
© Brian Inganga Source: AP
Un manifestant arrêté par la police anti-émeute lors d'une manifestation contre le projet de centre de quarantaine pour Ebola que les États-Unis prévoient d'établir sur la base aérienne de Laikipia à Nanyuki, au Kenya, le 9 juin 2026.
Le gouvernement kényan a ordonné le 23 juin l'arrêt immédiat des travaux de construction d'un centre de quarantaine destiné à accueillir des ressortissants américains exposés au virus Ebola en RDC, après une décision de justice reprochant au ministère de la Santé de ne pas avoir respecté une précédente suspension du projet.
Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a annoncé, le 23 juin, avoir ordonné l'arrêt immédiat des travaux de construction d'un centre de quarantaine contre Ebola soutenu par les États-Unis, alors qu'il comparaissait devant un tribunal qui l'avait reconnu coupable d'outrage à la justice pour ne pas avoir respecté une décision de suspension du projet.
Le centre, constitué de structures sous tentes et situé sur une base aérienne près de la ville de Nanyuki, dans le centre du Kenya, est destiné à accueillir des ressortissants américains ayant été exposés au virus Ebola dans le cadre de l'épidémie en cours en République démocratique du Congo, qui a déjà enregistré plus de 1 000 cas.
Le projet suscite une vive opposition dans la région et a donné lieu à des manifestations meurtrières. Pourtant, des images satellitaires du 22 juin examinées par Reuters montrent que les travaux avaient progressé au cours du mois, avec l'installation de nouvelles tentes, l'extension des zones aménagées et l'apparition de structures ressemblant à des conteneurs.
Dans sa décision, la juge Patricia Nyaundi Mande a averti Aden Duale contre toute nouvelle désobéissance aux décisions de justice, tout en le dispensant de sanction.
Selon des données de suivi aérien ainsi que des sources diplomatiques et américaines, des avions transportant du matériel médical et du personnel spécialisé ont continué à atterrir sur la base aérienne, malgré les ordonnances de suspension.
La semaine dernière, un responsable américain avait indiqué à Reuters que les livraisons destinées au centre se poursuivaient et que le personnel était déjà en cours de formation sur le site.