
Andrea Marcigliano
Source: electomagazine.it
Belfast est en flammes. Protestants et catholiques, laissant de côté, pour un instant, les vieilles rancœurs et les vengeances, sont descendus dans la rue. Et ils mettent à feu et à sang tout l'Ulster.
Un immigré, qui serait soudanais, poignarde un passant. Et tente ensuite de le décapiter. Mais il est en Irlande, et là-bas, on n'est pas habitué à subir sans réagir. Des décennies de guerre civile ont forgé les hommes. Et l'intervention d'un riverain l'arrête.
Ensuite, explose la fureur populaire. Contre les immigrés, pour une fois. Et Starmer, depuis Londres, déplore la situation. Il envoie des troupes. Défend un modèle multiculturel qui se révèle pour ce qu'il est: un échec total.
Et c'est justement là que réside la leçon de l'Irlande du Nord.
La démonstration, dramatique, que l'utopie de la société multiethnique promue par certains modèles progressistes n'est qu'une illusion.
Pire encore : c'est l'antichambre de la tragédie qui s'apprête à nous submerger.
Bien sûr, les Irlandais sont des Européens à part. Forgés par des décennies de guerre civile, ils ne sont pas habitués à subir sans réagir.
À détourner les yeux, indifférents ou effrayés, pour ne pas voir ce qui se passe dans leurs villes.
Ou plutôt, dans nos villes. Car ce qui s'est passé à Belfast n'est qu'un épisode rendu visible par la réaction populaire.

Mais des situations similaires se voient, et se vivent désormais, dans toute l'Europe occidentale.
Une Europe qui a été soumise à une immigration sauvage. Qui n'a servi que certains cercles économiques auto-référentiels, pour leurs propres intérêts. Indifférents aux dégâts dévastateurs qu'ils causaient, et causent encore, à nos pays.
Et cela, sans apporter, par ailleurs, aucun avantage à l'Afrique. Bien au contraire, en lui retirant ses forces vives, incapables de s'intégrer et donc plus facilement exploitables. Et en abandonnant la masse des Africains dans une misère indescriptible. Les condamnant, littéralement, à mourir de faim.
À nous, on raconte le conte de l'intégration multiraciale. D'un monde d'égaux, plus beau et plus juste.
En réalité, ils exploitent simplement des ressources qui seraient nécessaires dans leurs pays d'origine, et les exploitent sans aucune perspective de rédemption future.
C'est à nous, pourtant, qu'on en fait payer le prix. À nous, simples Européens, qui sommes progressivement marginalisés, remplacés. Réduits à l'état de "réserves" pour espèces en voie de disparition.
Certes, la réaction de Belfast est une fureur aveugle. Et elle ne fait de cadeau à personne.
Et il est tout aussi certain que beaucoup d'immigrés viennent en Europe pour chercher du travail, pas pour commettre des délits.
Toutefois, le problème est d'ordre plus général.
Nous subissons un processus de substitution ethnique pour les intérêts de quelques cercles économiques.
Et cela n'a, ni ne pourra jamais avoir, de justification idéologique.
Belfast n'est qu'un signal. Fort, parce que fort est l'esprit combatif des Nord-Irlandais.
Mais toute l'Europe occidentale est désormais soumise à une pression indicible.
Et elle pourrait facilement exploser d'un moment à l'autre.
Tragique, certes. Mais la catharsis régénératrice passe toujours par la tragédie. Malheureusement, c'est le sang qui purifie, pas les bavardages.