
Par Strategic Culture Foundation, le 5 juin 2026
Le massacre de Starobelsk, il y a trois semaines, n'est qu'un énième exemple illustrant le rôle flagrant joué par la BBC et les médias occidentaux de propagande au service d'une désinformation pour attiser et alimenter le conflit.
Il faut être particulièrement imbu de soi-même pour être correspondant depuis plus de 20 ans dans un pays - sans jamais publier le moindre article positif sur son pays d'accueil. C'est le cas de Steve Rosenberg, le soi-disant rédacteur en chef pour la Russie de la BBC, chaîne publique britannique, basé à Moscou. Rosenberg ne couvre pas la Russie avec le minimum de professionnalisme qui sied à un honnête journaliste.
Sa mission consiste à dénigrer et dénigrer sans cesse. Sans discontinuer. Au cours de toutes ces années d'activité en Russie, on peine à trouver dans son portfolio quoi que ce soit susceptible d'informer les lecteurs des réalisations ou des développements positifs dans la culture, la vie politique et l'économie russes. La mission de Rosenberg est, semble-t-il, de râler en permanence et dépeindre la Russie sous la pire des lumières. Cette semaine, la BBC a diffusé un grand reportage de "Steve" à l'occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF). Cet événement annuel est devenu le rendez-vous incontournable du monde des affaires depuis sa création en 1997. Cette année, des délégués de plus de 130 pays, y compris occidentaux, ont participé à ce sommet de trois jours. Cependant, notre fier journaliste de la BBC n'a pas manqué de tenter de dénigrer la Russie et son président, Vladimir Poutine. Rosenberg a prétendu que la Russie risquait l'isolement sur la scène internationale en raison du conflit ukrainien, alors même que 130 pays ont été représentés au SPIEF. Il a ajouté que Poutine ne manifestait
"aucun remords quant à sa décision d'attaquer le voisin de la Russie [l'Ukraine] - et n'avait aucune intention de mettre fin aux hostilités".
Il s'agit là d'une inversion flagrante de la réalité. Le président Poutine a appelé à plusieurs reprises à une résolution diplomatique. Le régime ukrainien et ses soutiens européens, dont la Grande-Bretagne, par contre, ont systématiquement bloqué toute forme de diplomatie et ont financé le régime ukrainien pour qu'il se batte et sacrifie "jusqu'au dernier Ukrainien".
Comme toujours, l'"article" de Rosenberg ne mentionne pas le contexte historique des causes du conflit en Ukraine, ni comment il a éclaté après des années d'ingérence occidentale, notamment l'instigation du coup d'État à Kiev en 2014 et l'armement d'un régime néonazi pour qu'il s'en prenne au peuple russe. Voilà le contexte crucial, que la BBC et autres médias occidentaux passent toujours sous silence, et qui explique pourquoi la Russie a envahi l'Ukraine en février 2022, en réponse aux agressions de l'OTAN.
L'article de Rosenberg se résume à une diatribe dépourvue de tout renseignement factuel. Il a prétendu que l'économie russe "stagne" à cause d'une "guerre d'usure".
Des propos bien audacieux de la part de la BBC, alors que l'économie britannique est l'une des plus vulnérables d'Europe, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques. Et, contrairement à la Russie, la Grande-Bretagne ne mène pas de guerre par procuration contre une alliance militaire de 32 pays (l'OTAN), qui a versé jusqu'à 400 milliards de dollars d'aide militaire au régime de Kiev au cours des quatre dernières années.
La dette extérieure de la Grande-Bretagne s'élève à plus de 11 000 milliards de dollars, soit près de 300 % de son PIB, contre une dette russe de seulement 300 milliards de dollars, soit 10 % du PIB.
L'économie russe a ralenti cette année, mais la Fédération de Russie est autosuffisante et indépendante des capitaux internationaux, contrairement à l'économie britannique, qui croule sous les dettes. La Russie jouit d'une indépendance économique souveraine, tandis que la Grande-Bretagne est asservie par la dette, et sa population est sacrifiée pour contenter les capitaux internationaux.
Selon les dires de la BBC, la Russie aurait tout simplement déclenché une guerre contre l'Ukraine et nourrirait des plans expansionnistes hostiles visant à attaquer le reste de l'Europe, car, voyez-vous, la Russie est un État revanchard diabolique ! Et Poutine est la réincarnation d'Hitler, ou de Staline.
