle, et les États-Unis tellement dans le rouge qu'ils ne peuvent se permettre une guerre qui, de toute façon, ne rouvrira pas le détroit d'Ormuz, la peau claire des colonisateurs européens de la Palestine s'est soudainement mise à s'irriter. Il est temps de rentrer... "au pays" ?

Le fait est que, pour chacun d'entre nous, si l'on remonte à une, deux ou trois générations environ, l'histoire de notre famille est marquée par un génocide. Pour moi, c'était il y a cent ans. Mais je ne rêve pas d'envahir la Turquie, de commettre un génocide contre les autochtones et établir une colonie là où vivaient autrefois mes ancêtres. Je ne rêve pas d'exploiter le sort de mon peuple pour commettre des génocides et établir un empire. Je ne vais pas feindre d'agir pour mes ancêtres, alors que je le ferais pour l'argent, le pétrole et d'autres ressources. Israël est une entreprise néocapitaliste cancéreuse au Moyen-Orient, et le sionisme est le système économique qui la soutient. Et mes propos ne sont pas antisémites, ils sont anticapitalistes.

Quoi qu'il arrive ensuite, l'Occident pourrait s'en trouver divisé en deux : ceux, comme l'Espagne, qui ont choisi de se ranger du bon côté de l'histoire, et ceux qui feraient mieux d'aller vivre en Israël, s'ils tiennent tant à le soutenir. La colonie vous attend, allez vous amuser dans les bunkers s'ils vous plaisent tant.

Traduit par  Spirit of Free Speech

The George Tsakraklides View

Zionist Civilisation Is in Retreat

It rose to power on the back of its own genocide: a narrative of victimhood that Zionism exploited over and over to portray the Jewish people as the biggest victim that had ever existed on Earth: movies were shot. Songs were sung. Tears were shed. We all grew up with the movies, we sang the songs, and we shed the tears. Holocaust monuments were built ac...

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