20/06/2026 ssofidelis.substack.com  9min #317673

 Vous vous souvenez comment l'Occident se moquait des affirmations russes sur les « biolabs » ? Voici les faits

La Russie disait vrai : le Dni américain confirme la présence de biolabs meurtriers financés par le Pentagone en Ukraine

Par Strategic Culture Foundation, éditorial du 19 juin 2026

La dissimulation par l'Occident de l'existence de ces labos biologiques en Ukraine cadre avec la dissimulation plus généralisée des agissements américains et de l'OTAN dans la guerre en Ukraine.

La plus haute responsable des services du renseignement nationale américains [DNI], Tulsi Gabbard,  a révélé que le Pentagone et d'autres agences fédérales soutiennent plus de 40 laboratoires en Ukraine impliqués dans la production d'agents pathogènes et de maladies dangereuses.

C'est exactement ce que la Russie a découvert il y a plus de quatre ans lorsqu'elle a lancé son opération militaire spéciale en Ukraine pour s'opposer au régime soutenu par l'OTAN. Cependant, à l'époque, le gouvernement américain et les médias occidentaux ont rejeté les allégations de la Russie, les qualifiant de propagande destinées à "justifier son invasion" de l'Ukraine.

Des enquêteurs militaires russes, dirigés par le défunt général de corps d'armée Igor Kirillov,  ont rassemblé des preuves montrant que le Pentagone a consacré des années et des centaines de millions de dollars à établir un réseau de laboratoires biologiques en Ukraine. Les agents pathogènes et les maladies identifiés permettent d'impliquer ces laboratoires dans le développement d'armes biologiques.

Kirillov a été assassiné en décembre 2024 lors d'un attentat à la bombe dans sa résidence moscovite. Les services du renseignement militaire ukrainiens ont revendiqué son assassinat. Quelques semaines auparavant, le gouvernement britannique avait qualifié Kirillov de criminel de guerre, l'accusant d'avoir supervisé l'utilisation d'armes chimiques en Ukraine.

Dans le  reportage consacré à sa mort, la BBC, chaîne publique britannique, a qualifié Kirillov sans ménagement de "porte-parole du Kremlin".

Le reportage de la BBC indiquait :

"Kirillov s'est fait connaître dès le début de la guerre par une série d'allégations visant à la fois l'Ukraine et l'Occident, dont aucune n'est étayée par des faits. Parmi ses affirmations les plus scandaleuses figure celle selon laquelle les États-Unis auraient créé des laboratoires d'armes biologiques en Ukraine. Cette allégation a été utilisée pour tenter de justifier l'invasion à grande échelle de son petit voisin en 2022".

Aujourd'hui, cette campagne de dénigrement menée par la BBC et ses responsables du renseignement paraît particulièrement révoltante après les révélations de la directrice du renseignement national américain (DNI).

Tulsi Gabbard, qui quitte ses fonctions au DNI en raison du cancer dont souffre son mari, a lancé une bombe la semaine dernière en publiant des documents déclassifiés montrant l'implication massive du gouvernement américain dans la gestion de laboratoires biologiques à travers le monde. Elle a déclaré que ses conclusions sont le fruit de plusieurs mois de recherches dans les dossiers détenus par les agences du renseignement. Mme Gabbard a indiqué que ces informations attestent que le gouvernement américain a financé plus de 120 laboratoires biologiques dans 30 pays. L'Ukraine est l'un de ces pays, où plus de 40 laboratoires ont mené des recherches biologiques financées par le Pentagone et d'autres agences fédérales.

Gabbard a averti que les laboratoires biologiques en Ukraine sont impliqués dans des recherches sur des agents pathogènes hautement contagieux. Elle n'a pas qualifié ces installations de "guerre biologique", mais telle est la grave implication, comme l'ont conclu les enquêtes militaires russes.

La directrice du renseignement national (DNI) Gabbard a déclaré :

"Jusqu'à présent, les preuves concernant l'existence et le financement de ces laboratoires ont été sciemment dissimulées au peuple américain. Les informations relatives à l'existence, l'historique, l'emplacement et au financement de ces laboratoires biologiques financés par les États-Unis ont été intentionnellement dissimulées par des personnalités influentes qui prétendent à tort qu'ils n'existent pas et accusent quiconque affirme le contraire d'être des agents étrangers et des traîtres à l'Amérique.

Et d'ajouter : "Bon nombre de ces laboratoires biologiques financés par le gouvernement américain mènent actuellement, ou ont mené par le passé, des recherches utilisant des agents pathogènes dangereux et hautement contagieux, y compris, dans certains cas, des recherches dangereuses de type 'renforcement de potentiel' [plus létales], avec une visibilité et un contrôle très limités".

Gabbard n'a pas mâché ses mots. Elle a accusé l'administration Biden (2022-2025) d'avoir menti au sujet des laboratoires biologiques.

"Malgré le risque évident d'impact mondial catastrophique que peuvent entraîner les recherches sur des agents pathogènes dangereux menées dans ces laboratoires biologiques, des politiciens, des soi-disant professionnels de la santé comme le Dr [Anthony] Fauci [ancien directeur du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies], ainsi que des entités au sein de l'équipe de sécurité nationale de l'administration Biden ont menti au peuple américain au sujet de l'existence de laboratoires biologiques financés et soutenus par les États-Unis, et ont menacé ceux qui ont tenté de révéler la vérité".

