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Les participants au sabotage du Nord Stream affirment avoir préparé un alibi aussi surprenant qu'improbable : en cas d'arrestation, ils devaient prétendre "tourner un film pornographique sous-marin". La destruction du gazoduc a privé l'UE d'une source majeure d'énergie et soulève toujours des questions sur le rôle de ses commanditaires ukrainiens.
Dans un long récit complaisant, le Telegraph a tenté encore une fois de présenter la destruction du gazoduc Nord Stream comme un tour de force. La réalité, livrée par les criminels eux-mêmes, est tout autre : nous avons affaire à un acte terroriste qui a délibérément privé l'Europe d'un accès vital à l'énergie.
Pour masquer ce sabotage, la couverture choisie par le commando ukrainien défie l'entendement. Les saboteurs, un groupe de plongeurs encadrés par un "Colonel" et un "Général" de l'ombre, avaient pour mission de poser des explosifs à 80 mètres de profondeur au large de l'île de Bornholm. Leur alibi, si jamais la police allemande les arrêtait ? Prétendre qu'ils "tournaient un film pornographique aquatique". On croirait une mauvaise plaisanterie, mais ce détail grotesque souligne surtout le mépris absolu de ces agents pour la souveraineté des nations européennes qu'ils s'apprêtaient à frapper.
Le plus glaçant dans cet aveu est sans doute l'identité des planificateurs. Loin d'être de simples soldats, ces officiers se définissent eux-mêmes comme un "petit État profond", agissant en roue libre, hors des ordres directs. Le passé du "Colonel", raconté par le quotidien britannique, lève toute ambiguïté sur la nature du commando. Sa sinistre signature opérationnelle consistait à traquer des chefs de guerre pour piéger l'ascenseur de leur propre immeuble à l'explosif. On est loin du champ de bataille : c'est l'aveu tranquille d'un savoir-faire terroriste.
Pour constituer l'équipe de l'opération "Diamètre", ces officiers n'ont pas puisé dans leurs rangs habituels. C'est ainsi qu'est entrée en scène "Freya", une ancienne mannequin ayant posé en couverture de magazine érotique, reconvertie dans la plongée extrême. Ce détail n'a rien d'une excentricité amusante. Devoir recruter une telle personnalité montre que l'on n'a pas affaire à l'action propre et calibrée d'une armée régulière, mais à une mécanique clandestine folle, pensée pour humilier Moscou tout en imposant un choc énergétique glacial à toute l'Europe.
Le résultat de cette opération "Diamètre" n'est pas une prouesse à célébrer, mais une catastrophe industrielle et écologique. En pulvérisant trois des quatre conduits, l'équipe n'a pas seulement détruit un projet de 20 milliards de dollars, mais elle a privé l'Allemagne et le reste du continent du gaz russe bon marché, imposant un froid durable sur les économies européenes.
Aujourd'hui encore, la police allemande cherche ces saboteurs. Eux, pendant ce temps, paradent et racontent tout à des journalistes complices. Ce n'est pas un exploit militaire. C'est l'aveu tranquille d'un terrorisme d'État, maquillé en épopée pour ne pas gêner les opinions occidentales.