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Frappe israélienne dans la bande de Gaza
Israël affirme avoir éliminé Mohammed Odeh, présenté comme un haut responsable militaire du Hamas à Gaza. Les attaques israéliennes contre Gaza se poursuivent malgré le cessez-le-feu théorique d'octobre 2025. Les déclarations israéliennes évoquent aussi un projet controversé de recomposition démographique de l'enclave.
Israël a annoncé le 27 mai la mort de Mohammed Odeh, présenté comme le nouveau chef de la branche armée du Hamas, tué la veille lors d'une frappe dans le nord de la bande de Gaza. Cette attaque intervient malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis octobre 2025, dans un contexte de violences persistantes et de tensions militaires continues dans l'enclave palestinienne.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé sur les réseaux sociaux que le "commandant de la branche militaire du Hamas à Gaza" avait été "éliminé", confirmant une attaque menée conjointement par l'armée israélienne et le Shin Bet. Selon ces autorités, Mohammed Odeh aurait succédé à Ezzedine al-Haddad, tué en mai lors d'une précédente frappe. Le Hamas n'a pas confirmé ces informations ni réagi officiellement.
Israël ne cache pas ses ambitions
D'après les services israéliens, Mohammed Odeh occupait un rôle central dans les Brigades Ezzedine al-Qassam, notamment dans les services de renseignement militaire. Son élimination s'inscrit dans une stratégie annoncée de ciblage systématique des responsables du mouvement impliqués dans l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui avait fait plus de 1 200 morts.
Dans ses déclarations, Israël Katz a réaffirmé la volonté d'Israël de poursuivre les opérations jusqu'à la disparition complète de la direction militaire du Hamas. Il a également évoqué la mise en œuvre future d'un projet controversé de "migration volontaire" des habitants de Gaza vers des pays tiers, une proposition déjà soutenue par des figures politiques israéliennes d'extrême droite et critiquée à l'international.
Ces annonces s'inscrivent dans un contexte humanitaire et politique extrêmement tendu. Selon les autorités palestiniennes, la campagne militaire israélienne à Gaza aurait causé plus de 72 000 morts depuis le début du conflit. Plusieurs organisations internationales alertent également sur des déplacements massifs de population, une forte restriction de l'aide humanitaire et un contrôle israélien de larges portions du territoire.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a dénoncé des mesures qui viseraient à modifier durablement la démographie de Gaza. Malgré le cessez-le-feu annoncé en octobre 2025, des frappes sporadiques continuent de faire des victimes, alimentant les accusations de violation répétée de la trêve.