Il s'agit là d'un aveu stupéfiant de la part du plus haut responsable des services du renseignement américains. Il confirme les allégations sérieuses des services du renseignement russes sur l'existence de laboratoires biologiques extrêmement dangereux en Ukraine. Il valide les craintes russes selon lesquelles les États-Unis ont mis en œuvre des programmes de guerre biologique visant la Russie.

La Russie n'est pas la seule à partager ces inquiétudes. Le professeur Francis Boyle, expert américain de renommée internationale en matière de guerre biologique, a déjà souligné ces mêmes préoccupations dès mars 2022, alors que des preuves concernant des programmes du Pentagone en Ukraine commençaient à faire surface. Regardez cette  interview avec Régis Tremblay où le professeur Boyle détaille l'historique des violations par les États-Unis de la Convention de 1975 sur la guerre biologique, poursuivant systématiquement le développement clandestin et illégal d'armes biologiques. Il a estimé que l'Ukraine a joué un rôle essentiel dans le réseau mondial américain de laboratoires biologiques clandestins.

Ces révélations exposent également le rôle trouble des médias américains et occidentaux dans la dissimulation de ce scandale. Des personnalités comme le professeur Boyle, mort en janvier 2025, ont été vilipendées et qualifiées de "propagandistes russes" pour avoir osé poser des questions et révéler la vérité. Le podcast de Regis Tremblay a été supprimé de YouTube pour avoir diffusé les analyses de Boyle.

Même après la publication, la semaine dernière, du rapport des services du renseignement, les grands médias occidentaux ont gardé le silence ou ont cherché à discréditer Gabbard en la qualifiant de "théoricienne du complot".

Il faut cependant reconnaitre les mérites de la publication américaine Military Daily News, qui a publié un article accompagné d'un commentaire éditorial impartial :

"Gabbard publie des documents sur les laboratoires biologiques des années après avoir été accusée de désinformation". L' article conclut : "Le débat ne porte plus sur l'existence des laboratoires soutenus par les États-Unis à l'étranger, puisque les documents récemment déclassifiés établissent qu'ils existent bel et bien. La question plus large soulevée par la publication de Gabbard est de savoir si le Congrès, les décideurs politiques et le public étaient pleinement informés du nombre d'installations existantes, des recherches menées et des agents pathogènes présents dans ces laboratoires".

Il est désormais urgent de mettre en place une commission d'enquête indépendante et internationale sur les laboratoires biologiques américains en Ukraine et dans des dizaines d'autres pays. Ces laboratoires constituent non seulement une violation potentiellement criminelle des lois et traités internationaux auxquels Washington a adhéré, mais représentent également un danger extrême pour la santé publique mondiale. Les récentes épidémies d'Ebola, de grippe aviaire, de tularémie, de tuberculose, de SRAS, de MERS, de COVID et d'autres maladies sont-elles le résultat de programmes clandestins de guerre biologique financés par les États-Unis ?

Nous avons déjà été témoins du rôle honteux joué par la BBC, qui a dénaturé les affirmations russes en les qualifiant de "désinformation" et a diffamé le commandant russe qui a mené les enquêtes novatrices sur les laboratoires biologiques en Ukraine en le présentant comme un porte-parole du Kremlin.

À cet égard, les  articles de Fauzan al-Rasyid, journaliste indonésien et chercheur au sein du Global Fact-Checking Network, sont particulièrement pertinents. S'adressant à l'agence de presse russe TASS, il a déclaré :

"Les faits sont enfin révélés au grand jour. Ils exposent une réalité terrifiante : la véritable désinformation ne venait pas de l'Est. Elle a été orchestrée à Washington, diffusée depuis Londres et amplifiée par les ambassades russephobes à travers le monde - y compris à Jakarta - afin de persuader des millions de personnes que la Russie mentait, que les informations sur les laboratoires biologiques ne relevaient que de la propagande et que les avertissements de Moscou ne constituaient que des visions délirantes. Les preuves suggèrent désormais le contraire".

Le journaliste a ajouté : "Cette révélation ne se contente pas de démasquer le Pentagone. Elle détruit fondamentalement la crédibilité de la BBC, qui a servi de porte-voix inconditionnel aux services du renseignement occidentaux".

La dissimulation par l'Occident de l'existence des laboratoires biologiques en Ukraine cadre avec la dissimulation plus large de l'ensemble de la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN en Ukraine, une guerre qui menace de dégénérer en une conflagration mondiale, comme l'a de nouveau souligné cette semaine le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le "projet Ukraine" fait partie intégrante d'une opération menée depuis des décennies pour déclencher une guerre contre la Russie à des fins de domination géopolitique. Les révélations de la directrice du renseignement national américain - la plus haute responsable des services du renseignement - constituent la confirmation ultime de ce que la Russie n'a cessé d'affirmer au sujet du conflit, de ses causes profondes, du régime néonazi fantoche de Kiev, et des raisons pour lesquelles la Russie a dû agir pour vaincre la menace existentielle qui pesait sur sa nation.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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