En d'autres termes, la BBC se livre à une propagande effrénée pour justifier le bellicisme de l'OTAN contre la Russie, et son soutien à un régime fantoche véreux à Kiev.
Rosenberg n'est qu'un porte-parole de propagande de guerre, rien de plus, qui arbore le titre ronflant de "rédacteur en chef pour la Russie" à la BBC.
Lorsque le régime de Kiev soutenu par l'OTAN a assassiné 21 étudiants russes dans une résidence universitaire à Starobelsk, dans la région de Lougansk, le 22 mai, la BBC a refusé l'invitation du gouvernement russe de se rendre sur les lieux pour constater les dégâts et enquêter sur les circonstances de ce crime de guerre.
Rosenberg a sans doute trouvé une excuse bidon pour éviter d'être témoin de la scène de ce massacre perpétré par le régime de l'OTAN. Lui et la BBC ont par la suite rapporté de manière succincte et cynique des "allégations russes non vérifiées", tout en mettant en avant les mensonges écœurants de l'Ukraine selon lesquels ses soldats visaient un site militaire russe à Starobelsk.
Rosenberg n'a même pas daigné se rendre à Starobelsk ni d'y envoyer un jeune reporter de la BBC. Par contre, il était tout à fait disposé à se pavaner au forum économique de Saint-Pétersbourg cette semaine, où il a pu diffuser des articles dénigrants sur l'économie russe et poser ses questions chicanières habituelles aux dirigeants politiques et économiques russes.
Cette arrogance effrontée s'illustre parfaitement en inversant le scénario. Imaginez un journaliste russe basé à Londres qui dénigre systématiquement et injustement le gouvernement britannique, sa société et ses décisions politiques. Pouvez-vous concevoir que ce journaliste malhonnête assiste à des conférences de presse et s'arroge le droit de poser sans cesse des questions péjoratives aux dirigeants britanniques ? Inutile même d'imaginer ce scénario. Les médias russes RT et Sputnik ont été bannis de Grande-Bretagne par le gouvernement britannique sous le prétexte fallacieux qu'ils seraient des "propagandistes du Kremlin".
On se demande bien pourquoi la Russie devrait faire des concessions à la BBC et à ses scribouillards comme Steve Rosenberg, dont le métier consiste à diffuser de la propagande mensongère.
Nous avons vu comment le tristement célèbre massacre de Bucha, une opération sous faux drapeau menée en avril 2022 (par le régime de Kiev, sans doute avec la complicité des services secrets britanniques MI6), a été exploité par le gouvernement britannique et ses médias pour saboter un accord de paix potentiel dès les premières semaines du conflit. L'intervention délibérée de Londres a donc prolongé le conflit de quatre années supplémentaires, faisant des millions de victimes.
Les Britanniques fournissent au régime de Kiev des missiles de croisière, des drones et des renseignements ciblés pour tuer des civils russes, puis des personnes comme Rosenberg vantent les mérites du régime de Kiev pour avoir "porté la guerre en Russie".
Le massacre de Starobelsk il y a trois semaines est l'un des nombreux exemples de la manière dont la BBC et les médias occidentaux servent de relais de propagande flagrants pour déformer et prolonger le conflit. Si Rosenberg avait réellement fait son travail et rapporté ce crime terroriste commis par le régime de l'OTAN, le soutien occidental au régime aurait été remis en cause et des négociations auraient été imposées pour mettre fin au conflit.
L'effronterie de la BBC en particulier s'apparente à celle d'un rat sermonnant un ours. Les autorités russes devraient envisager une riposte appropriée à ces outrages arrogants à leur bonne volonté. On pourrait suggérer que M. Rosenberg soit prié de faire ses valises et rentre en Angleterre, où il pourrait peut-être se faire un nom en tant que journaliste digne de ce nom, en rendant compte de l'état de délabrement de la société britannique. Ou bien, puisqu'il aime jouer du piano en amateur pendant ses loisirs, il pourrait décrocher un boulot dans le bordel du coin pour tapoter des airs bas de gamme et sans saveur.
Traduit par Spirit of Free Speech