10/06/2026 francais.rt.com  3min #316667

 La Coupe du monde la plus raciste de l'histoire

Coupe du monde 2026 : l'Onu critique la politique migratoire américaine

Source: Gettyimages.ru

Le drapeau de l'ONU au siège des Nations unies à New York, le 22 septembre 2025

Visas refusés, contrôles renforcés, délégations sous pression : à la veille de la Coupe du monde 2026, la politique migratoire américaine suscite de vives tensions. L'ONU appelle Washington à revoir ses pratiques, alors que les participants au tournoi ont rencontré des difficultés pour entrer aux États-Unis malgré des documents valides.

À quelques heures du début de la compétition, le sujet ne relève plus seulement du football. Volker Türk, haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a appelé les États-Unis à revoir "en profondeur" l'application de leur politique migratoire dans le cadre du Mondial 2026.

Lors d'une conférence de presse à Genève, il a estimé que ces mesures pouvaient affecter "les droits humains et la dignité humaine". Le responsable onusien a appelé à repenser les politiques qui "semblent prévaloir actuellement, en particulier aux États-Unis".

Organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde s'ouvre donc dans un climat tendu. Volker Türk a notamment évoqué les questions du "profilage racial", de la surveillance et de l'application des règles migratoires. Il a rappelé que les grands événements sportifs doivent garantir un environnement digne et sûr aux équipes, aux supporters et à l'ensemble de la société.

Plusieurs incidents aux frontières américaines

Le cas le plus médiatisé reste celui de l'arbitre somalien Omar Artan. Refoulé à son arrivée à Miami, il a ensuite été écarté par la FIFA. La Somalie a défendu "l'intégrité" de son arbitre et affirmé qu'il disposait d'un visa en règle. Le département d'État américain a, de son côté, affirmé qu'il était "lié à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes".

D'autres délégations ont aussi été touchées. L'attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu près de sept heures à l'aéroport de Chicago. Le photographe officiel de la sélection irakienne, Talal Salah, s'est vu refuser l'entrée sur le territoire malgré un visa valide.

Le cas iranien souligne également l'ampleur des tensions. Les joueurs et l'encadrement ont finalement obtenu leurs visas pour les États-Unis, où ils doivent disputer leurs premiers matchs. Mais plusieurs accompagnants, dont le président de la fédération Mehdi Taj, n'ont pas reçu d'autorisation d'entrée. La fédération iranienne accuse les États-Unis d'avoir retiré le quota de billets destiné à ses supporters.

Une FIFA limitée face aux décisions américaines

Face à ces incidents, la FIFA reste en retrait. L'instance a indiqué à l'AFP qu'elle "n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte, y compris dans l'octroi des visas". Une position qui souligne les limites de son rôle face aux décisions prises par les autorités américaines.

L'appel de l'ONU place désormais Washington sous pression au moment où s'ouvre le tournoi. Les incidents rapportés ces derniers jours montrent qu'une Coupe du monde censée rassembler les peuples débute sous le signe des restrictions, des refus d'entrée et d'un traitement contesté de plusieurs délégations étrangères.

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