17/06/2026 french.presstv.ir  2min #317343

La Banque de France revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2026 en raison du ralentissement économique et de la hausse des prix de l'énergie

La Banque de France a fortement revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, tablant désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,5 %, contre 0,9 % précédemment, en raison notamment du ralentissement de l'activité économique et de la hausse des prix de l'énergie.

Dans ses nouvelles projections publiées mardi, l'institution estime que l'économie française a marqué le pas après une contraction inattendue de 0,1 % au premier trimestre et prévoit une croissance nulle au deuxième trimestre.

"Le mois de mai n'a pas été un bon mois pour l'économie française", a déclaré le chef économiste de la Banque de France, Xavier Debrun, soulignant un ralentissement marqué de l'activité industrielle et l'impact plus important que prévu du renchérissement des prix de l'énergie depuis le début du conflit en Asie de l'Ouest.

 L'activité du secteur privé français s'est nettement contractée en mai, enregistrant son plus fort recul depuis cinq ans et demi.

Selon la Banque de France, la consommation des ménages devrait rester atone en 2026, avec une hausse limitée à 0,2 %, tandis que le commerce extérieur constituerait le principal moteur de la croissance.

L'institution a également relevé sa prévision d'inflation à 2,5 % en moyenne sur l'année, soit 0,8 point de plus que son estimation de mars. Cette hausse serait alimentée par l'augmentation des prix de l'énergie, du transport aérien et des produits alimentaires.

Dans ce contexte, le pouvoir d'achat des ménages devrait reculer de 0,4 % en 2026, les salaires progressant moins rapidement que les prix. Le taux de chômage est quant à lui attendu à 8,2 %.

La Banque de France prévoit toutefois un rebond de l'activité à partir de 2027, avec une croissance de 0,9 %, soutenue par une reprise de la consommation et de l'investissement.

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L'institution avertit par ailleurs qu'en l'absence de mesures budgétaires supplémentaires, le déficit public atteindrait 5,2 % du PIB en 2026, au-dessus de l'objectif de 5 % fixé par le gouvernement, tandis que la dette publique pourrait grimper à 122 % du PIB en 2028.

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