Par les 4 étudiantes kidnappées cette semaine à Birzeit par Israël, figure Natalie Abu Diya, ancienne joueuse de l'équipe nationale féminine palestinienne
Elle rejoint ainsi les 89 Palestiniennes détenues actuellement par Israël. Parmi elles, des mineures, des femmes enceintes et des femmes atteintes de cancer, la plupart étant incarcérées à la prison de Damon, précise la Société des prisonniers palestiniens (PPS).
Les détenues sont soumises à des conditions de détention inhumaines : famine, négligence médicale, isolement cellulaire, fouilles dégradantes et surpopulation extrême qui contraint certaines à dormir à même le sol. L'organisation a également signalé que plus de 760 femmes palestiniennes ont été arrêtées en moins de 3 ans.
"J'ai perdu connaissance après les détonations. J'ai besoin d'aller à l'hôpital", raconte Dana, une détenue palestinienne enceinte. Elle a décrit des cellules surpeuplées, une nourriture rarissime, des négligences médicales et des raids nocturnes répétés menés par les forces pénitentiaires israéliennes.
Dana explique avoir maigri pendant sa grossesse car la nourriture fournie est à peine comestible à la prison de Damon.
Les autorités pénitentiaires lui ont refusé des soins médicaux appropriés, des examens fœtaux, et ont ignoré ses besoins de santé, malgré sa grossesse à risque suite à une opération de l'estomac.
Elle décrit également des raids nocturnes violents, au cours desquels des grenades assourdissantes l'ont fait perdre connaissance. Les autorités pénitentiaires auraient refusé de la transférer pour la faire soigner et auraient tenté de la réveiller en lui jetant des seaux d'eau.

